dimanche 17 novembre 2019

Souvenirs de lecture québécoise

Coucou! Le temps ayant été utilisé pour autre chose, j'ai décidé de ne pas rédiger d'articles individuels pour les titres suivants, mais je tenais tout de même à vous en glisser un mot! Ces lectures ont été faites au cours de l'année et voici donc mes souvenirs sur celles-ci.

Pour Au 5e de MP Boisvert, c'était un peu déstabilisant au début puisque c'est une construction roman/près du théâtre, donc, la construction est non conformiste, ce qui va avec les personnages et j'avais apprécié cette histoire.

Pour Chroniques birmanes de Guy Delisle, je crois que j'avais moins apprécié que Chroniques de Jérusalem, même si je me souviens que j'aimais bien découvrir ce coin et les réflexions que l'auteur glissait en comparaison avec notre société occidentale.

Pour Ma belle blessure de Martin Clavet, j'avais repéré à cause de la couverture. Et je n'ai aucunement regretté ma lecture où le style est très direct et vient nous bouleverser encore plus sur les conséquences de l'intimidation. Je l'avais emprunté numériquement et noté des citations, mais le temps était limité et lorsque j'ai réemprunté, j'avais perdu les passages que j'avais surlignés, ce qui fait que pour l'instant, je limite cela à mon souvenir de lecture. Mais le style convenait parfaitement au récit, et peut-être qu'un jour je l'achèterai pour le relire et vous aurai une chronique plus précise avec citation, montrant que la couverture est encore plus parlante.

Pour Parfum de poussière de Rawi Hage, c'est probablement un exemple qu'il faut lire le titre au bon moment. J'avais commencé à le lire, étant emballée, mais je l'avais mis en pause pour des lectures que je voulais mettre en priorité. Or, lorsque je l'ai repris, même si je voyais toujours le style de qualité, j'accrochais beaucoup moins. Même si l'intrigue m'a semblé bien construite, j'avais l'impression qu'un voile de poussière mettait un écran sur ma lecture.

Pour Quand l'intuition trace la route de Danièle Henkel, même si je vois que Mme Henkel faisait bien de suivre son intuition, le fait qu'on voit qu'elle avait un bon réseau près d'elle comprenant de nombreuses ressources donne un sentiment de facilité face à son succès, surtout quand on sait que ce n'est pas tout le monde qui a accès à de tels réseaux. Mais j'ai apprécié voir le côté humble qui se dégage de ce pan de vie.

Pour Tout mon temps pour toi de Maxime Landry, ma lecture était teintée par la très mauvaise note qui lui était accordée que je ne comprenais pas. Bien sûr, ce n'est pas le titre où la fin est surprenante et le récit le plus enlevant, car on devine bien dès le départ, mais cela pour moi ne sont pas des raisons pour le considérer comme nul. Pour ma part, j'avais bien apprécié la construction et la lecture en lien avec le temps qui passe.

Voilà, pour les lectures québécoises pour lesquelles j'ai décidé de vous en glisser un mot et qui n'avaient pas eu de critiques au cours de l'année.

samedi 16 novembre 2019

Nouvelle Lune


Oui, oui, je mets le logo Québec en novembre en haut cette fois, pour mon billet d'une saga d'une auteure canadienne! C'est pas de ma faute, le site Les libraires n'a pas grand titre de Lucy Maud Montgomery - WHAT! - et ceux sur le site n'ont pas d'images... Je vous prendrai donc la photo de mon coffret un jour prochain!

Émilie de la Nouvelle Lune
Auteure : Yvon Roy
Édition:                            318, 264 et 294 pages
Jeunesse, classique, littérature canadienne

Présentation: Après le décès de son père, la jeune Emily va vivre chez sa tante
+ : différences
- :
Thèmes: amitié, amour, écriture, Île-du-Prince-Édouard, orpheline



Pourquoi ce livre
Parce que j'avais enfin mis la main sur ce coffret d'une série que je regardais en étant jeune, et voir la nouvelle série sur Anne... la maison aux pignons verts n'avait pu que me redonner le goût de lire Lucy Maud Montgomery.

Mon avis
Voilà, depuis longtemps dans mes envies, je n'ai pas regretté d'avoir lu cette saga au début de l'année. Bien sûr, j'aurais sans doute appréciée davantage en ayant été plus jeune puisque là, je me situais moins dans le public cible. Mais on retrouve avec Emily les thèmes de l'amitié, de l'amour, ses rêves d'écriture, ses conflits d'orpheline, l'Île et ses descriptions, l'imagination, les convenances, tous des thèmes que j'avais appréciés chez Anne. Même thème, même histoire? Non, on a bien deux sagas différentes, même si on ne peut s'empêcher de faire des parallèles entre les deux héroïnes, surtout quand on a bien à l'esprit la nouvelle série sur Anne.

Même si j'avais vu plus jeune la série sur Emilie de la Nouvelle Lune, je me suis rendue compte dans ma lecture que je ne me souvenais vraiment pas de grand chose de celle-ci, mes souvenirs se limitant presque au fait que l'orpheline Emily allait vivre chez sa tante! Bon, c'est un peu plus que ça que ma tête avait retenue, mais ça vous donne une idée. J'ai donc complètement redécouvert l'histoire, pour mon plus grand plaisir. Comme je le dis, c'est jeunesse, mais ça n'empêche pas d'apprécier l'histoire, les personnages secondaires et leurs histoires, les questionnements d'Emily, sa façon de concevoir le monde, les conceptions de l'époque et les "standards".

J'avais moins apprécié le second tome de la trilogie puisque je trouvais que ce tome était trop centré sur ses envois de textes au détriment de ses relations avec les autres, mais c'est peut-être parce qu'on ressent plus la personnalité de Lucy Maud Montgomery dans le personnage d'Emily dans ce tome. Somme toute, c'est une trilogie que je suis bien contente d'avoir enfin découverte à l'écrit, et que j'ai apprécié et aimé retrouver le style de l'auteure. Pour ma part, je les ai enchaînés, mais je crois qu'il est préférable de lire autre chose entre les tomes, sans trop laisser passer de temps.

Voilà, le tome 2 ici, et le tome 3 ici. Pour le 1 et la série Anne <3, il semblerait que ça va vous prendre plus de recherche. Mais n'hésitez aucunement à découvrir cette auteure! 


Quelques citations
Et
Parce que je participe à quelques challenges

Terre du milieu
Défi-lecture: # 72, 12 et 2
Challenge personnel : #3 et 11
 Multi-défis : #83, 45 et 31
Sagas 2019
Chronique rédigée dans le cadre de 


quoi de plus normal

Cliquez sur l'image pour vous le procurer
Nikolski
Auteur : Nicolas Dickner
Édition: Alto - 2005 - 322 p.
Littérature contemporaine, littérature québécoise

Présentation: De jeunes adultes entament leur vie d'adulte, en ayant en tête leurs origines.
+ : différences
- : entrecroisement
Thèmes: quête, "pirates", "généalogie"


Pourquoi ce livre
Parce que j'ai dû me le procurer à cause d'une ancienne édition de Québec en novembre - je crois -, et que là, une nouvelle édition avait lieu.

Mon avis
Comment chroniquer ce titre, car je dois dire que je suis ambivalente, car je n'ai pas trop aimé la fin sur l'entrecroisement des personnages.

Tout au long du récit, on suit des personnages en alternance, avec des précisions sur leurs origines, puisque, jeunes adultes, ceux-ci sont toujours en quête. Même si le rythme est agréable, le style fluide, j'ai trouvé que je demeurais plus spectatrice à ce qui se passait que plutôt que d'embarquer à 100% dans l'histoire, ce qui peut aussi expliquer mon sentiment mitigé face à cette lecture. Peut-être aussi l'étiquette littérature du terroir y est-elle pour quelque chose. Oui, avec la relation aux ancêtres, et les passages sur leurs vies, on voit un peu cet aspect, mais je considère beaucoup plus ce récit comme un contemporain de la fin du 20e siècle que comme un roman du terroir. D'ailleurs, j'ai bien apprécié comme ces passages sur les parents de nos jeunes adultes étaient amenés.

Cependant, avec mon expérience de lectrice, là où le bât blesse, c'est surtout sur la fin qui m'a déçu. Tout le long du récit, on se demande comment cela va aboutir, va s'entrecroiser, mais pour moi, avec cette construction, le fil ténu aurait pu se ressentir beaucoup plus, car là, ça donne un peu la sensation que l'auteur n'a pas abouti son idée.

Pour moi, c'est donc une lecture mitigée, surtout à cause de ce fil trop ténu, malgré une construction qui fait du sens. Chaque lecteur est différent et on en a une preuve ici, puisque mon édition avait une mention coup de cœur dessus. Vous pouvez vous faire votre propre idée, selon votre expérience de lecture, en vous le procurant.
Aussi, dans le cadre de cette édition de Québec en novembre, Enna et Sylire ont tenté l'expérience audio de ce titre!

Quelques citations
Elle s'est arrêtée devant un ballot de vieux journaux. Sur le dessus, une publicité annonce les Spéciaux de la Rentrée. En grande vedette dans son petit cadre austère, un IBM 286, processeur cadencé à 50 MHz, 1 Mo de mémoire vive, 30 Mo de disque dur, lecteur de disquettes 1,44', moniteur VGA, imprimante laser - le tout pour 2 495 $ (taxes en sus).
- En réalité, la récupération d'ordinateurs est dans une impasse. Une tonne de circuits imprimés rend quelques onces d'or, alors pour faire des profits tu dois traiter un grand volume de matières premières. Il faut séparer les circuits, les processeurs, les filages, les disques durs, les boîtiers. Tu te retrouves avec des tonnes de déchets toxiques sur les bras. Le processus est difficile à rentabiliser. Trop de manipulations, trop de résidus dangereux à gérer. Alors on ferme les yeux sur la Convention de Basel et on exporte les déchets électroniques en Asie.
- La convention de Basel encadre le transport et le traitement des déchets. En théorie, ça empêche les pays industrialisés d'exporter leurs ordures dans le tiers-monde. Le traité a été mis sur pied en 1985, quelques années avant la chute du Mur de Berlin. C'était dans l'air du temps: aussitôt que le rideau de fer est tombé, l'Europe de l'Ouest a commencé à exporter ses surplus de déchets en Pologne, en Bulgarie et en Ukraine.
- Je n'arrive pas à croire que l'on exporte des déchets !
Simòn encaisse les événements avec un sang-froid étonnant. L'étrangeté de leur départ, il faut le dire, est atténué par l'invraisemblance générale de la situation : dans un monde où l'on traverse la mer des Caraïbes à dix mille mètres d'altitude en écoutant Britney Spears en circuit fermé, quoi de plus normal que de décamper à deux heures du matin, sans dire au revoir à personne, pour aller passer le temps des fêtes dans l'hémisphère voisin ?
Parce que je participe à quelques challenges

Défi-lecture: #
Challenge personnel : #
 Multi-défis : #
Cerise sur le gâteau

mercredi 6 novembre 2019

Faut jamais laisser un diagnostic pleuvoir

Cliquez sur l'image pour vous le procurer
Les petites victoires 
Auteur : Yvon Roy
Édition: Rue de Sèvres - 2017 - 162 p.
Bande-dessinée, témoignage, littérature québécoise

Présentation: Un père tente des approches différentes avec son fils autiste
+ : différences
- : focus
Thèmes: autisme, famille, adaptation



Pourquoi ce livre
Parce que la thématique de l'autisme m'intéresse.

Anecdote
Après ma lecture, j'ai voulu valider que l'auteur était québécois, et je n'ai donc pu que voir certains gros désaccords sur ces gestes, et ce dont je me souviens de cette polémique va teinter mon avis.

Mon avis
Tout d'abord, j'ai grandement apprécié ma lecture, même si j'ai trouvé que cela paraissait facile. Je comprends que tout ne pouvait pas être dit, mais je crois que d'avoir semblé évacuer les problèmes rencontrés a un peu nui et a sans doute indirectement alimenté la polémique que M. Roy n'agissait pas pour l'intérêt de son enfant, amenant l'idée qu'il n'allait qu'à l'encontre des avis professionnels.

Cependant, rien dans ma lecture ne m'a fait dire que toutes les actions des intervenants étaient à jeter. Quand je lis
« Les diagnostics, c'est des bestioles taciturnes qui détestent plaisanter... Faut jamais laisser un diagnostic pleuvoir sur son pré. », 
je me dis que le père tente par tous les moyens d'outiller son fils à se trouver un avenir, cet avenir dont les spécialistes ne lui en diagnostiquent aucun! Et pourtant, même s'il tente des approches différentes, on le voit discuter avec les spécialistes, et se concerter avec leurs techniques. Il y a aussi une prise de conscience des limites, car même si certaines actions pouvaient mettre Olivier hors de sa zone de confort, je n'ai rien vu où il y avait un total irrespect, surtout que tout ce qu'il y avait d'inconfortable m'a semblé permettre à Olivier de bien évoluer!
À la dernière case, on est loin du bébé malheureux que le père remarque un peu tard! Surtout qu'à cette dernière case, Olivier paraît très bien comprendre ce qui l'entoure! Bref, ces outils supplémentaires m'ont paru avoir porté fruit.

Et même si j'ai mentionné (c'est ici que je me dis Karine:) j'attends ton avis sur cette chronique, et que je me dis aussi, il me semble qu'elle l'avait chroniqué!) que les problèmes semblaient trop facilement évacués, il n'empêche qu'on en perçoit tout de même. Tout comme nous percevons la détresse, en particulier dans une planche:
Je voulais te dire que tu es le petit garçon le plus fantastique du monde... Mais les mots restent pris dans ma gorge comme des oursins...
J'étais pourtant certains d'avoir fait mon deuil...
On a beau proclamer haut et fort qu'on n'espère rien de particulier, il y a souvent une partie de soi qui espère tout, et plus encore.
Mais comment je fais moi? Je sais faire les dessins, créer des meubles, je sais faire pousser les légumes, je sais même faire les enfants, mais les deuils?
Comme l'auteur le dit, il sait dessiner. Les émotions sont bien retransmises par ce dessin qui a un style en subtilité, sans flafla, un style qui m'a plu.

J'ai quelques connaissances en psychopédagogie, mais ne suis pas experte en autisme, et l'histoire m'a plu, une histoire d'amour et de volonté à offrir le meilleur. N'hésitez pas à vous faire votre propre idée dessus. Maintenant que je repense au titre, je me dis que les difficultés/doutes ont peut-être été majoritairement ellipsés pour laisser encore plus de place à ces Petites victoires.

Quelques instants après avoir rédigé la chronique et fouillé le web!
Ah, je remarque que c'est surtout grâce à Enna l'an dernier que j'avais repéré le titre, et j'ai pu revoir la planche marquante coup de cœur de l'effondrement. Eh oui, Karine:) aussi l'avait commenté en disant (ce qui répond un peu à ce que je voulais savoir)
Je déteste les généralités quand on parle des enfants et des traitements
Cela rappelle aussi que chacun est unique et a ses propres besoins.

Parce que je participe à quelques challenges

Défi-lecture: #
 Multi-défis : #
 


 Chronique rédigée pour


vendredi 1 novembre 2019

Place au spectacle!

Coucou! Dernièrement, alors que j'étais en mode préparation pour un certain challenge dont vous allez entendre beaucoup parler dans le mois, j'ai vu quelques spectacles, et je m'étais dit que je les chroniquerais. Ne croyant pas avoir assez à dire avec mes souvenirs pour que chacun ait un billet unique, je considère que c'est une bonne thématique pour faire place au challenge! Donc, voici un court avis pour chaque spectacle.

Rosalie Vaillancourt, Enfant roi
Même si j'avais une crainte que cela soit trop vulgaire en ayant vu certaines de ses blagues, je me suis dit pourquoi pas. Et j'ai bien fait! Bien sûr, ça parle de sexe, mais c'est loin d'être vulgaire que pour être vulgaire, car on peut se reconnaître dans les situations mentionnées, ce qui nous amène à rire et rire! De plus, je dirais que je n'ai pas trop senti l'enfant roi pour ma part — malgré le titre —, car on voit plutôt les préoccupations de sa génération je crois, avec un humour usant aussi de subtilités et d'intelligence sur des points de culture générale. Bref, une très bonne soirée! 

Alexandre Barrette, Semi-croquant
Quand j'avais vu la date, je me disais qu'il ne venait pas à un bon moment, mais parfois le hasard fait bien les choses, et j'ai donc eu l'opportunité de le voir! Bien sûr, je m'attendais à une bonne soirée, et j'ai donc encore ri lors de celle-ci. Les sujets mordants de la vie courante et de l'actualité sont au coeur de son spectacle. Je m'attendais à un humour authentique; c'est ce que j'ai ressenti avec en plus une bonne maîtrise de l'hyperbole! Petite critique, puisque j'ai vu les spectacles dans l'ordre où je vous les présente, j'ai pu remarqué que les décors n'étaient pas utilisés ici, mais c'est vraiment une mini-critique, puisque j'ai constaté cela probablement dans les quinze dernières minutes, car j'avais également passé une très bonne soirée!

Marie-Mai, Elle et moi
Pour ma part, c'est le spectacle que j'ai le moins apprécié parmi ceux vus récemment, mais je dois dire que je ne suis pas sa plus grande fan, surtout que j'aime moins le côté électro de plus en plus présent. Cependant, j'ai tout de même eu l'occasion de la voir, et ai voulu profiter de celle-ci. Bien sûr, le côté électro a amené avec lui des spots que j'ai trouvés trop présents, et un côté d'écho qui ne permettait pas de bien entendre la voix, surtout dans la première partie. Cela était beaucoup moins présent en deuxième partie, ce qui nous permettait de mieux apprécier la voix. Cependant, tout le long, on a pu voir son énergie, et se demander comment elle gardait son équilibre! De plus, le fait que je connaissais davantage les chansons de la deuxième partie a probablement aussi aidé à mon appréciation, tout comme ses interactions "directes" plus nombreuses. Somme toute, j'avais aussi réussi à avoir une bonne soirée en assistant à son spectacle.

Parce que je participe à quelques challenges


Top d'ouverture de Québec en novembre


Coucou! Québec en novembre repart officiellement aujourd'hui, et au planning, les organisatrices y ont placé le top 10, l'idée que j'avais relancée et qui me fait réaliser que je devrais m'assurer d'avoir l'idée du top pour proposer ce sujet! Donc, en réfléchissant, je me suis dit que je pourrais faire un top 10 de mes lectures du challenge des dernières années, mais je me disais que je n'aurais probablement pas assez, et peu avant de commencer la rédaction, je me suis dit que je pourrais faire un top 10 des livres québécois que je regrette toujours de ne pas avoir lus, surtout que j'ai encore vu des noms et des titres cette année, dont je sais que je ne devrais pas les avoir lus d'ici la fin du mois.

Et même si m'est venue cette nouvelle idée, je me suis prêtée au jeu de mes lectures faites pour Québec en novembre dans les dernières éditions. Même si l'ordre ne cessait de changer pendant que je regardais les lectures, je vous mets celles qui semblent m'avoir le plus marquées: Camille de Patrick Isabelle, J’ai serré la main du diable de Roméo Dallaire, La fois où… j’ai suivi les flèches jaunes d'Amélie Dubois, Fille à vendre de Dïana Bélice, Comme une chaleur de feu de camp d'Amélie Panneton, Vrai ou faux de Chrystine Brouillet, Ceux qui restent de Marie Laberge, Une carte sans légende de Pascale Gingras, Pour que tienne la terre de Dominique Demers, L’étranger de Francine Ouellette. Ça peut vous donner une idée de quoi lire!

Et maintenant, passons à ceux qu'il va falloir que je finisse par lire un jour et dont certains me sont rappelés par le planning!
Adélaïde de Marie Laberge, Un ange cornu avec des ailes de tôle de Michel Tremblay, En 1837, j'avais dix-sept ans de Francine Ouellette, Agaguk d'Yves Thériault, Poésies complètes d'Emile Nelligan, Les maudits, tome 2 d'Edith Kabuya, Evangéline et Gabriel de Pauline Gill, Les fous de Bassan d'Anne Hébert, Antoine de Louise Tremblay-D'essiambre, La grande quête de Jacob Jobin, tome 2 de Dominique Demers. Et ça, c'est sans compter découvrir Louise Penny, Coeur de Gaël de Sonia Marmen, et toutes les idées qui vont paraître ce mois, comme je viens de me rappeler que je devais découvrir La petite patrie, repérée l'an dernier je crois!

Voilà, ça vous donne d'autres idées de lectures, et si vous en avez lus dans les derniers, n'hésitez pas à me le dire s'il faut que je cesse de repousser leur lecture!

Parce que je participe à quelques challenges!

dimanche 27 octobre 2019

Québec en novembre semble arrivé plus vite cette année!


Eh oui! Cette année, nous avons à nouveau ce merveilleux challenge de yueyin et karine:), qui permet de nous rassembler autour de la littérature québécoise, mais pas que! On aura sans doute des cousines qui testent des recettes de par chez-nous, qui parlent de musique, etc., et surtout une wish qui enfle à vue d'œil avec ces découvertes sur différents horizons. Les LCs seront là: n'hésitez pas à en proposer, certains voudront sans doute vous joindre. 

Cette année, je suis beaucoup moins préparée, car oui, avec toutes ces chroniques, on se prépare à l'avance, même si on lit beaucoup québécois pendant le mois. On voit déjà sur le groupe quelques lectures que les autres font; il ne reste plus qu'à attendre leur avis!

Pour ma part, j'ai dit que ma préparation était moindre, mais au moment de rédiger ces lignes, je vois que j'ai au moins 9 titres à chroniquer. Certains sont moins précis dans mon souvenir, donc ferai peut-être une chronique commune pour ceux-ci. Et comme à mon habitude, j'ai des idées sur d'autres thèmes que la littérature.

samedi 7 septembre 2019

Où en suis-je dans mes challenges?


Coucou tout le monde, je réalise qu'on est déjà rendu au neuvième mois de l'année, et que je n'ai pas fait de bilan sur mes challenges depuis le début de celle-ci sur mon blog. Bien sûr, je faisais mon suivi dans mon fichier énorme parce qu'avec la quantité de challenges auxquels je participe, il me le faut bien pour s'y retrouver. Donc, est-ce que c'est la catastrophe vu leur nombre? Vous en jugerez par vous-même dans ce qui suit.

Voulant défendre de plus en plus le droit d'auteur dans ma vie personnelle, je ne mettrai que les logos dont je sais que les droits sont conformes à une diffusion, car même les droits de diffusion pour des utilisations personnelles sont réglementées! Bien sûr, si vous me confirmez les posséder, je pourrai les rajouter. 

Alors, où en suis-je dans mes challenges? après ces 70 lectures! Je vais commencer par parler de ceux dont les éditions sont terminées.

Parce que je participe à quelques challenges...

Tout d'abord, pour le Pige m'en 3 de Québec Livresque (organisé par ikapetitebulle), je devais lire Reine de mémoire, pour lequel, malheureusement, la lecture fut pénible. Ensuite, pour Romances historiques de Gribouille Le Chat, j'ai choisi d'abandonner, car j'ai su par après qu'il fallait impérativement que ça finisse bien. Cela m'aurait fait valider des lectures seulement après coup, et j'ai plus de difficulté à voir le côté challenge dans ces cas, pour ce qui est de ma façon de les concevoir. Puis pour Lire pour découvrir, d'Alhweder, je devais lire 3 titres pour lesquels j'ai largement dépassés à cause d'une contrainte de non-fiction de Terre du milieu de la même organisatrice. J'ai terminé Lire pour découvrir avec 14 lectures, et j'ai décidé d'abandonner Terre du milieu puisque j'avais atteint mon objectif en terme de points beaucoup plus tôt que prévu et que je n'arrivais pas à suivre le rythme effréné du challenge, ne lisant pas autant que bien des participantes. Ensuite pour  Snakes and Ladders d'HyruleRian, le comble est que j'ai fini par avoir le bon compte pour tomber sur la case 100, mais le livre entamé ne correspondait finalement pas à la consigne. Et pourtant, j'avais choisi le livre pour y répondre. Je réitère l'expérience pour la présente édition, et j'en suis présentement à la case 84 grâce à une échelle. On verra pour la suite. Aussi, j'ai terminé Objectif du mois de Systia avec au moins 22 lectures et ai réussi à être dans les temps à chaque mois. Et j'ai entamé la nouvelle édition en étant en retard dès le premier mois. Les deux seconds ont été dans les temps, donc je verrai au final pour cette nouvelle édition pour laquelle j'aime toujours autant l'ambiance sur le challenge. J'ai aussi participé à Romans graphiques de Plumeviolette, pour lequel il me restait 3 livres à lire, mais avec tout, je n'ai réussi à n'en lire que 2. Comme j'aime bien le genre, je réfléchis à me réinscrire, et j'hésite, car je sais que j'aime déjà en lire à l'occasion. C'est juste que j'en trouve peu. Et pour terminer cette section, je parle du challenge de la Licorne pour lequel je me suis surprise à être celle qui a obtenu le plus de points. Je ne m'y attendais pas du tout, mais j'ai grandement aimé les LCs effectués et la contrainte possible des continents. Je n'avais pu participer aux précédentes éditions, donc, j'aurais bien aimé réitérer l'expérience, mais je comprends la décision de Licorne de l'arrêter. 
 
Ensuite, rapidement, pour ceux que j'organise. Pour Deuxième chance, j'en suis à 3 lectures sur mon objectif de 6. Peut-être un peu trop élevé comme objectif, mais il reste plusieurs semaines à l'année! On verra bien. Pour La face cachée des Disney, j'ai lu 2 nouvelles qui me font progresser dans la liste, mais pas du tout pour mon objectif de cette édition. Oups! Je dois donc me procurer plusieurs romans d'ici la fin de l'année. Ensuite pour Glace et fudge, je trouvais que je ne progressais pas, mais je viens de réaliser que j'ai 20 lectures effectuées depuis le début de l'année. Donc, beaucoup mieux que je le pensais, d'autant que j'ai validé aussi Atypique et que je validerai sous peu ma récente visite au Zoo Miller. Donc, un peu mitigée pour mes participations dans ceux que j'organise. 

Et non, ce n'est pas terminé. Il en reste plusieurs à vous parler. Pour les longues listes, j'ai très peu avancé dans Teacher's Favorite Books et Les 100 livres qu'il faut avoir lus au moins une fois dans sa vie, qui à ma connaissance, ne sont plus organisés. Mais je veux tout de même poursuivre ma découverte des listes. Par la suite, pour Arsène Lupin de Mypianocanta, j'en suis à 1sur3 de mon objectif annuel. J'escompte lire le troisième de la série prochainement. Ensuite, pour Laurent Gaudé de unchocolatdansmonroman, je n'ai rien lu cette année. Pour le Tour du monde, repris par BlueGrey, j'ai continué sur ma lancée du challenge original, où il me restait 7 nationalités à ajouter pour 2020. J'ai ajouté cette année, l'Afrique du Sud, le Danemark, la Belgique, et le Japon. J'ai donc bon espoir d'y arriver. Pour les rougon-Macquart, je n'ai rien lu cette année, mais ça viendra sans doute! Pour le challenge Nobel, je ne devrais pas vous en parler: j'ai vraiment eu les yeux plus gros que la panse. Je n'ai qu'une lecture cette année, portant mon total à 2 sur mon objectif de 10 pour la fin de la présente année. Pour Le temps à l'envers, je suis rendu à 3 sur mon objectif de 4 pour cette année, ce qui me mène à l'année 2015. Je devrais trouver quelque chose d'ici fin décembre pour y répondre. Pour Read in English de Frankie, je n'en ai que 2 sur 4 et ça se termine d'ici la fin du mois. On verra si je trouverai un petit trou pour au moins lire Tom Sawyer. Ceci termine la portion des challenges qui sont en cours pour lesquels j'étais inscrite en 2018. 

Oui, j'étais incorrigible, et j'en avais ajouté d'autres, dont Terre du milieu, Lire pour découvrir et Pige m'en 3, précédemment cités. Pour ceux ajoutés qui se poursuivent toujours, qu'en est-il? Pour Les prix littéraires SFFF de Gribouille Le Chat, j'en suis à 2/3. Rien n'est perdu. Pour le Défi Lecture, j'en suis à 42 consignes sur les 100, mais seulement à 6/14 de celles que je m'étais donnée comme objectif de bien découvrir en 2019. Pour le Challenge personnel, de CaptainAmerica, repris par MarieHabs, j'en suis à 23 consignes sur 27, avec 18 lectures. Je sèche sur le défi personnel de read a book of more than 800 pages, pour lequel j'avais emprunté le Game of Throne, mais n'ayant pas vu/lu rien par rapport à cette série, je n'arrivais pas à embarquer. On verra tout de même si j'arrive à trouver quelque chose, puisque après tout, j'ai lu mon titre qui n'est pas dans un autre challenge. Si, c'était possible!!!! Pour le challenge des 12 thèmes de A-Little-Bit-Dramatic, je suis présentement à jour, même si pour certains, j'ai été en retard! Et lorsque je m'y étais inscrite, je voulais combiner les objectifs avec ceux d'Objectif du mois, et même si je ne l'ai pas toujours fait, cela a été fait la majorité du temps :) Pour un livre, un état, j'ai vraiment peu lu d'Américains cette année, ce qui fait que pour l'instant, je n'ai que Dear John pour mon objectif de 5. J'essaierai d'en caser certains d'ici la fin de l'année, mais je crois que l'objectif ne sera pas atteint. Pour le Multi-défis sur babelio, j'en suis à 48 consignes validées. Comme pour défi lecture, je m'étais mis aussi une liste que je voulais plus découvrir, une liste de 30 consignes dans laquelle je m'étais mis un objectif de 10. Et de cette sélection, j'en suis à 20, donc, largement dépassé. Pour Sagas 2019 de Gribouille LeChat, je voulais progresser dans mes sagas, et aussi, je m'étais donné l'objectif d'en terminer 6. J'ai présentement lu 18 tomes de différentes sagas pour lesquels seulement 3 étaient des derniers tomes. J'ai encore quelques progressions prévues d'ici la fin de l'année, surtout que je réalise que plusieurs de ces lectures étaient des sagas que je n'avais pas entamées. Ce n'était pas pour améliorer mon compte d'une centaine de sagas!... Ensuite, pour le challenge Écosse de Gilwen, c'est le hasard qui est à l'origine de ma seule lecture validée pour l'instant, et qui m'a fait rembarqué dans ce challenge pour lequel je me mettais des objectifs que je ne tenais jamais. J'aimerais bien par contre avoir une autre lecture d'ici la fin d'année. Puis, même si je trouvais que je n'avais pas grand chose pour le challenge LGBT de Ichmagbücher, j'ai décidé de m'y inscrire, et depuis ma récente inscription en juin, j'ai déjà croisé à 4 reprises cette thématique! Et je me suis inscrite vers la fin août à Cerise sur le gâteau de Noopette qui a pour but de détruire notre PAL, mais en commençant par les plus mauvais! Déjà deux lectures faites, mais n'ayant pas de livres de niveau pâte à sucre, j'ai pris des décorations pour les remplacer, une qui m'a fait bonne impression, et l'autre non.

Voilà, voilà, ça fait finalement le tour! Bref, je sais que je ne reconduirai déjà pas certains challenges l'an prochain - on verra combien de temps ça va tenir ça! - puisque mes façons de les aborder se sont peaufinés. Et j'ai aussi une idée de challenge que je souhaite organiser, mais dont, vu que j'ai déjà de la difficulté à faire une mise à jour régulière de ceux mentionnés plus haut, j'essaie de voir si c'est réalisable, d'autant que je le sens plus dense que Glace et fudge pour l'instant. Je suis donc en réflexion sur son organisation! Et vous, vos challenges, vous vous en sortez?

Et pour les curieux, mon fichier de challenge ressemble à ce bordel! Vous inquiétez pas, je ne mets pas le zoom à 25% quand je le mets à jour ;)

mercredi 14 août 2019

Que ferais-tu si tu n'avais pas peur?

Qui a piqué mon fromage? : Comment s'adapter au changement au travail, en famille et en amour
Auteur : Spencer Johnson
Couverture et illustrations:
Édition: Michel Lafon - 2017 - 105 p. - traduit par Jean-Pascal Bernard
original: Who Moved my Cheese?  G.P. Putnam's Sons , 1998
Fables, littérature américaine


En quelques mots: Des souris réagissent différemment au retrait de leur fromage préféré.
+ : métaphore
- : convenu
Thèmes: changement, peur, développement personnel



Pourquoi ce livre? 
Parce qu'on me l'a offert, et que je voulais lire quelque chose qui n'était pas un roman.

Oopsie! 
Un jour, juste après avoir lu ce livre, j'avais écrit une chronique sur ce dernier. Or, en voulant retourner chercher un passage pour poster mon avis général sur les forums, plutôt que de sélectionner et de copier, une combinaison de touche a plutôt supprimé l'entièreté de la chronique. Malgré des tentatives de revenir en arrière, je n'avais toujours qu'un vide total pour ma chronique, dont j'étais plutôt satisfaite, et que je prévoyais ne publier que lorsque quelqu'un aurait également lu le livre. Et je dois donc changer ce que je vous disais sur un livre qui traite justement du changement. Je ne me souvenais plus de ce que j'avais mis comme thèmes, c'est vous dire! Vaut mieux en rire!!! Du coup, il s'agira plutôt d'une chronique mentionnant ce dont je me souviens avoir mentionné, plutôt que d'une chronique rédigée à chaud.

Ce que j'en avais pensé
Tout d'abord, je me souviens que je commençais la chronique en disant que j'avais déjà lu ce livre, comme j'avais pu le repérer avec les pages comportant des citations sur des fromages, et que je me suis souvenue que je n'avais pas réellement adhéré. Or, le temps passant, comprenant que nos perceptions changent, je me suis dit que je réessayerais le coup tout de même pour voir comment je le recevrais cette fois. Et bien que j'aie encore trouvé cela un peu convenu, j'ai plus apprécié cette nouvelle lecture que le sentiment qu'il m'en reste de la première.

Je ne me souviens plus trop de ce que je disais à chaud, mais je sais que je parlais que je faisais probablement plus de parallèles avec des membres de m'entourage, regardant quels personnages pouvaient correspondre chacun, bien que je savais qu'on avait tous une part des différents personnages en nous, à différents niveaux. Ces parallèles m'ont peut-être aidé à apprécier davantage cette fois.

Aussi, je me souviens que je disais que ce livre pouvait parfois peut-être sembler être une brique pour certains qui, à cause de différentes préoccupations, du fait de ne pas voir de solutions, surtout quand ils lisent des phrases telles que Qui refuse le changement creuse sa propre tombe. Cela peut être écrasant pour certains, à mon avis, et donner l'impression de leur ajouter un boulet à leurs pieds.

J'avais également mentionné que j'avais apprécié la métaphore, et en général, comment le personnage principal évolue, tout comme le style d'écriture. Je disais aussi regretté que ce soit surtout centré sur le personnage principal Baluchon, évacuant ainsi beaucoup Flèche et Flair, même si Polochon reste aussi présent. Cela laisse à penser que ces autres personnages évoluent peu ou ne retirent rien de la situation, donnant une sensation de convenu, que le point central est quelque chose qui va de soi.

*Au moment de mettre sous forme, je rajoute ce paragraphe. Je ne sais plus comment j'avais abordé cela (et surtout, si je l'avais laissé), mais je parlais que des fois, j'ai aussi l'impression que les autres pensent qu'on se refuse au changement, alors que, au fond de nous, nous avons déjà effectué des changements de fromage. C'est votre cas?

Bien sûr, j'avais dû développer beaucoup plus mon avis lors de ma première critique qui m'avait pris beaucoup plus de temps à rédiger que cet avis-ci. J'ai donc l'impression de ne pas aller dans le coeur des choses, surtout que de mémoire, j'avais étayé davantage sur la métaphore et le style, les choses qui m'ont le plus plu.

***Également, suite à une conversation et mon survol du livre qui m'est revenu pour retrouver une citation (que vous vous en doutez, je n'ai pas retrouvée), je rajoute que bien qu'on tende plus vers un ou l'autre des personnages, on a tous une part de chacun, selon les différentes sphères de notre vie. Et il ne faut jamais oublier que les caractéristiques de certains ressortent parfois lorsqu'ils sont en comparaison avec d'autres. Aussi, en cherchant la citation, j'ai revu Que ferais-tu si tu n'avais pas peur? qui m'a rappelé que je parlais beaucoup plus de la peur du changement dans ma chronique à chaud, car cette phrase, de mémoire, m'avait accroché. Elle est presque comme un mantra dans le récit, et a donc une incidence particulière pour l'un des personnages, qui malgré sa volonté de changer semble être beaucoup freiné par cette peur.

Quoiqu'il en soit, c'est une histoire qui, même si elle demeure convenue, amène à discussion sur le changement, la peur de celui-ci. Si vous vous décidez à la lire, je vous invite à prendre le temps de faire des parallèles avec votre entourage, ce qui a des chances de vous permettre de vous en imprégner davantage, **tout comme de bien réfléchir sur vos réactions face aux différents changements, et de comment certaines facettes (i.e. certains personnages) ressortent selon les sphères de votre vie. Il y a des situations où il est plus facile de changer de fromage préféré!

****Donc, même si je considère que le fait d'évoluer malgré nos appréhensions est quelque chose qui, même si on ne le fait pas tous au même rythme, va de soi, il n'en demeure pas moins que comme toute métaphore est sujette à interprétation, ce livre est donc sujet à interprétation, menant ainsi à la réflexion et la discussion. Bref, je relis pour publier, et j'ai vraiment l'impression que cette critique n'est pas à la hauteur de ce que j'ai pensé, donc si certains savent comment récupérer l'originale par miracle, mentionnez-le! (Vous avez probablement compris que pour celle-ci, puisque j'ai copié mon texte sur mon souvenir, j'ai rajouté les paragraphes/passages avec * au moment de mettre en forme/de me relire avant de publier!) Mais j'espère tout de même vous avoir exprimé les points essentiels, et vous amenez, que vous le lisiez ou non, à réfléchir sur la peur du changement. 


Quelques citations

Parce que je participe à quelques challenges

 Multi-défis : #33


mardi 2 juillet 2019

Piétiner les exigences de la conscience

Le maître des peines, tome 1: Le jardin d'Adélie
Auteure : Marie Bourassa
Illustration de la couverture: Chantale Vincelette
Édition: Éditions JCL - 2008 - 529 p.
Historique, littérature québécoise

Présentation: On suit la colère de Louis, adolescent, sur fond de peste et de guerre de Cent Ans
+ : soutenu
- : lourd
Thèmes: vengeance, exécution, moine, Moyen-Âge



Pourquoi ce livre
Parce que la thématique pour le challenge 12 thèmes était sur le Moyen-Âge.

Mon avis
J'ai bien apprécié ce titre qui m'en a appris sur différents points du Moyen-Âge, même si par moment, contexte oblige, cela était violent.
Tout d'abord, au début, j'ai eu quelques appréhensions. J'avais l'impression qu'il fallait être très connaisseur de l'époque pour s'y situer puisqu'on suit surtout la vie de boulangerie dans la première partie. Même si on en apprend énormément sur ce domaine, ce n'était pas pour cela que j'avais entamé ce livre, et j'avais parfois l'impression que ça devenait lourd, tout comme le faisait certains passages qui me semblaient avoir, à différents niveaux, l'effet que l'auteure nous disait, c'est ce qu'on va retenir de l'Histoire. Heureusement, à travers ce départ, on voit également les prémisses de certaines relations, de certains comportements, et des personnages mystérieux nous questionnent.
Qu'allait-on retenir de cette époque? Tout grand événement de l'histoire possède ses repères et ses balises. Chaque guerre a ses actes de bravoure. Mais il n'y avait plus de héros. La mort, cette abstraction que l'on repoussait d'instinct vers un avenir imprécis, était subitement devenue un fait quotidien.
Cela donnait donc les ingrédients pour titiller notre curiosité. La table était donc mise pour poursuivre  et même si le rythme est soutenu et demande concentration, je ne pouvais qu'être captivée par l'intrigue et me demander comment tout cela allait s'orchestrer. On suit donc la vie de Louis, qui par les épreuves qu'il traverse, a une grande colère enfouie au fond de lui.
Mais le désir de vengeance inassouvie qui couvait en Louis comme des braises sous les cendres l'avait empêché de trouver[…] le refuge bienfaisant dont il aurait pourtant eu le plus grand besoin. 
[Louis] avait traversé tant d'épreuves. Pourtant si Antoine ressentait de la joie, c'était surtout parce qu'en prononçant le voeu d'obéissaance, Louis allait se voir contraint de museler des tendances qui avait fort besoin d'être réprimées. C'était le but premier qui l'avait incité dans sa démarche. Car l'abbé n'était pas sans savoir que le miracle guérisseur de Louis avait pour nom esprit de vengeance.
De plus, comme on se trouve au Moyen-Âge, il est, à mon avis, impossible de passer outre la religion. J'ai apprécié voir comment la vie monastique pouvait se dérouler, comment les gens pouvaient y être recruté, et j'ai également apprécié voir comment les moines pouvaient confronté leur point de vue théologique, et ainsi découvrir Saint Benoît.
Louis aimait les sermons, car chacun d'eux l'aidait un peu plus à cerner le personnage de Jésus et de tous ceux qui l'avait précédé. Mais, ce qu'il n'arrivait pas à comprendre, c'était comment un homme pouvait réussir à être si bon. Pardonner. C'était là son message. Et lui, le futur moine, il se sentait incapable de pardonner.
Bien sûr, en plus de la religion, l'époque nous amène, avec la peste et la guerre, à nous interroger sur la vie, d'autant plus qu'on assiste entre autres à une exécution qui nous saisit profondément. On a beau la voir venir, on ne peut qu'être saisi par les mots de l'auteure qui nous donne l'impression qu'on faisait partie des gens venus la voir.
l'existence humaine avait la même valeur pour tous, que l'on soit riche ou pauvre, faible ou puissant. [...] La cruauté était contre nature, elle piétinait les exigeances de la confiance qui étaient les mêmes pour tous.
Bref, c'est un livre qui nous porte à réfléchir, car il nous en apprend sur l'époque et nous saisit beaucoup sur le côté violent de l'humain. J'ignore ce que cela aurait comme effet, mais si vous vous le procurez, je crois que je vous conseillerais de lire toutes les notes à la fin pour bien saisir le contexte, car même si elles ne sont pas 100% essentielles à la compréhension, la curiosité nous pousse à vouloir les consulter, et a un peu freiné la lecture dans mon cas. Quoiqu'il en soit, c'est un récit que j'ai bien aimé, et dont les questions en suspens m'intriguent et dont je me demande, vu la façon dont ce premier tome s'est terminé, quels seront les impacts sur les différents personnages.


Quelques citations
Personne n'aurait pu savoir que tout n'était plus que chaos dans son esprit stimulé à l'extrême par l'anxiété et l'épilepsie qui le laissait épuisé et confus.
Il me guidera peut-être, mais c'est quand même moi qui tiendrai la tâche, pas lu.
Même le plus beau discours du monde, pour qu'il ne soit pas reçu dans une indifférente neutralité, ne devait pas être présenté par un quidam. Il devait provenir d'un des puissants de ce monde ou bien... d'un ermite dont le mysticisme était reconnu.
 Parce que je participe à quelques challenges

Défi-lecture: #47
 Multi-défis : #36



samedi 29 juin 2019

Atypique

image sous licence Creative Commons

Atypique
Série créée par : Robia Rashid
Avec : Keir Gilchrist, Jennifer Jason Leigh, Michael Rapaport, Brigette Lundy-Paine...
Saisons 1 et 2
Atypical, Netflix, 2017
Drame, comédie



Présentation: On suit la vie d'un autisme à la fin du secondaire
+ : attachant
- : prévisible
Thèmes: autisme

Mon avis
Voilà, je ne sais plus depuis quand je me dis que je dois écrire une chronique sur cette série que j'ai écouté beaucoup plus tôt dans l'année. Donc, c'est le souvenir qu'il m'en reste qui constituera mon avis.
Organisant le challenge Glace & Fudge, je ne pouvais qu'être attirée par cette thématique qu'est l'autisme, d'autant plus que c'est une des thématiques qui m'avait fait créer le challenge. Alors, c'est donc une des séries sur lesquels je me suis penchée avec le nouvel abonnement Netflix.
Dès les premiers épisodes, on ne peut que s'attacher aux différents personnages pour différentes raisons. De plus, j'ai aimé qu'on voit les réactions des membres autour de Sam qui montrent l'impact que son autisme a sur les autres. De plus, on ne fait pas que centrer sur l'autisme puisqu'on voit aussi la vie de sa famille, les troubles auxquels ils sont confrontés qui touchent ou non l'autisme. D'ailleurs, j'ai l'impression qu'on centrera encore davantage sur d'autres choses atypiques pour la suite.
J'aime aussi bien voir comment peuvent être perçues les choses que nous disons dans la tête des autistes. La façon dont sa psychologue l'amène à comprendre nous permet de voir son évolution. De plus, j'ai bien aimé aussi comment son ami lui présente ce qu'il faut faire, et qu'il nous amène à nous questionner sur ce qu'est la normalité.
Je regrette cependant qu'on n'ait pas vu de réaction de certaines autorités face à un événement qui nous montre qu'il reste encore bien du chemin à faire pour que les gens comprennent et acceptent l'autisme.
Malgré ce bémol, c'est une série pour laquelle j'ai apprécié les deux premières saisons, dont je juge que tous devraient la voir, et pour laquelle j'ai hâte de voir la suite.

Parce que je participe à quelques challenges

 

vendredi 7 juin 2019

un reflet doré

Les frères Sisters 
Auteur : Patrick deWitt
Illustration de couverture: Dan Stiles
Édition: Alto - 2014 - 443 p.
Traduction par Emmanuelle et Philippe Aronson
original: The Sisters Brothes, Ecco , 2011
Aventure, western, littérature canadienne


Présentation: Les frères font route pour aller tuer un chercheur d'or.
+ : fluide
- : égo
Thèmes: meurtres, ruée vers l'or



Mon avis
Encore une chronique qui ne sera pas évidente puisque, comme pour mon précédent article, j'ai lu ce titre dans une période de fatigue où je ne retenais quasiment rien. Car oui, encore ici, je lisais, prenais grand plaisir à ma lecture, mais quelques instants après avoir posé les chapitres que je venais de lire, c'était évacué de mon esprit. Cependant, je prends à nouveau le parti de vous en parler.
J'ai apprécié le style fluide de l'auteur, parsemé d'un peu d'humour noir.
«Quoi qu'il en soit, je ne comprends pas pourquoi vous montrez à cet enfant une telle violence à son âge.
- J'ai déjà vu des gens se faire tuer, me dit le garçon. J'ai vu un Indien se faire découper avec un poignard, ses tripes lui sortaient du ventre comme un gros serpent rouge. J'ai aussi vu un homme pendu à un arbre à l'extérieur de la ville. Sa langue était gonflée dan sa bouche, comme ça.»
Il hocha la tête, s'éclaircit la gorge et cracha en l'air un gros graillon qui décrivit un charmant arc de cercle avant d'atterrir au beau milieu de son front.
Voilà, c'est ici que je reprends le fil de la chronique débutée il y a quelques temps. Donc, vous comprenez que ça doit être encore plus ardu.
Je me souviens avoir apprécié le fait que certains chercheurs d'or aient une recette pour mieux trouver l'or.
Il avait les paupières mi-closes, et je me suis dit qu'il avait l'air endormi. Je venais d'ouvrir la bouche pour lui exprimer toute ma sympathie, car son expérience se soldait manifestement par un échec, lorsque j'ai remarqué dans ses yeux un reflet doré de plus en plus lumineux. J'ai reporté mon attention vers la boîte et mon coeur a fait un bond, car là devant moi, je le jure devant Dieu tout-puissant, l'anneau d'or luisait à travers l"épaisse couche de terre noire!
Cependant, j'ai trouvé que ça venait tardivement, en tout cas, dans mon souvenir, et qu'on aboutissait pas assez rapidement à cela. De plus, je crois que, même si on voyait les frères progresser, on ne sentait pas assez d'épreuves — surtout que ça aurait été propice à de l'action — face à la quête qui leur est confiée.
Même si je crois que cela aurait pu être davantage approfondie, j'ai apprécié que le narrateur montre une certaine réflexion d'opposition et de contraste avec son frère. J'ai aussi, comme dit, apprécié le style d'écriture.
Même si j'en ressors mitigée, vous pouvez vous le procurer pour vous faire votre propre idée.

Parce que je participe à quelques challenges

(Terre du milieu)
Défi-lecture: #43
 Multi-défis : #23


jeudi 16 mai 2019

exhumer l'horreur

Le rapport de Brodeck
Auteur : Philippe Claudel
Couverture : Roger Toulouse, Le Jeune Homme de l'Hospice
Édition: Stock - 2007 - 375 p.
original: titre XXX , 2000
Drame, littérature française






Mon avis
Oui, une fois n'est pas coutume, j'entame l'avis sans avoir fait une présentation en une phrase, choisi un + et un -. Un peu parce que j'ai l'impression d'avoir eu des lectures dernièrement pour lesquelles j'étais en mode fatiguée à fond, et donc que je lisais sans retenir, même si c'était fluide. Cependant, cela ne m'empêche pas de tenter de vous en parler un peu.
En voulant rafraîchir ma mémoire, la première critique non-presse sur laquelle je tombe, l'internaute mentionne que Brodeck fait preuve de pragmatisme, et même si je n'en étais qu'au tout début de la critique, cela m'a fait dire que c'est peut-être ce côté trop pragmatique qui faisait que je ne retenais quasiment rien, cela n'étant pas aidé par la fatigue. Bref, il semblerait que j'ai tendance à lire cet auteur à des moments inopportuns afin de pouvoir l'apprécier pleinement.
Cependant, cette fatigue ne m'a pas empêché de repérer des passages qui portent à réflexion, ce qui me semble être le but de ce titre, de venir nous parler d'histoire de façon détournée afin qu'on n'oublie pas la mémoire de certains événements, et qu'on réfléchisse dessus.
À travers ses questionnements sur la disparition de l'Anderer (l'autre), on trouvera justement cette relation à l'autre. On croise aussi des mots sans doute allemands, et certaines réflexions sur la guerre.
La guerre... Peut-être les peuples ont-ils besoin de ces cauchemars. Ils saccagent ce qu'ils ont mis des siècles à construire. On détruit ce qu'hier on louait. On autorise ce que l'on interdisait. On favorise ce que jadis on condamnait. La guerre, c'est une grande main qui balaie le monde. C'est le lieu où triomphe le médiocre, le criminel reçoit l'auréole du saint, on se prosterne devant lui, on l'acclame, on l'adule. Faut-il donc que la vie paraisse aux hommes d'une si lugubre monotonie pour qu'ils désirent ainsi le massacre et la ruine? 
Et pour ma part, vu toute les haines que renferment les guerres, je ne peux que vous dire que j'ai trouvé le passage suivant très marquant. On sentait plus de vie, d'émotion de la part de Brodeck, ce qui venait lui donner plus de caractère que son côté très pragmatique.
Qui a donc décidé de venir fouiller mon obscure existence, de déterrer ma maigre tranquillité, mon anonymat gris, pour me lancer comme une boule folle et minuscule dans un immense jeu de quilles? Dieu? Mais alors, s'Il existe, s'Il existe vraiment, qu'Il se cache. Qu'Il pose Ses deux mains sur Sa tête, et qu'Il la courbe. Peut-être, comme nous l'apprenait jadis Peiper, que beaucoup d'hommes ne sont pas dignes de Lui, mais aujourd'hui je sais aussi qu'Il n'est pas digne de la plupart d'entre nous, et que si la créature a pu engendrer l'horreur c'est uniquement parce que son Créateur lui en a soufflé la recette.
Aussi, j'ai l'impression que le pragmatisme faisait en sorte que le fait que Brodeck nous relate les événements enlevait un peu de l'horreur qui était exhumée, car c'est bien de cela qu'il m'a paru s'agirt ici de déterrer les travers de l'humain... À moins que ce ne soit l'habitude et que celle-ci se répande encore plus vite qu'on le pense :(
Il ne faut pas, même sans le faire exprès, même sans jamais le vouloir, exhumer l'horreur, sinon elle reprend vie et se répand. Elle vrille les têtes, elle grandit, elle accouche à nouveau d'elle-même.
Bref, vous comprenez que j'ai eu de la difficulté à chroniquer ce titre puisque je n'étais pas à mon top niveau forme. Cependant, si vous voulez vous le procurer, je crois que vous pourrez y prendre plaisir, mais je vous conseille de le lire lorsque vous n'êtes pas trop fatigués.


Quelques citations
«L'homme est un animal qui toujours recommence». Mais que recommence-t-il sans cesse ? Ses erreurs, ou la construction de ses fragiles échafaudages qui parviennent parfois à le hisser à deux doigts du ciel ?
Parce que je participe à quelques challenges

Défi-lecture: #
Challenge personnel : #
 Multi-défis : #


 

mardi 2 avril 2019

Pause de frénésie

Voilà, cela fait un moment que je veux rédiger cet article. Et c'est là que je m'y lance, et comme, malgré le temps qui a passé, je n'ai pas fait de plan, ça risque d'être décousu. Tant pis, je me lance.
De quoi vais-je vous parler, vous dites-vous. Mystère, mais pas pour longtemps. L'idée m'est venue après la lecture, entre autres, de L'acceptation radicale et des 7 tremplins du succès qui m'ont semblé refléter la même idée. Je n'ai pas les livres avec moi pour voir d'où viennent les idées, et si j'utilise les bonnes expressions. Vous devinez sans doute par les titres qu'il s'agit de livres de développement personnel, et j'avoue que souvent, j'ai de la difficulté avec ces types de livres. Je croyais que c'était parce que depuis longtemps, je m'intéressais à la psychologie, mais je ne trouvais pas que cela convenait comme raison.

Et c'est en réalisant qu'avec des phrases qu'on prend le temps de répéter telles que Excuse-moi, pardon, je t'aime et le fait de s'arrêter pour accepter, plutôt relativiser, ce qui se passe que j'ai commencé à voir un lien. De plus, faisant plusieurs challenges, il m'arrive souvent d'avoir l'impression que plusieurs ne prennent pas le temps de lire les règles(attention, je ne suis pas toujours parfaite à ce niveau), emportés par la frénésie de leur vie, ce rythme effréné qui nous est imposé. Tout ça combiner avec une recrudescence de la méditation, du yoga. Mais est-ce vraiment une recrudescence?

Car oui, vous avez vu les mots temps, arrêt, bref, le fait de prendre une pause. C'est probablement pour cela que j'ai un peu de difficulté avec toute cette nouvelle mode, car j'ai toujours aimé m'arrêter, et ai toujours considéré qu'on ne courait pas le marathon en sprintant. Le sprint, oui, ça peut être bien dans les situations d'urgence, mais sur le long terme, c'est brûlant.

C'est là que je me dis que le minimalisme est peut-être le retour d'ascenseur d'enfin prendre une pause de tous ces sprints, d'arrêter de s'imposer des choses qui au final ne nous apportent pas grand chose, et crée plutôt plus de stress. Bien sûr, c'est plus facile à dire qu'à faire. Et c'est là que je me dis que la médiation, le yoga, sont justement des formes de pause qui, à l'instar de nos ancêtres qui faisaient leurs prières, permettaient de s'arrêter.

Ce besoin de pause, de souffler m'a semblé revenir souvenir dans les développement personnel lus à présent. Et c'est peut-être cela plus que la psychologie qui fait que je n'adhère jamais à 100%, car à mon avis ce n'est que le gros bon sens. Peut-être étais-je trop mouton noir puisque, même quand j'étais jeune, je considérais qu'il ne servait à rien de s'acharner à étudier trop longuement (d'ailleurs, mouton noir et étude vont peut-être être de futurs sujets de cette nouvelle zone de réflexion), et j'aimais toujours faire des pauses, que ce soit en allant prendre une marche, en me posant avec un bon livre sans objectif, ou simplement en m'allongeant pour écouter de la musique. Et peut-être que mon côté mouton noir faisait que je n'avais pas peur de refuser certaines choses quand je sentais le besoin d'une pause.

Bien sûr, je n'ai pas été toujours parfaite là-dessus, mais je considère encore qu'il faut savoir s'arrêter et que ces pauses sont d'autant plus nécessaires dans un monde où on s'impose un rythme effréné. D'ailleurs, prenez un instant pour souffler et contempler ce qui s'offre à vous.

crédit: isallysun 
Et je suis curieuse de savoir quelles sont vos réflexions sur ces pauses, ce que vous voyez comme lien avec la société qui vous entoure. Quels sont les moyens que vous prenez pour parvenir à vous arrêter? Au plaisir de vous lire.

survivre aux brutalités que la vie nous inflige

Toutes les fois où je ne suis pas morte 
Auteure : Geneviève Lefebvre
Couverture : Alex Pérez de Leon
Édition: Libre Expression - 2017 - 319 p.
Littérature contemporaine, littérature québécoise

Présentation: Catherine part à Bruxelles peu après les attentats de Paris rejoindre son amant, et ses désillusions lui font nous plonger dans son histoire, tout en rencontrant d'autres personnages.
+ : style
- : liens
Thèmes: amour, abandon, souvenir



Pourquoi ce livre
Parce que le résumé avait capté mon attention en librairie, et je l'ai sorti puisque je devais encore lire un titre avec le champ lexical de la mort.
Mon avis
J'avoue qu'après avoir tourné la dernière page, je ne savais pas quoi mettre comme présentation pour le récit, car j'avoue que je ne savais pas trop comment le résumer. Et c'est aussi ainsi pour mon avis, car bien que lu aisément, il m'a semblé manqué un morceau.
Tout d'abord, je trouve que ce livre parle de la vie, de ce qui se passe quand tout s'écroule autour.
On croit que la vie nous est acquise. Qu'on peut la maltraiter, l'ignorer, la négliger, la laisser sur le bord du chemin comme une chienne qu'on abandonne, comme une femme à qui on ne fait plus de compliment. On sort d'un oiseau de métal qui pèse des tonnes, qui a réussi à prendre le ciel, à traverser l'Atlantique, à se poser sans se fracasser, et qu'on ne dit pas merci, Non, on grogne, maussade, parce que la dame sardine devant nous a du mal à sortir du piège de samba.
On est cons.
Sans lui, je serais morte. Au fond, c'est le seul homme à m'avoir sauvé la vie. Pour le remercier, j'avais tué ma fille.
Pardon.  
Entremêlé avec de l'amour, les souvenirs qui y sont reliés et les désirs.
Quand tout tombe, les mondes et les bombes, quel refuge reste-t-il à part l'amour?
Rien.
Aimer, être aimé, c'est le seul refuge, l'unique mesure de sécurité, le seul endroit qui vaille la peine de braver tous les niveaux d'alerte. 
Oui, dur d'expliquer, car on suit Catherine, on voit ses émotions aussi, ses réflexions tout le long du récit. On se demande comment cela évoluera, mais je vous l'ai dit, j'ai l'impression qu'il manquait un gros morceau, car bien qu'on ait vu comment Malik était indirectement relié à Catherine au final, je ne sais pas trop où l'auteure voulait nous mener au final. Peut-être n'ai-je pas bien compris la fin, mais je ressors avec une sensation qu'il me manque un lien pour avoir pleinement apprécié ma lecture.

Au moment d'écrire ma chronique, j'ai à nouveau regardé la 4e de couverture, et il y est indiqué style incisif et provocateur, et je dois dire que c'est surtout ce côté qui m'a plu dans le récit, ce style incisif qui nous plonge dans nos retranchements. J'ai aussi apprécié la façon dont la romancière avait d'intégrer certaines expressions vues et revues, en y appliquant son style.
Je n'en pouvais plus de tous ces oeufs sur lesquels il me fallait marcher sans fendre les coquilles.
Le nid des djihadistes, avait décrété un expert international en terrorisme, le sourcil sentencieux, le verbe catégorique, et le nez poudré pour la télé. Il avait prononcé tous les mots attendus, utilisé le bon vocabulaire. C'était la faute au chômage, au désoeuvrement, au racisme. L'Europe ne savait pas y faire avec ses nouveaux arrivants, elle n'arrivait pas à surmonter son attitude coloniale, avait-il ajouté, lui-même impérial. Devant lui, l'animatrice éblouie de tant de précieuses leçons de morale avait hoché la tête avec émotion. Oui, c'était la faute au racisme, voyez comme c'est vilain, le racisme, un bubon plein de pus, si commode pour la speakerine conscientisée et l'expert avisé.
Ce qui ne les avait pas empêchés de qualifier Molenbeek de « nid » toutes les trois secondes, comme s'il s'agissait d'une infestation de vermine qu'il fallait passer aux lance-flammes.
Bref, même si j'ai bien apprécié suivre Catherine, ses pensées, sa vie, j'ai l'impression qu'il manque quelque chose pour la lier véritablement à certains personnages. Vous pouvez voir si vous aurez un avis différent.

Quelques citations
Ta mort a été la fin de nous, de ton père et moi. Tu as emporté notre amour avec ta vie, tu t'es sauvée avec notre plus précieux butin, nous laissant exsangues et dévastés, orphelins de toi. Et cette fois là non plus, à mon grand désespoir, si grand que j'en étais incapable de pleurer, incapable de parler, je n'en suis pas morte.
J'aurais voulu en mourir pourtant. J'aurais dû en mourir.
Et puis, tu es moins beau que lui, tout le monde s'en fout des beaux gosses, ce qu'ils aiment, les gens, c'est des histoires avec des hommes pleins des cicatrices. Ce n'est pas le mal qui les intéresse, c'est la guérison. Ils veulent savoir comment font les autres pour survivre aux brutalités que la vie nous inflige. 

Parce que je participe à quelques challenges

Terre du milieu
Défi-lecture: #


samedi 30 mars 2019

promesses d'éternité

Au bout de l'exil, tome 2: Les méandres du destin 
Auteur : Micheline Duff
Couverture : Polygone studio
Édition: Québec Amérique - 2010 - 302 p.
historique,  romance, littérature québécoise

Présentation: Marguerite, à Lowell, aime un homme, même si les convenances le lui interdisent.
+ : passion
- : début
Thèmes: religion, mère-enfant



Pourquoi ce livre?
Parce que je n'arrête pas de le repousser, il était bien temps que je découvre ce second tome. Surtout que je me souvenais d'avoir apprécié le premier. (lu, après vérification en 2012...)
Mon avis
Et je dois avouer que, une fois n'étant pas coutume, j'ai eu de la difficulté à embarquer ici. Était-ce le fait que cela faisait trop longtemps que j'avais lu le précédent (malgré le résumé succint au début du tome) ou à autre chose, je ne saurais pas dire. Mais aimant ce que j'avais lu de Micheline Duff jusqu'à présent, son style, ses histoires, j'ai poursuivi. Pour mon bonheur. Car oui, j'ai eu de la difficulté à embarquer, mais lorsqu'on est embarquée, on vit l'histoire avec Marguerite.
Bien sûr, on voit aussi la vie de ses sœurs, mais l'histoire est bien centrée sur Marguerite, sur ses sentiments, ses passions, ses pensées face aux convenances de l'époque, ses déchirements.
De plus, on voit comment les Québécois vivent en Nouvelle-Angleterre, s'installent, veulent ne pas perdre leurs traditions. Tout cela au coeur d'un catholicisme menacé par le protestantisme de plus en plus présent dans cette région. Et même le prêtre Antoine, apprécié de sa communauté, se questionne sur les valeurs de son sacerdoce.
- Nous ne sommes pas du bétail, que je sache! Et pas plus les femmes que les hommes! Pour se reproduire chaque année, les animaux délaissent en général leur progéniture au bout de quelques mois. Pas après quinze ou vingt ans comme les humains! Avez-vous une idée de ce qu'élever des enfants représente? Les bêtes ne songent qu'à deux choses: survivre et perpétuer leur race. Mais la race humaine est différente. Vous criez sur tous les toits que les humains ont une âme. Eh bien, prenez-la en considération, cette âme, et que l'Église arrête donc de considérer les femmes comme des machines à mettre bas! 
Également, fin 19e, le clergé est bien important et ainsi les relations hors mariage, on est loin de notre époque. Et on croise entre autres une jeune fille à l'hôpital de la Sainte-Miséricorde qui, pour ma part, m'en a appris sur la réalité des mère-enfants à cette époque: comment cela se passait pour qu'elles remboursent les soeurs.
Bref, j'ai donc apprécié être transporté à une autre époque avec ce titre, et encore une fois, j'ai apprécié le style d'écriture.

Quelques citations
Le monarque comprit-il ces paroles? Il s'envola soudain en dessinant de maladroites arabesques et alla se réfugier sur l'une des fleurs qui ornaient le portail. Marguerite comprit le message et soupira: «Allons, ma vieille, il ne faut pas se laisser abattre. Même mal foutue, même avec une aile brisée, la vie continue. Pour lui comme pour moi.»
Marguerite fit mine de ne pas comprendre l'allusion pourtant évidente. Cher Hugo! Toujours attentif et délicat. Plein d'égards. Capable de saisir ses sentiments sans même qu'elle ait à lui faire de confidences. Il devinait tout, comprenait tout. Plus elle le connaissait, plus elle découvrait sa grandeur d'âme. À ses yeux, il représentait un compagnon protecteur, un être généreux et bon, rempli d'idéal. Une force à laquelle s'accrocher. Le meilleur des amis...
Elle eut une pensée pour Antoine. Le beau ténébreux, lui, se contentait de l'aimer à distance, lui ouvrant son coeur à de trop rares occasions et ne partageant avec elle aucun rêve d'avenir sinon de romantiques promesses d'éternité. Comment pouvait-elle le préférer au journaliste?  
Parce que je participe à quelques challenges

Terre du milieu
Défi-lecture: #77





vendredi 29 mars 2019

Séraphin

Un homme et son péché: Les belles histoires des pays d'en haut
Auteur : Claude-Henri Grignon
Couverture: conception de Daniel Bertrand avec une image de Jean-P. Ladouceur
Édition: Stanké - 1998 - 207 p.
original: Éditions du Totem , 1933
Littérature du terroir, classique, littérature québécoise


Présentation: Séraphin aime son or.
+ : entraînant
- : focalisé
Thèmes: avarice, conditions paysannes



Pourquoi ce livre?

Ayant vu des épisodes ici et là d'une vieille adaptation, un des films, la présente série, et ayant toujours voulu découvrir ce titre culte, il était plus que temps que je le découvre.

Mon avis

J'ai trouvé que le style coulait aisément. Peut-être m'attendais-je à quelque chose de plus soutenu, vu l'époque de rédaction, mais ce n'était pas le cas. J'ai donc été surprise, car même si les descriptions sont là, je trouvais le rythme entraînant, et j'aimais bien.
De plus, je ne pouvais m'empêcher de faire des parallèles avec les différentes adaptations et je voyais très bien le comédien faire les gestes décrits par Grignon.
Séraphin baissa la tête, comme cloué dans une méditation profonde, tandis qu'il caressait d'une main lente son menton maigre, long, pointu, toujours frais rasé. Certainement, tout à coup, s'arrêta juste au-dessous de l'œil droit. C'est alors que le cerveau de séraphin travaillait, calculait, glissait, telle une couleuvre, parmi des méandres sans fin, pour aboutir, en pleine lumière, à cette question : – Sans doute que vous avez des vaches, monsieur Lemont ?
Bien sûr, au niveau de l'intrigue, je n'ai pas eu de surprises, même si je me doutais que les adaptations avaient pris quelques libertés.
Et ici, on voit bien l'avarice de Séraphin qui n'est accro qu'à l'argent, au point de ne pas vouloir soigner Donalda et de se demander ce qu'il lui en coûte de la faire vivre. Il préfère se priver tel que le montre ses soupes sans goût qu'il mange abondamment en petite quantité. Le récit est donc réellement focalisé sur l'avarice de Séraphin, et les personnages secondaires sont relégués loin en arrière ici, au point que je ne suis même pas certaine de les considérer comme des personnages tertiaires. Cela fait que j'avais l'impression qu'ils avaient moins de saveurs, et c'est ce qui m'a déplu dans le récit, leur quasi-absence.
Somme toute, j'ai apprécié découvrir cette lecture qui met en scène cet anti-héros, et enfin découvrir d'où il provenait. Procurez-vous le si vous le désirez. J'ai terminé ma lecture dans le temps où la 4e saison s'achevait. Bien hâte de voir ce qu'il en sera de l'ultime. 

Quelques citations
Un moment, Donalda, d'un geste doux, passa deux fois sa main sur son visage, de haut en bas, comme si des fils d'araignée la fatiguaient beaucoup. Elle tenait ses pieds froids hors du lit, tandis que d'une main énergique elle tira sur elle les draps humides. Un soupir sembla la soulager étrangement. 
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