samedi 15 février 2020

c’est horrible comme c’était beau

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La petite fille qui aimait trop les allumettes
Auteur : Gaétan Soucy
Édition: Boréal Compact, 2000, 180 p.
original: 1998
Couverture: Sans titre de Catherine Farris
Drame, littérature québécoise

Présentation: Le secrétarien commence à vivre sans les ordres de son père.
+ : style
- : court
Thèmes: mort, secrets de famille, isolement



Pourquoi ce livre
Parce que le challenge Un mot, des titres avait le mot petit et que j'ai profité de l'occasion pour relire ce titre. (Et étrangement, comme je reviens dans ce challenge, j'ai un billet préfait pour ma mise en forme et, lorsque je l'ai peaufiné la dernière fois, c'était avec mon billet sur Les petites victoires. Je ne peux que signaler ce fait puisque je peux aussi vous inviter à découvrir ces petites victoires.)

Mon avis
Bien que ce soit une relecture, je me souvenais du caractère ovniesque de ce livre, sans me rappeler de l'élément donnant le titre au récit, étrangement. Ce fut donc comme si je découvrais ce livre pour la première fois, ou presque, puisque bien entendu, un élément m'avait marquée: on dirait que j'avais focussé là-dessus et que j'essayais d'y trouver les indices ratés la première fois. Or, j'ai l'impression que ces éléments, j'avais bien pu les voir la première fois, mais je ne vous dirai pas de quoi il s'agit pour que vous puissiez vous faire votre propre idée s'il vous vient l'envie de lire ce titre qui est à n'en pas douter à découvrir.

J'ignore si c'est parce que je me rappelais du côté ovniesque du titre que j'ai eu l'impression que ce l'était beaucoup moins, mais que j'ai plutôt trouvé que j'étais confrontée à un récit très bien mené. Certes déroutant, mais des indices sont semés ici et là, et on croit aisément à ce qui se passe, bien qu'on aimerait que ces réalités n'existent pas. Par contre, le ton donné peut sembler ovniesque, mais cela n'empêche pas d'avoir des phrases maîtrisées comme le montre le passage suivant qui, à mon avis, représente bien le ton du récit:
Mais bon, j’étais là devant la dépouille à papa et à me ramentevoir tout ça, inutilement bien sûr, car la mémoire voulez-vous bien me dire à quoi ça sert. Je m’efforçai de mettre ces choses-là dans un coin pour ne plus y penser, et de réfléchir à la place, par réforme de l’entendement, selon l’éthique. Je rassemblais mes idées pour faire le point sur l’état présent de l’univers, à mon frère et à moi. Père était devenu ni plus ni moins une chose, puisqu’il n’y avait plus personne dedans, et je sentais que même cette chose avec rien dedans ne nous appartenait plus. Des hordes nous adviendraient du village, ignorant tout de nos mœurs, ne respectant rien, comprenant encore moins, le groin écumant, agitées et stupides comme des mouches, et nous dépossédant de tout, de notre domaine, de mes dictionnaires, du Juste Châtiment aussi, vraisemblablement, et par conséquent de l’usage de la parole, et de la dépouille même de papa qu’ils enterreraient où bon leur semble, dans la crotte et dans la boue.
Puisque c'est le récit de nouveaux orphelins, l'auteur ne pouvait que nous montrer également certaines réflexions sur la mort créant une lucidité dans la voix de la narration naïve.
Je m’étonne toujours de constater qu’une fois la première rafale passée, je suis capable d’une telle indifférence à ce qui peut m’arriver de terrible ici-bas, c’est dans mon caractère, comme. […] Le malheur arrive toujours à n’importe qui, que voulez-vous, c’est une loi de l’univers.
Ah j’aurais voulu ne pas céder au sommeil et en finir avec mon testament avant qu’il ne soit catastrophe. Mais j’étais abandonnée par mes forces, elles s’étaient sauvées comme un crayon. Quoiqu’on en fasse et quoi qu’il en soit, et aussi loin qu’on aille, il faut s’étendre au bout du compte pour dormir, c’est fatal. On a la laisse au cou, la fatigue qui vous retient à la terre finalement vous y tire, et l’on tombe, toujours, que voulez-vous. C’est l’élastique de la mort.
Et à travers toute cette cruauté de la vie, il y a aussi les mots, leur pouvoir, leur genre. Et Gaétan Soucy leur rend bien hommage avec une maîtrise de la ponctuation pour rythmer le récit. Puisqu'il les a bien rangés en phrases, on reçoit un véritable choc à leur contact, tout comme on en reçoit à la découverte de ce récit.

Aussi, lorsque je regardais mes pages cornées (désolée ceux qui n'aiment pas ça!), je n'ai pu que me remémorer que mon édition parlait du débat de l'indépendance grâce à la citation suivante qui mêle également le besoin d'écrire et la sensation d'être dépouillé par la vie.
J’avais définitivement compris que nos rêves ne descendent sur terre que le temps de nous faire un pied de nez, en nous laissant une saveur sur la langue, quelque chose comme de la confiture de caillots, et j’ai repris le grimoire, comme ça, au beau milieu du champ, et mon crayon a poursuivi comme un seul homme, car un secrétarien, un vrai, ne recule jamais devant le devoir de donner un nom aux choses, qui est son office, et je me trouvais assez désarmée par la vie pour ne pas désirer me dépouiller davantage, à l’instar des franciscains et des mules aux yeux doux, et aller jusqu’à me démunir de mes poupées de cendre, je veux dire les mots, tant il est vrai que nous sommes pauvres de tout ce qu’on ne sait pas nommer, comme dirait le Juste Châtiment, si elle savait parler. 
Bref, c'est dur d'écrire une chronique ici sans vous divulgâcher pour vous montrer toute la portée de ce récit. Le style et la construction du récit sont au rendez-vous, et je ne peux que vous inviter à découvrir ce titre, car c’est horrible comme c’était beau. 


Quelques citations

Mais rien de cela n’est la faute à l’impossible. Elle apprendrait à lire avec moi. Dans les dictionnaires que nous irons chercher dans ce qui restera demain de la bibliothèque incendiée, où quelques-uns, j’ose le croire, auront été épargnés, ç’a la vie dure les dictionnaires, mine de rien, ils ont le calme entêtement du bois dont ils sont issus, les arbres ne pouvaient pas nous faire de cadeaux plus beaux. Et nous lirons, nous lirons! Jusqu'à tomber par terre d'ivresse, car après tout qu'importe qu'elles nous mentent, ces histoires, si elles ruissellent de clarté, et qu'elles étoilent le chapeau des enfants déboulés de la lune étendus côte à côte deux par deux, elle et moi?  
Parfois la voix de papa s’élevait par-dessus la mélodie, la chevauchait quelques instants, la tourmentait juste ce qu’il faut, et je ne peux pas vous dire, c’est horrible comme c’était beau.
Je vais vous dire, si j’avais pu prévoir que, avant la fin du jour, je me retrouverais en tête à tête avec l’inspecteur des mines, je crois à tout prendre que j’aurais préféré aller me pendre à la corde de papa, car je craignais un peu les envies de mon cœur, c’est le moins qu’on puisse dire, et selon ce que nous dictent la nature et la religion, c’est de mon frère bien évidemment qu’il convient que je sois amoureux, pas d’un autre.
Car que faire d’autre qu’écrire pour rien dans cette vie? D’accord, d’accord, j’ai dit «les mots: des poupées de cendre», mais c’est trompeur aussi , puisque certains, quand ils sont bien rangés en phrases, on reçoit un véritable choc à leur contact, comme si on posait la paume sur un nuage au moment juste où il est gonflé de tonnerre et va se lâcher. Il n’y a que cela qui m’aide, moi. À chacun ses expédients.

Parce que je participe à quelques challenges

Un mot, des titres
 

mercredi 1 janvier 2020

Bilan des challenges 2019

Bonjour! Ou plutôt bonne nuit, et surtout bonne année! Oui, 2019 est terminée et c'est le moment du bilan.
Donc, pour ce tournant d'année, j'ai choisi de vous pondre mon billet sur mes challenges, car je crois que c'est ce qui me caractérise le plus sur la blogosphère livresque. Début septembre, je vous faisais un bilan de plusieurs challenges. Ici, je ne vous ferai donc que le bilan de ceux qui étaient toujours en cours à ce moment, et de ceux qui se sont étrangement rajoutés, car il semblerait qu'il restait de la place. Encore une fois, la graphiste en moi qui hurle sur le respect du droit d'auteur ne met que les logos dont elle sait que les droits sont bien acquis.
Fin septembre, j'étais à 70 lectures, et écrivant ces lignes le 30 au soir, je devrais terminer l'année avec 88 lectures! Mais aussi, je réalisais grâce à un commentaire qui disait que cela semblait m'amuser, que pour certains, je me donnais plus de stress ou fatigue à cause de leur chronopagéïté, et qu'en plus, j'ai l'impression que plusieurs sont devenus des jeux sans avoir de défis, ce qui est le propre, pour moi, des challenges. C'est pourquoi je crois je deviens plus sélective. On verra bien ce qu'il en sera en 2020 de ma participation!

 
Tout d'abord, je commence par ceux que j'organise. Pour Deuxième chance, je m'étais mise comme objectif 6 deuxièmes chances. Je n'en ai fait que 4, mais c'est pas si mal, car c'est une par saison. Et en plus, j'ai terminé avec une excellente ixième chance avec Victor Hugo et Fantine. Malgré cette excellente lecture, le challenge en soi a eu sa deuxième chance qui n'a pas marchée, ce qui me porte à le clôturer. Pour La face cachée des Disney, je connaissais mal mes catégories de ma nouvelle mouture, ce qui m'a inscrite dans la catégorie où il fallait lire des titres "plus conséquents", et le hasard fait que mes demandes de PEB ne m'amenaient pas les œuvres originales. Cependant, j'ai eu Les 101 dalmatiens, juste pour les fêtes, et il a été lu. Cependant, je n'ai lu que deux autres courts contes qui ne m'ont fait que progresser dans la liste, et non dans mon objectif. Malgré des bas, ce challenge semble avoir eu un petit regain, et surtout des inscriptions plus tardives, ce qui fait que je l'ai prolongé jusqu'au mois de juillet. On verra s'il s'essouffle ou non pour la suite des choses, et je devrais pouvoir trouver mes titres plus conséquents d'ici là! Enfin, après Âmes sensibles, découvrez  et La conscience du cœur, j'ai réorganisé mon idée pour vous proposer Glace&Fudge qui a été bien animé par les participants cette année! Pour ma part, j'ai eu 26 lectures, 1 zoo, et quelques séries télé qui ont fait que j'avais augmenté mon objectif, pour l'atteindre en toute fin d'année. De plus, l'édition Glace & Fudge 2020 est maintenant disponible sur livraddict avec de nouveaux menus (attention, sur le blog, ce sont encore les anciens... qui peuvent vous inspirer!) et des petits changements et plein d'idées pour l'animer. Espérons que le challenge soit aussi vivant cette année avec des lectures et découvertes tout autant marquantes. En serez-vous?


Ensuite, pour ce que j'appelle les "longues listes" Teacher's Favourite Book et Les 100 livres qu'il faut avoir lues au moins une fois dans sa vie, je m'étais mis comme objectif, puisque les deux listes se croisent souvent, d'en rayer 5 de chacune. J'ai été loin du compte. J'ai lu mes deux derniers tomes de Narnia, abandonné Les 4 filles du Dr March, lu Le rapport de Brodeck et L'écume des jours, et entamé Les Misérables duquel j'ai lu le premier tome. Ces challenges ne sont plus organisés, mais je souhaitais poursuivre ma découverte des listes. Or, je me rends compte que ce sont des titres que je vais découvrir au fil de ma vie, tranquillement, donc, à cause de cela et qu'ils ne sont plus organisés, je ne les considère plus comme des challenges pour 2020.

Pour Arsène Lupin, les Rougon-Macquart et Laurent Gaudé, ce sont des livres que je ne cesse de repousser leur découverte. La preuve pour le premier, je n'ai lu qu'un sur 3 des Lupin que je m'étais fixée et n'en ai pas lu des autres! Bon, j'ai lu le premier chapitre de L'aiguille creuse, ce qui vous indique que je poursuis Arsène Lupin au plaisir de Mypianocanta qui sera contente d'apprendre j'espère que je poursuis aussi les Rougon-Macquart en espérant que cette fois, je ne fasse pas que passer sur le topic puisqu'il faut que je poursuive ma découverte de Zola dont j'ai bien aimé Germinal. Ce sont des titres qui eux ne cessent d'être repoussés, repoussés, et qui me confirme dans mon besoin de poursuivre ces challenges. Par contre, désolée choco, pour Laurent Gaudé, ce sont des livres que je sais que je vais lire ici et là au gré de mes envies, car j'ai réalisé avec ceux lus de l'auteur, que dans mon cas, il fallait que la thématique vienne amplement me chercher pour bien apprécier ma lecture. Donc, j'en lirai lorsque j'aurai le goût d'une thématique qu'il aborde, et ne me met plus la contrainte du challenge.

Pour Tour du monde, je poursuivais mon objectif original d'arriver à 30 en aout 2020, et pour cela au début 2019, il me restait 7 nouveaux pays à inscrire. J'en ai ajouté 5: Afrique du Sud, Danemark, Belgique, Japon et Israël. Et en plus, j'ai mis le nez dans Pablo je t'aime Escobar je te hais qui devrait me permettre d'ajouter la Colombie. Donc, vous comprenez qu'après cette lecture, il ne me restera qu'un nouveau pays à découvrir, et que même si je poursuis, on pourrait presque ne pas le compter, surtout que si je ne m'abuse, j'ai d'autres nationalités dans ma PAL que je n'ai toujours pas découvertes! Mais bon, il se termine en aout, donc, il faut le compter ;)

Ensuite, pour le challenge Nobel, je devais en lire 9 cette année pour n'en lire qu'1. Est-ce parce que j'ai eu en tête que le prochain serait L'adieu aux armes d'Hemingway que je n'ai toujours pas retrouvé - St-Antoine, stp! - on ne le saura pas, car j'ai carrément échoué ce challenge. 2/10 en 2 ans... N'empêche, j'irai consulter la liste des récipiendaires à l'occasion puisque plusieurs noms m'attiraient.

Puis, pour Le temps à l'envers, j'ai atteint mon objectif de 4. Ce n'est pas le premier challenge qui me vient à l'esprit, mais puisque je me suis forcé à trouver des livres qui correspondaient à l'année, je réalise que ça me permet de fouiller et de me défier de lire pour avancer, ce qui fait que je le garde, avec encore l'idée d'en lire un par saison pour 2020.

Pour Read in English, je n'en ai lu que 2 sur 4, mais c'est mieux que rien et c'est aussi fonction de ma concentration décrue (je vois de plus en plus l'impact d'être face à un écran), et de la disponibilité. À cause de ces contraintes, c'est plutôt un challenge qui est moins pour moi, même si j'aime lire dans cette langue, et peut-être ayant beaucoup de lectures québécoises, je ne ressens pas trop la barrière de la traduction. N'empêche, je vais continuer à lire en anglais également, à mon rythme!

Pour Prix littéraire SFFF, j'ai atteint mon objectif, et je me rends compte que je ne suis pas du genre à sélectionner des lectures en fonction d'un prix, aussi prestigieux fût-il! Cependant, même si je ne poursuis pas l'expérience, je note dans ma tête Les terres brûlées qu'on m'y a suggéré.

Pour Défi lecture 2019, le challenge Personnel, et Multi-défis, ce sont des challenges que je ne renouvellerai pas. Même s'ils m'ont fait fouillé sur certains points, j'ai tellement trouvé chronophage le fait de passer les listes au peigne fin pour situer mes lectures. J'avais aussi malheureusement l'impression que c'était des signalisations de lien à n'en plus finir, sans échange ce qui fait que je n'y prenais pas de réel plaisir. Malheureusement, c'était ma crainte qui s'est confirmée, surtout que je m'étais fait des mini-liste pour Défi lecture et Multi-défis que je voulais plus découvrir, sachant que je  n'atteindrais pas l'intégralité de la liste. Et avec cela, de la liste des 100, j'en ai rayé respectivement 56 et 60, ce que je trouve très convenable avec une grande part du hasard, et 88 lectures qui, n'étant pas toutes des romans, ne pouvaient pas toutes convenir. Ce grand score pour moi dans la liste me donne probablement aussi un sentiment que ce n'est pas assez challengesque pour ce que je recherche. Malgré tout, je vous ai dit que je m'étais donné des minis-objectifs également. Pour Défi-lecture, j'en ai atteint 10/14 avec une lecture prévue qui n'a pas convenue, et un rythme de lecture décrue en fin d'année. Très satisfaite de ce score. Pour Multi-défis, je m'étais fait une mini-liste de laquelle je m'étais donnée un objectif de 10 en début d'année, objectif atteint très rapidement. Et en fin d'année, je me retrouve avec 25 de ma mini-liste rayée, ce qui est presque son intégralité. Pour challenge Personnel, j'ai terminé avec 25 consignes sur 27, ce qui me va très bien, sachant que je me suis faite avoir lors de mon inscription, puisque j'avais mal lu la date de fin. Bon, pas certaine que j'aurais atteint les 27, mais tout de même, j'ai réussi à avoir un livre "PAS DANS UN AUTRE CHALLENGE". Dans mon cas, c'était tout un exploit! Bref, tout ça pour dire que peut-être que je varie très bien mes lectures, ce qui me donne l'impression de ne pas être défié par de tels challenges. Cependant, je comprends que certains peuvent y trouver leur compte. Comme la signalisation est chronophage, je crois que ça convient à ceux qui ont peu de challenges, ou un rythme de lecture de fou!

Pour le challenge des 12 thèmes, j'ai réussi à mettre au moins une lecture sur 10 mois. Et les 2 manquants se sont trouvés en fin d'année quand mon rythme de lecture a décru pour des raisons personnelles. Étrangement, c'était les 2 thèmes qui me paraissaient les plus faciles, car plus souvent dans mes cordes. Je n'ai pas été voir la nouvelle édition encore, mais j'aimais bien la contrainte de temps pas trop contraignante, donc je risque d'en être à nouveau.
Pour Un livre, un état, je m'étais donné comme objectif 5 livres cette année, et n'en ai lu qu'un. Preuve que je lis de moins en moins de littérature américaine. Je croyais que le challenge se terminait, mais il est illimité, et je poursuis pour retourner découvrir l'univers de nos voisins du Sud.

Pour Sagas 2019, j'ai lu 20 tomes de sagas, ce que je considère très bien. Je voulais en terminer 6, mais n'en ai terminé que 4. Pas trop pire. J'en ai aussi abandonné au moins 2 desquelles j'ai lues les premiers tomes qui ne m'ont pas attiré. Comme j'avais aussi l'impression d'une liste de liens, c'est la principale raison pour laquelle je ne renouvelle pas, sachant très bien que j'essaie de limiter les nouvelles sagas et d'avancer autant que je le peux.

Pour le challenge Écosse, je n'ai lu qu'un titre, qui s'est retrouvé au hasard pour le challenge. Même si je suis intriguée par cette région que je ne connais très peu, je n'ai pas tendance à rechercher des lectures pour ce challenge. Si je ne me trompe pas, il finit en mai, donc je verrai si je le renouvelle. En attendant, avez-vous des suggestions pour les mois qu'il reste au challenge? (petite précision, je ne suis pass fan d'outlander...)

Ensuite, pour Objectif du mois, j'ai renouvelé ma participation en mai et ai donc au moins une lecture par objectif à présent. Même si je suis moins présente, j'aime toujours autant, et ne peux qu'espérer encore une nouvelle édition. Idem pour Snakes & Ladders que j'avais renouvelé vers la même époque de l'année. Là, par contre, je n'avais pas eu de serpents à ma première participation, et pour cette édition-ci, je suis tombée sur le plus long. Bon, je suis repartie, mais bloquée sur une consigne!

Pour Littérature LGBT, je m'étais inscrite dans le but de farfouiller plus pour découvrir des lectures de cet univers. J'ai 4 lectures qui ont plus été le fruit du hasard pour s'inscrire dans ce challenge, car je rencontre plus souvent que je le pensais de cette communauté. Comme je ne farfouille pas, je vais terminer l'édition en mai, et ne compte pas me réinscrire, même si je trouve qu'on peut avoir des échanges sur le topic.

Même si je n'aime pas trop les challenges de PAL qui me semblent tous être sur le même thème et engorgés..., j'ai découvert une nouvelle façon de la diminuer avec Cerise sur le gâteau, qui, en nous faisant commencer par les "mauvais" nous défient plus, pour ma part, que de dire, je vais la baisser de tant. Bref, là, j'ai l'impression qu'il y a une véritable contrainte. Comme le challenge est court, je n'arriverai pas au bout de l'objectif d'ici fin février, mais j'aurai évacué les pires, ou la plupart puisque j'ai déjà pu voir que tout est relatif et subjectif dans la note affichée sur Livraddict! Tout dépendaient comment sera réorganisé la nouvelle mouture, j'y participerai ou non, car j'ai déjà évacué une bonne part des pires.
Ensuite, pour Québec en novembre, cette année ce fut une plus petite participation pour moi pour des raisons personnelles. En novembre, je n'ai lu que deux titres. Cependant, avec mes pré-lectures du challenge, j'en ai 8 pour lesquelles j'ai discuté. Pas trop pire. C'est plus un challenge que j'ai pris cette année pour me motiver à pondre mes critiques québécoises, même si j'aurais aimé lire davantage. Et en plus, j'ai fait le logo cette année! Bien entendu, s'il y a une édition, j'y participerai. En attendant, je ne désespère de finir par découvrir toutes les chroniques partagées cette année.

Puis, j'ai aussi Raconte-moi l'Asie auquel j'hésitais à participer quand j'ai vu le topic. Et même si je trouve le premier palier haut, j'ai décidé de m'y lancer dans la nouvelle édition, car, même si ma carte des auteurs lus est coloré en Asie, c'est à cause de la superficie, puisque plusieurs pays ne sont pas découverts. De plus, j'ai peu lu des pays colorés, ce qui est propice à ce que je découvre bien la lecture asiatique. Depuis mon inscription, j'ai 2 lectures pour ce challenge.

Voilà ce qui clôt le bilan. Je n'ai pas encore fait le tour complet des nouveaux challenges, mais je deviens de plus en plus sélective comme vous avez pu le constater. Est-ce parce que j'ai bien inculqué la diversité des lectures dans les miennes? que je sors autant que possible hors des genres populaires, des nationalités occidentales qui me donnent l'impression quand je ne vois que ça qu'il n'y a pas de véritables défis? que c'est chronophage? que ça manque de discussion? Je ne saurais dire, je crois que c'est un amalgame de tout ça qui fait que j'ai besoin de me sentir stimulée et de pouvoir en discuter.

Et bien sûr, qui dit lecteur, dit PAL et on a souvent tous le désir de la faire diminuer. Je n'échappe pas à la règle. Au début de l'année, j'étais à 78 livres qui correspondait, vu des intégrales, à 84 titre à lire si je me rappelle bien mon décompte. J'ai ajouté à ma PAL 21 livres correspondant à autant de titres, dont 7 ont été lus. En plus des lectures de ma PAL de départ, celles-ci se trouveraient donc, si ma mémoire est bonne, à 55 livres correspondant à 58 titres. Une diminution qui me satisfait, même si je sais que vu des bons d'achat, de futurs livres viendront s'y greffer prochainement. Je vais continuer à la faire descendre.

Donc, hormis les 2 challenges dont je poursuis l'organisation, il me resterait 11 autres challenges en cours et la validation de ma réinscription à un autre. Cela porterait donc le total à 14 pour entamer 2020. Espérons que cette diminution m'aidera à avoir plus de temps pour passer sur vos blogs, car ils m'ont manqué cette année! Et aussi à organiser mon fichier de suivi, comparé à celui de cette année que je ne peux pas ne pas vous montrer!

Mais avant cela, je dois vous souhaiter à nouveau une bonne année 2020. Qu'elle vous apporte des défis stimulants, qu'ils soient littéraires ou autres, afin de vous accomplir. Bonne année!







mardi 31 décembre 2019

Mes plus belles découvertes de l'année

Qui dit fin d'année, dit retour sur celle qui vient de s'écouler. Et comme ce blog est principalement pour la lecture, petit retour rapide sur mes plus belles découvertes. Je n'ai pas eu de coup de cœur cette année, mais je suis plutôt très difficile là-dessus. N'empêche que sans avoir eu de coup de cœur, j'ai fait d'excellentes découvertes. Donc, voici celles, sans égard à un ordre particulier, qui m'ont le plus marqué et plu.

Nos héroïnes, d'Anaïs Barbeau-Mathieu
Futu.Re de Dmitry Glukhovsky
Ma belle blessure de Martin Clavet
Les petites victoires d'Yvon Roy
Autour d'elle de Sophie Bienvenu
Fantine de Victor Hugo
Le jardin d'Adélie de Marie Bourassa
Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan
Mon fol amour de Dominique Demers
Le doux venin des abeilles de Lisa O'Donnell

Oui, la moitié du top en littérature québécoise quand moins de la moitié de mes lectures sont canadiennes (32/88), mais que voulez-vous, on a de la bonne littérature au Québec!

mardi 26 novembre 2019

On veut les sauver!

Cet automne, quelques émissions nous ont captivés plus au moins. Parmi celles que j'ai écoutées, il y avait Le monstre, tiré du livre autobiographique d'Ingrid Falaise. Donc, quoi de mieux que de prendre une émission adaptée d'un livre pour cette journée de Québec en novembre Écoutons la télé!

Je n'ai pas lu le livre, mais la thématique de la violence conjugale est une thématique à laquelle je trouve on doit s'intéresser, qui demeure trop taboue. Je ne peux pas comparer, mais ce que je peux dire, c'est que j'ai aimé l'adaptation. J'ai apprécié à quel point on voit que cela est psychologique, et pas seulement physique. Je regrette cependant que ça semble pointer du doigt qu'une seule religion. Je comprends que c'est à cause de l'autobiographie, mais j'ai de la difficulté à croire qu'elle n'aurait pas croisé de victimes de "Québécois pure laine" pendant tout le processus, ou qu'à tout le moins, ce soit porté à la conscience des téléspectateurs. Malgré ce point, j'ai apprécié visionner le récit, vouloir la sauver, lui dire de s'en aller de là, mais comprendre en même temps comment elle se faisait manipuler, comment cette manipulation est sournoise, comment ses parents tentent de comprendre ses agissements. Bref, j'ai apprécié visionné cette série, et espère que tous pourront se sortir de ce pattern si vous en êtes victimes.

Aussi, je n'avais pas prévu en parler au début du mois, mais comme les organisatrices ont placé cette journée aujourd'hui, je peux aussi vous parler d'Alerte Amber, que j'ai également vu, et qui est l'émission que j'ai le plus aimée cette année. Je ressentais toute la tension, le stress, les inquiétudes. Je regrette cependant que le côté autisme ait été moins présent dans les derniers épisodes. Je ne suis pas experte, mais même s'il se passe quelque chose qui atténue probablement les impacts, j'ai plus l'impression qu'on devrait sentir davantage certains impacts dans le comportement. Cependant, on réussit à sentir certains impacts de l'autisme dans toute la série. De plus, les intrigues secondaires viennent se greffer à la principale de façon très efficace. En plus de toute la tension, nous avons aussi bien des moments émotifs, auxquels on ne peut pas je crois demeurer insensibles. Bref, pour moi, cela a été mon émission préférée cet automne.

N'hésitez pas à regarder l'une ou l'autre.


lundi 25 novembre 2019

Sortie au zoo!

Au cours de l'été, j'ai visité quelques endroits. Parmi ceux-ci, j'ai visité le Zoo Miller qui même si j'en avais entendu parler il y a quelques années, je n'y avais pas encore été, même si j'appréciais leur positionnement de protection des animaux.
Étant un peu serrés dans le temps, nous n'avons pas été voir chaque animation qu'il y avait, surtout que nous ne nous attendions pas à ce que ce soit si gros comme zoo. Cependant, en circulant, nous avons pu entendre l'animation entre autres sur celle des loups, et entendre entre autres une partie d'explication sur les façons qu'ils rééduquaient des animaux pour les remettre en liberté. Et cela, allait bien avec leur mission de respect de la faune. 
J'ai pris quelques photos (elles m'appartiennent, si vous voulez les utiliser, veuillez me contacter pour les spécifications), et je vous montre quelques spécimens pris! Pour les autres, il faudra que vous alliez visiter le zoo. 



Et la dernière que j'ai retouchée

Je n'ai pas écouté la série télé, ce n'est que par après que j'ai su que ça existait et que j'ai pu voir un extrait d'un épisode. 

Parce que je participe à quelques challenges




 Chronique rédigée pour

dimanche 24 novembre 2019

l'armée de démons que tu traînes

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Autour d'elle
Auteure : Sophie Bienvenue
Édition: Cheval d'août - 2019 - 200 p.
Original: 2016
Photographie de couverture: Jacqui Miller
Littérature contemporaine, littérature québécoise

Présentation: On gravite autour d'une mère et de son fils confié à l'adoption
+ : choral
- : présentation
Thèmes: vie, famille



Pourquoi ce livre
Parce qu'il était de Sophie Bienvenu et que la phrase Bientôt, je rencontrerai ma mère biologique. m'accrochait comme prémisse à l'histoire.

Mon avis
Tout d'abord, je dois dire que ma plus grosse déception a été à cause de la présentation qui, dans mon interprétation, me laissait présager que l'histoire tournerait autour de la rencontre entre une mère et son fils. Oui, ça tourne autour de ses personnages, mais pas autour de la future rencontre, ce qui fait que l'espoir que j'avais face à cette lecture n'a pas été comblé. Cependant, cela ne m'empêche pas de constater que j'avais dans les mains une histoire de qualité, encore une fois de la part de Sophie Bienvenu.

On gravite autour de la mère et du fils, avec les différents personnages qui ont croisé leur vie. Cela dans un roman choral qui, pour ma part au début, vu mes attentes, m'a déstabilisé, mais quand j'ai compris - rapidement - que ce serait un roman choral, j'ai pu embarquer dans l'histoire et suivre tous ces différents personnages qui avaient chacun leurs bibittes.
Avec toi, rien n'est jamais grave, parce que tu vois tout au travers de ta crisse de lentille qui te sert de bouclier. P'r'êt que c'est efficace contre l'armée de démons que tu traînes, mais ça fait surtout le vide autour de toi, et essaie pas de me faire croire que t'aimes ça. Crois pas que je l'ai jamais vue, ta solitude. Va pas t'imaginer que t'as réussi à me la cacher. Tu penses que j'ai pas remarqué que c'est des larmes que t'as dans les veines, pas du sang? Tu peux jouer la comédie à tout le monde, mais pas à moi. Je sais qui t'es. J'aurais pu te protéger. Si ç'avait pris une machine à voyager dans le temps pour effacer ton passé tout croche et que tu sois bien, j'aurais trouvé un moyen de la construire.
Je suis surtout la pro du sourire fake et de l'amour imité. Je me suis éteinte. J'ai quitté mon corps et je le regarde évoluer, anesthésiée. C'est ça qui m'a rendue folle. 
Elle a été quand même pas si pire, ma vie, des bouttes. Dommage qu'elle doive finir ce soir. Mais c'est pas grave, parce qu'elle va recommencer demain. 
De plus, j'ai apprécié les choix que l'auteure a fait sur les personnages qui croisent la route des principaux, la façon dont on se demandait quel lien les unissait parfois en début de chapitre pour n'avoir que la réponse à la fin, et aussi comment les ellipses subtiles nous font avancer dans le temps.

Aussi, j'ai aimé retrouvé la plume de l'auteure. Bien que moins cru que dans mon souvenir de Et au pire, on se mariera, on sent encore de la colère bien ressentie par certains personnages qui même si chaque narrateur est au je, on peut aisément voir toute la panoplie de styles qui conviennent pour chacun des personnages croisés.
Tout le monde essaie de trouver de quoi pour changer de conversation, mais c'est une vraie question que j'avais. Ça me prend une réponse. Comme quand elle nous a offert un camp de jour, aux enfants des employés, l'été passé, pis la trouver donc généreuse. Comme si ça leur faisait rien de se faire mettre dans la face qu'ils pouvaient pas offrir des affaires à leurs enfants, par une princesse qui a rien vécu pis qui se pense meilleure qu'eux autres. Moi, j'avais un problème avec ça. Mais y a fallu que je me ferme la gueule. On les fait tout le temps taire les gens qui dénoncent. C'est de même partout, depuis tout le temps.
C'est tu pour tromper ta misère que tu veux aller immortaliser celle du monde? Mais guess what? Tu seras jamais grand reporter, tu te rendras jamais plus loin que Sainte-Perpétue, à couvrir le festival du cochon graissé pour un journal local. Tu penses que t'as un rôle à jouer pour régler les problèmes de l'univers, tu te crois spéciale, mais tu l'es pas. T'es rien que spéciale pour moi, pis t'as pas été capable de t'en rendre compte. Too bad. Ce sera trop tard quand tu voudras revenir, quand tu te seras aperçue que t'as pas besoin de tout ça, que tout ce que tu veux, c'est que je t'aime et que je te rende heureuse. 
Aussi, j'ai aimé la place accordée à la musique dans le récit, ce qui est très bien intégré avec chacun des personnages. Ça m'a aussi permis de découvrir Résiste, interprété par France Gall, chanson que je ne connaissais pas et qui, pour moi, est bien meilleure qu'Ella elle l'a. Je trouve aussi que Résiste arrivait au bon moment dans le récit, même si la chanson aurait pu être mis partout!

Voilà, peut-être que si mes attentes suite à la présentation auraient été différentes, j'aurais eu un coup de coeur (quoique dur de battre Et au pire, on se mariera), mais même si je n'ai pas eu de coup de cœur pour le roman, j'en ai eu un pour le chapitre Valeur sentimentale, et j'ai grandement apprécié cette lecture que je ne peux que vous inviter à vous la procurer en vous en souhaitant une excellente.

Quelques citations
Ça prend plus de temps de se décider à partir que partir pour de vrai. Surtout quand on sait qu'on ne reviendra pas.
«J'ai eu l'impression d'être jeune toute ma vie, et un matin, hier ou avant-hier, je me suis réveillée, et j'étais vieille. OK, pas vieille, mais plus jeune, disons. Y a des choses qui ne reviendront jamais et desquelles je dois commencer à faire mon deuil. Je vais sonner vieille conne, justement, mais la vie c'est ça: une série de deuils. Même quand t'es heureux, les moments de joie passent, et il ne te reste plus que du vide, à la fin.
«J'ai vécu des années à vouloir ne rien avoir à perdre. Et tu vois, aujourd'hui, j'ai pas accumulé grand-chose. Du moins, rien d'important. Et j'ai souffert pareil.
«C'est con, hein?»
Parce que je participe à quelques challenges
Défi-lecture: #3
(Challenge personnel : #15)
 Multi-défis : #88


mardi 19 novembre 2019

C'est notre lot!

Cliquez sur l'image pour vous le procurer
Albertine en cinq temps 
Auteur : Michel Tremblay
Édition: Leméac - 1984 - 103 p.
Couverture: Jacques Léveillé
Théâtre, classique, littérature québécoise

Présentation: Les 5 Albertine des différentes époques se parlent.
+ : joual
- : différenciation
Thèmes: pauvreté, famille, culpabilité



Pourquoi ce livre
Parce que je devais lire un texte de théâtre, et que je savais que Québec en novembre s'en venait!

Mon avis
Voilà, petit moment que je n'avais pas lu l'auteur et dès le départ, on retrouvait le style joual que l'auteur maîtrise très bien.
De plus, n'ayant toujours lu que le tome 6 des Chroniques du Plateau-Mont-Royal, j'ai apprécié que les références soient subtiles à ce qui se passe dans la saga, mais qu'on puisse bien comprendre le contexte et comment Albertine a évolué à travers les époques.
Comme c'est Albertine à différentes époques et Madeleine, il est difficile par écrit de bien distinguer les différentes Albertine à moins de prendre une pause après chaque ALBERTINE À X ANS pour bien situer celle qui parle, ce qui me fait penser que cette pièce passe sans doute mieux jouer qu'à la lecture à cause du visuel qui permet de mieux les distinguer. Bien sûr, à l'écrit, plus on avance, plus on comprend celle qui parle sans avoir besoin de focusser sur les X ANS.
C'est une pièce qui se lit vite, entraîné par le joual, les Albertine qui tentent de se libérer de la culpabilité de leur lot. J'ai donc apprécié ma lecture!

Quelques citations
Quand même que tu voudrais pas... Si t'es t'assez naïve pour penser que la vie dépend juste de toi, tant pis pour toi! Vas-y, continue à penser que t'as le choix! Que tu peux choisir la liberté pis finir tes jours à faire des sandwiches aux tomates salade mayonnaise pour une ribambelle de clients qui vont te remercier jusqu'à la fin des temps! Tu m'en diras des nouvelles quand le monde s'écroulera autour de toi pis que tu te retrouveras tu-seule devant absolument rien d'autre que la bonne vieille culpabilité! C'est toujours comme ça qu'on s'est fait avoir, pis on n'a pas encore appris! Sais-tu quoi? J'aurais peut-être dû danser sur la tombe de mon enfant, en signe de victoire, parce qu'elle, elle l'a choisi, son destin!
Notre rôle! C'est pas notre rôle! C'est notre lot! 
Parce que je participe à quelques challenges

Défi-lecture: #
Challenge personnel : #
 Multi-défis : #
Douze thèmes

Lecture faite en prévision de la chroniquer pour

dimanche 17 novembre 2019

Souvenirs de lecture québécoise

Coucou! Le temps ayant été utilisé pour autre chose, j'ai décidé de ne pas rédiger d'articles individuels pour les titres suivants, mais je tenais tout de même à vous en glisser un mot! Ces lectures ont été faites au cours de l'année et voici donc mes souvenirs sur celles-ci.

Pour Au 5e de MP Boisvert, c'était un peu déstabilisant au début puisque c'est une construction roman/près du théâtre, donc, la construction est non conformiste, ce qui va avec les personnages et j'avais apprécié cette histoire.

Pour Chroniques birmanes de Guy Delisle, je crois que j'avais moins apprécié que Chroniques de Jérusalem, même si je me souviens que j'aimais bien découvrir ce coin et les réflexions que l'auteur glissait en comparaison avec notre société occidentale.

Pour Ma belle blessure de Martin Clavet, j'avais repéré à cause de la couverture. Et je n'ai aucunement regretté ma lecture où le style est très direct et vient nous bouleverser encore plus sur les conséquences de l'intimidation. Je l'avais emprunté numériquement et noté des citations, mais le temps était limité et lorsque j'ai réemprunté, j'avais perdu les passages que j'avais surlignés, ce qui fait que pour l'instant, je limite cela à mon souvenir de lecture. Mais le style convenait parfaitement au récit, et peut-être qu'un jour je l'achèterai pour le relire et vous aurai une chronique plus précise avec citation, montrant que la couverture est encore plus parlante.

Pour Parfum de poussière de Rawi Hage, c'est probablement un exemple qu'il faut lire le titre au bon moment. J'avais commencé à le lire, étant emballée, mais je l'avais mis en pause pour des lectures que je voulais mettre en priorité. Or, lorsque je l'ai repris, même si je voyais toujours le style de qualité, j'accrochais beaucoup moins. Même si l'intrigue m'a semblé bien construite, j'avais l'impression qu'un voile de poussière mettait un écran sur ma lecture.

Pour Quand l'intuition trace la route de Danièle Henkel, même si je vois que Mme Henkel faisait bien de suivre son intuition, le fait qu'on voit qu'elle avait un bon réseau près d'elle comprenant de nombreuses ressources donne un sentiment de facilité face à son succès, surtout quand on sait que ce n'est pas tout le monde qui a accès à de tels réseaux. Mais j'ai apprécié voir le côté humble qui se dégage de ce pan de vie.

Pour Tout mon temps pour toi de Maxime Landry, ma lecture était teintée par la très mauvaise note qui lui était accordée que je ne comprenais pas. Bien sûr, ce n'est pas le titre où la fin est surprenante et le récit le plus enlevant, car on devine bien dès le départ, mais cela pour moi ne sont pas des raisons pour le considérer comme nul. Pour ma part, j'avais bien apprécié la construction et la lecture en lien avec le temps qui passe.

Voilà, pour les lectures québécoises pour lesquelles j'ai décidé de vous en glisser un mot et qui n'avaient pas eu de critiques au cours de l'année.

Membres, bienvenue!