samedi 7 septembre 2019

Où en suis-je dans mes challenges?


Coucou tout le monde, je réalise qu'on est déjà rendu au neuvième mois de l'année, et que je n'ai pas fait de bilan sur mes challenges depuis le début de celle-ci sur mon blog. Bien sûr, je faisais mon suivi dans mon fichier énorme parce qu'avec la quantité de challenges auxquels je participe, il me le faut bien pour s'y retrouver. Donc, est-ce que c'est la catastrophe vu leur nombre? Vous en jugerez par vous-même dans ce qui suit.

Voulant défendre de plus en plus le droit d'auteur dans ma vie personnelle, je ne mettrai que les logos dont je sais que les droits sont conformes à une diffusion, car même les droits de diffusion pour des utilisations personnelles sont réglementées! Bien sûr, si vous me confirmez les posséder, je pourrai les rajouter. 

Alors, où en suis-je dans mes challenges? après ces 70 lectures! Je vais commencer par parler de ceux dont les éditions sont terminées.

Parce que je participe à quelques challenges...

Tout d'abord, pour le Pige m'en 3 de Québec Livresque (organisé par ikapetitebulle), je devais lire Reine de mémoire, pour lequel, malheureusement, la lecture fut pénible. Ensuite, pour Romances historiques de Gribouille Le Chat, j'ai choisi d'abandonner, car j'ai su par après qu'il fallait impérativement que ça finisse bien. Cela m'aurait fait valider des lectures seulement après coup, et j'ai plus de difficulté à voir le côté challenge dans ces cas, pour ce qui est de ma façon de les concevoir. Puis pour Lire pour découvrir, d'Alhweder, je devais lire 3 titres pour lesquels j'ai largement dépassés à cause d'une contrainte de non-fiction de Terre du milieu de la même organisatrice. J'ai terminé Lire pour découvrir avec 14 lectures, et j'ai décidé d'abandonner Terre du milieu puisque j'avais atteint mon objectif en terme de points beaucoup plus tôt que prévu et que je n'arrivais pas à suivre le rythme effréné du challenge, ne lisant pas autant que bien des participantes. Ensuite pour  Snakes and Ladders d'HyruleRian, le comble est que j'ai fini par avoir le bon compte pour tomber sur la case 100, mais le livre entamé ne correspondait finalement pas à la consigne. Et pourtant, j'avais choisi le livre pour y répondre. Je réitère l'expérience pour la présente édition, et j'en suis présentement à la case 84 grâce à une échelle. On verra pour la suite. Aussi, j'ai terminé Objectif du mois de Systia avec au moins 22 lectures et ai réussi à être dans les temps à chaque mois. Et j'ai entamé la nouvelle édition en étant en retard dès le premier mois. Les deux seconds ont été dans les temps, donc je verrai au final pour cette nouvelle édition pour laquelle j'aime toujours autant l'ambiance sur le challenge. J'ai aussi participé à Romans graphiques de Plumeviolette, pour lequel il me restait 3 livres à lire, mais avec tout, je n'ai réussi à n'en lire que 2. Comme j'aime bien le genre, je réfléchis à me réinscrire, et j'hésite, car je sais que j'aime déjà en lire à l'occasion. C'est juste que j'en trouve peu. Et pour terminer cette section, je parle du challenge de la Licorne pour lequel je me suis surprise à être celle qui a obtenu le plus de points. Je ne m'y attendais pas du tout, mais j'ai grandement aimé les LCs effectués et la contrainte possible des continents. Je n'avais pu participer aux précédentes éditions, donc, j'aurais bien aimé réitérer l'expérience, mais je comprends la décision de Licorne de l'arrêter. 
 
Ensuite, rapidement, pour ceux que j'organise. Pour Deuxième chance, j'en suis à 3 lectures sur mon objectif de 6. Peut-être un peu trop élevé comme objectif, mais il reste plusieurs semaines à l'année! On verra bien. Pour La face cachée des Disney, j'ai lu 2 nouvelles qui me font progresser dans la liste, mais pas du tout pour mon objectif de cette édition. Oups! Je dois donc me procurer plusieurs romans d'ici la fin de l'année. Ensuite pour Glace et fudge, je trouvais que je ne progressais pas, mais je viens de réaliser que j'ai 20 lectures effectuées depuis le début de l'année. Donc, beaucoup mieux que je le pensais, d'autant que j'ai validé aussi Atypique et que je validerai sous peu ma récente visite au Zoo Miller. Donc, un peu mitigée pour mes participations dans ceux que j'organise. 

Et non, ce n'est pas terminé. Il en reste plusieurs à vous parler. Pour les longues listes, j'ai très peu avancé dans Teacher's Favorite Books et Les 100 livres qu'il faut avoir lus au moins une fois dans sa vie, qui à ma connaissance, ne sont plus organisés. Mais je veux tout de même poursuivre ma découverte des listes. Par la suite, pour Arsène Lupin de Mypianocanta, j'en suis à 1sur3 de mon objectif annuel. J'escompte lire le troisième de la série prochainement. Ensuite, pour Laurent Gaudé de unchocolatdansmonroman, je n'ai rien lu cette année. Pour le Tour du monde, repris par BlueGrey, j'ai continué sur ma lancée du challenge original, où il me restait 7 nationalités à ajouter pour 2020. J'ai ajouté cette année, l'Afrique du Sud, le Danemark, la Belgique, et le Japon. J'ai donc bon espoir d'y arriver. Pour les rougon-Macquart, je n'ai rien lu cette année, mais ça viendra sans doute! Pour le challenge Nobel, je ne devrais pas vous en parler: j'ai vraiment eu les yeux plus gros que la panse. Je n'ai qu'une lecture cette année, portant mon total à 2 sur mon objectif de 10 pour la fin de la présente année. Pour Le temps à l'envers, je suis rendu à 3 sur mon objectif de 4 pour cette année, ce qui me mène à l'année 2015. Je devrais trouver quelque chose d'ici fin décembre pour y répondre. Pour Read in English de Frankie, je n'en ai que 2 sur 4 et ça se termine d'ici la fin du mois. On verra si je trouverai un petit trou pour au moins lire Tom Sawyer. Ceci termine la portion des challenges qui sont en cours pour lesquels j'étais inscrite en 2018. 

Oui, j'étais incorrigible, et j'en avais ajouté d'autres, dont Terre du milieu, Lire pour découvrir et Pige m'en 3, précédemment cités. Pour ceux ajoutés qui se poursuivent toujours, qu'en est-il? Pour Les prix littéraires SFFF de Gribouille Le Chat, j'en suis à 2/3. Rien n'est perdu. Pour le Défi Lecture, j'en suis à 42 consignes sur les 100, mais seulement à 6/14 de celles que je m'étais donnée comme objectif de bien découvrir en 2019. Pour le Challenge personnel, de CaptainAmerica, repris par MarieHabs, j'en suis à 23 consignes sur 27, avec 18 lectures. Je sèche sur le défi personnel de read a book of more than 800 pages, pour lequel j'avais emprunté le Game of Throne, mais n'ayant pas vu/lu rien par rapport à cette série, je n'arrivais pas à embarquer. On verra tout de même si j'arrive à trouver quelque chose, puisque après tout, j'ai lu mon titre qui n'est pas dans un autre challenge. Si, c'était possible!!!! Pour le challenge des 12 thèmes de A-Little-Bit-Dramatic, je suis présentement à jour, même si pour certains, j'ai été en retard! Et lorsque je m'y étais inscrite, je voulais combiner les objectifs avec ceux d'Objectif du mois, et même si je ne l'ai pas toujours fait, cela a été fait la majorité du temps :) Pour un livre, un état, j'ai vraiment peu lu d'Américains cette année, ce qui fait que pour l'instant, je n'ai que Dear John pour mon objectif de 5. J'essaierai d'en caser certains d'ici la fin de l'année, mais je crois que l'objectif ne sera pas atteint. Pour le Multi-défis sur babelio, j'en suis à 48 consignes validées. Comme pour défi lecture, je m'étais mis aussi une liste que je voulais plus découvrir, une liste de 30 consignes dans laquelle je m'étais mis un objectif de 10. Et de cette sélection, j'en suis à 20, donc, largement dépassé. Pour Sagas 2019 de Gribouille LeChat, je voulais progresser dans mes sagas, et aussi, je m'étais donné l'objectif d'en terminer 6. J'ai présentement lu 18 tomes de différentes sagas pour lesquels seulement 3 étaient des derniers tomes. J'ai encore quelques progressions prévues d'ici la fin de l'année, surtout que je réalise que plusieurs de ces lectures étaient des sagas que je n'avais pas entamées. Ce n'était pas pour améliorer mon compte d'une centaine de sagas!... Ensuite, pour le challenge Écosse de Gilwen, c'est le hasard qui est à l'origine de ma seule lecture validée pour l'instant, et qui m'a fait rembarqué dans ce challenge pour lequel je me mettais des objectifs que je ne tenais jamais. J'aimerais bien par contre avoir une autre lecture d'ici la fin d'année. Puis, même si je trouvais que je n'avais pas grand chose pour le challenge LGBT de Ichmagbücher, j'ai décidé de m'y inscrire, et depuis ma récente inscription en juin, j'ai déjà croisé à 4 reprises cette thématique! Et je me suis inscrite vers la fin août à Cerise sur le gâteau de Noopette qui a pour but de détruire notre PAL, mais en commençant par les plus mauvais! Déjà deux lectures faites, mais n'ayant pas de livres de niveau pâte à sucre, j'ai pris des décorations pour les remplacer, une qui m'a fait bonne impression, et l'autre non.

Voilà, voilà, ça fait finalement le tour! Bref, je sais que je ne reconduirai déjà pas certains challenges l'an prochain - on verra combien de temps ça va tenir ça! - puisque mes façons de les aborder se sont peaufinés. Et j'ai aussi une idée de challenge que je souhaite organiser, mais dont, vu que j'ai déjà de la difficulté à faire une mise à jour régulière de ceux mentionnés plus haut, j'essaie de voir si c'est réalisable, d'autant que je le sens plus dense que Glace et fudge pour l'instant. Je suis donc en réflexion sur son organisation! Et vous, vos challenges, vous vous en sortez?

Et pour les curieux, mon fichier de challenge ressemble à ce bordel! Vous inquiétez pas, je ne mets pas le zoom à 25% quand je le mets à jour ;)

mercredi 14 août 2019

Que ferais-tu si tu n'avais pas peur?

Qui a piqué mon fromage? : Comment s'adapter au changement au travail, en famille et en amour
Auteur : Spencer Johnson
Couverture et illustrations:
Édition: Michel Lafon - 2017 - 105 p. - traduit par Jean-Pascal Bernard
original: Who Moved my Cheese?  G.P. Putnam's Sons , 1998
Fables, littérature américaine


En quelques mots: Des souris réagissent différemment au retrait de leur fromage préféré.
+ : métaphore
- : convenu
Thèmes: changement, peur, développement personnel



Pourquoi ce livre? 
Parce qu'on me l'a offert, et que je voulais lire quelque chose qui n'était pas un roman.

Oopsie! 
Un jour, juste après avoir lu ce livre, j'avais écrit une chronique sur ce dernier. Or, en voulant retourner chercher un passage pour poster mon avis général sur les forums, plutôt que de sélectionner et de copier, une combinaison de touche a plutôt supprimé l'entièreté de la chronique. Malgré des tentatives de revenir en arrière, je n'avais toujours qu'un vide total pour ma chronique, dont j'étais plutôt satisfaite, et que je prévoyais ne publier que lorsque quelqu'un aurait également lu le livre. Et je dois donc changer ce que je vous disais sur un livre qui traite justement du changement. Je ne me souvenais plus de ce que j'avais mis comme thèmes, c'est vous dire! Vaut mieux en rire!!! Du coup, il s'agira plutôt d'une chronique mentionnant ce dont je me souviens avoir mentionné, plutôt que d'une chronique rédigée à chaud.

Ce que j'en avais pensé
Tout d'abord, je me souviens que je commençais la chronique en disant que j'avais déjà lu ce livre, comme j'avais pu le repérer avec les pages comportant des citations sur des fromages, et que je me suis souvenue que je n'avais pas réellement adhéré. Or, le temps passant, comprenant que nos perceptions changent, je me suis dit que je réessayerais le coup tout de même pour voir comment je le recevrais cette fois. Et bien que j'aie encore trouvé cela un peu convenu, j'ai plus apprécié cette nouvelle lecture que le sentiment qu'il m'en reste de la première.

Je ne me souviens plus trop de ce que je disais à chaud, mais je sais que je parlais que je faisais probablement plus de parallèles avec des membres de m'entourage, regardant quels personnages pouvaient correspondre chacun, bien que je savais qu'on avait tous une part des différents personnages en nous, à différents niveaux. Ces parallèles m'ont peut-être aidé à apprécier davantage cette fois.

Aussi, je me souviens que je disais que ce livre pouvait parfois peut-être sembler être une brique pour certains qui, à cause de différentes préoccupations, du fait de ne pas voir de solutions, surtout quand ils lisent des phrases telles que Qui refuse le changement creuse sa propre tombe. Cela peut être écrasant pour certains, à mon avis, et donner l'impression de leur ajouter un boulet à leurs pieds.

J'avais également mentionné que j'avais apprécié la métaphore, et en général, comment le personnage principal évolue, tout comme le style d'écriture. Je disais aussi regretté que ce soit surtout centré sur le personnage principal Baluchon, évacuant ainsi beaucoup Flèche et Flair, même si Polochon reste aussi présent. Cela laisse à penser que ces autres personnages évoluent peu ou ne retirent rien de la situation, donnant une sensation de convenu, que le point central est quelque chose qui va de soi.

*Au moment de mettre sous forme, je rajoute ce paragraphe. Je ne sais plus comment j'avais abordé cela (et surtout, si je l'avais laissé), mais je parlais que des fois, j'ai aussi l'impression que les autres pensent qu'on se refuse au changement, alors que, au fond de nous, nous avons déjà effectué des changements de fromage. C'est votre cas?

Bien sûr, j'avais dû développer beaucoup plus mon avis lors de ma première critique qui m'avait pris beaucoup plus de temps à rédiger que cet avis-ci. J'ai donc l'impression de ne pas aller dans le coeur des choses, surtout que de mémoire, j'avais étayé davantage sur la métaphore et le style, les choses qui m'ont le plus plu.

***Également, suite à une conversation et mon survol du livre qui m'est revenu pour retrouver une citation (que vous vous en doutez, je n'ai pas retrouvée), je rajoute que bien qu'on tende plus vers un ou l'autre des personnages, on a tous une part de chacun, selon les différentes sphères de notre vie. Et il ne faut jamais oublier que les caractéristiques de certains ressortent parfois lorsqu'ils sont en comparaison avec d'autres. Aussi, en cherchant la citation, j'ai revu Que ferais-tu si tu n'avais pas peur? qui m'a rappelé que je parlais beaucoup plus de la peur du changement dans ma chronique à chaud, car cette phrase, de mémoire, m'avait accroché. Elle est presque comme un mantra dans le récit, et a donc une incidence particulière pour l'un des personnages, qui malgré sa volonté de changer semble être beaucoup freiné par cette peur.

Quoiqu'il en soit, c'est une histoire qui, même si elle demeure convenue, amène à discussion sur le changement, la peur de celui-ci. Si vous vous décidez à la lire, je vous invite à prendre le temps de faire des parallèles avec votre entourage, ce qui a des chances de vous permettre de vous en imprégner davantage, **tout comme de bien réfléchir sur vos réactions face aux différents changements, et de comment certaines facettes (i.e. certains personnages) ressortent selon les sphères de votre vie. Il y a des situations où il est plus facile de changer de fromage préféré!

****Donc, même si je considère que le fait d'évoluer malgré nos appréhensions est quelque chose qui, même si on ne le fait pas tous au même rythme, va de soi, il n'en demeure pas moins que comme toute métaphore est sujette à interprétation, ce livre est donc sujet à interprétation, menant ainsi à la réflexion et la discussion. Bref, je relis pour publier, et j'ai vraiment l'impression que cette critique n'est pas à la hauteur de ce que j'ai pensé, donc si certains savent comment récupérer l'originale par miracle, mentionnez-le! (Vous avez probablement compris que pour celle-ci, puisque j'ai copié mon texte sur mon souvenir, j'ai rajouté les paragraphes/passages avec * au moment de mettre en forme/de me relire avant de publier!) Mais j'espère tout de même vous avoir exprimé les points essentiels, et vous amenez, que vous le lisiez ou non, à réfléchir sur la peur du changement. 


Quelques citations

Parce que je participe à quelques challenges

 Multi-défis : #33


mardi 2 juillet 2019

Piétiner les exigences de la conscience

Le maître des peines, tome 1: Le jardin d'Adélie
Auteure : Marie Bourassa
Illustration de la couverture: Chantale Vincelette
Édition: Éditions JCL - 2008 - 529 p.
Historique, littérature québécoise

Présentation: On suit la colère de Louis, adolescent, sur fond de peste et de guerre de Cent Ans
+ : soutenu
- : lourd
Thèmes: vengeance, exécution, moine, Moyen-Âge



Pourquoi ce livre
Parce que la thématique pour le challenge 12 thèmes était sur le Moyen-Âge.

Mon avis
J'ai bien apprécié ce titre qui m'en a appris sur différents points du Moyen-Âge, même si par moment, contexte oblige, cela était violent.
Tout d'abord, au début, j'ai eu quelques appréhensions. J'avais l'impression qu'il fallait être très connaisseur de l'époque pour s'y situer puisqu'on suit surtout la vie de boulangerie dans la première partie. Même si on en apprend énormément sur ce domaine, ce n'était pas pour cela que j'avais entamé ce livre, et j'avais parfois l'impression que ça devenait lourd, tout comme le faisait certains passages qui me semblaient avoir, à différents niveaux, l'effet que l'auteure nous disait, c'est ce qu'on va retenir de l'Histoire. Heureusement, à travers ce départ, on voit également les prémisses de certaines relations, de certains comportements, et des personnages mystérieux nous questionnent.
Qu'allait-on retenir de cette époque? Tout grand événement de l'histoire possède ses repères et ses balises. Chaque guerre a ses actes de bravoure. Mais il n'y avait plus de héros. La mort, cette abstraction que l'on repoussait d'instinct vers un avenir imprécis, était subitement devenue un fait quotidien.
Cela donnait donc les ingrédients pour titiller notre curiosité. La table était donc mise pour poursuivre  et même si le rythme est soutenu et demande concentration, je ne pouvais qu'être captivée par l'intrigue et me demander comment tout cela allait s'orchestrer. On suit donc la vie de Louis, qui par les épreuves qu'il traverse, a une grande colère enfouie au fond de lui.
Mais le désir de vengeance inassouvie qui couvait en Louis comme des braises sous les cendres l'avait empêché de trouver[…] le refuge bienfaisant dont il aurait pourtant eu le plus grand besoin. 
[Louis] avait traversé tant d'épreuves. Pourtant si Antoine ressentait de la joie, c'était surtout parce qu'en prononçant le voeu d'obéissaance, Louis allait se voir contraint de museler des tendances qui avait fort besoin d'être réprimées. C'était le but premier qui l'avait incité dans sa démarche. Car l'abbé n'était pas sans savoir que le miracle guérisseur de Louis avait pour nom esprit de vengeance.
De plus, comme on se trouve au Moyen-Âge, il est, à mon avis, impossible de passer outre la religion. J'ai apprécié voir comment la vie monastique pouvait se dérouler, comment les gens pouvaient y être recruté, et j'ai également apprécié voir comment les moines pouvaient confronté leur point de vue théologique, et ainsi découvrir Saint Benoît.
Louis aimait les sermons, car chacun d'eux l'aidait un peu plus à cerner le personnage de Jésus et de tous ceux qui l'avait précédé. Mais, ce qu'il n'arrivait pas à comprendre, c'était comment un homme pouvait réussir à être si bon. Pardonner. C'était là son message. Et lui, le futur moine, il se sentait incapable de pardonner.
Bien sûr, en plus de la religion, l'époque nous amène, avec la peste et la guerre, à nous interroger sur la vie, d'autant plus qu'on assiste entre autres à une exécution qui nous saisit profondément. On a beau la voir venir, on ne peut qu'être saisi par les mots de l'auteure qui nous donne l'impression qu'on faisait partie des gens venus la voir.
l'existence humaine avait la même valeur pour tous, que l'on soit riche ou pauvre, faible ou puissant. [...] La cruauté était contre nature, elle piétinait les exigeances de la confiance qui étaient les mêmes pour tous.
Bref, c'est un livre qui nous porte à réfléchir, car il nous en apprend sur l'époque et nous saisit beaucoup sur le côté violent de l'humain. J'ignore ce que cela aurait comme effet, mais si vous vous le procurez, je crois que je vous conseillerais de lire toutes les notes à la fin pour bien saisir le contexte, car même si elles ne sont pas 100% essentielles à la compréhension, la curiosité nous pousse à vouloir les consulter, et a un peu freiné la lecture dans mon cas. Quoiqu'il en soit, c'est un récit que j'ai bien aimé, et dont les questions en suspens m'intriguent et dont je me demande, vu la façon dont ce premier tome s'est terminé, quels seront les impacts sur les différents personnages.


Quelques citations
Personne n'aurait pu savoir que tout n'était plus que chaos dans son esprit stimulé à l'extrême par l'anxiété et l'épilepsie qui le laissait épuisé et confus.
Il me guidera peut-être, mais c'est quand même moi qui tiendrai la tâche, pas lu.
Même le plus beau discours du monde, pour qu'il ne soit pas reçu dans une indifférente neutralité, ne devait pas être présenté par un quidam. Il devait provenir d'un des puissants de ce monde ou bien... d'un ermite dont le mysticisme était reconnu.
 Parce que je participe à quelques challenges

Défi-lecture: #47
 Multi-défis : #36



samedi 29 juin 2019

Atypique

image sous licence Creative Commons

Atypique
Série créée par : Robia Rashid
Avec : Keir Gilchrist, Jennifer Jason Leigh, Michael Rapaport, Brigette Lundy-Paine...
Saisons 1 et 2
Atypical, Netflix, 2017
Drame, comédie



Présentation: On suit la vie d'un autisme à la fin du secondaire
+ : attachant
- : prévisible
Thèmes: autisme

Mon avis
Voilà, je ne sais plus depuis quand je me dis que je dois écrire une chronique sur cette série que j'ai écouté beaucoup plus tôt dans l'année. Donc, c'est le souvenir qu'il m'en reste qui constituera mon avis.
Organisant le challenge Glace & Fudge, je ne pouvais qu'être attirée par cette thématique qu'est l'autisme, d'autant plus que c'est une des thématiques qui m'avait fait créer le challenge. Alors, c'est donc une des séries sur lesquels je me suis penchée avec le nouvel abonnement Netflix.
Dès les premiers épisodes, on ne peut que s'attacher aux différents personnages pour différentes raisons. De plus, j'ai aimé qu'on voit les réactions des membres autour de Sam qui montrent l'impact que son autisme a sur les autres. De plus, on ne fait pas que centrer sur l'autisme puisqu'on voit aussi la vie de sa famille, les troubles auxquels ils sont confrontés qui touchent ou non l'autisme. D'ailleurs, j'ai l'impression qu'on centrera encore davantage sur d'autres choses atypiques pour la suite.
J'aime aussi bien voir comment peuvent être perçues les choses que nous disons dans la tête des autistes. La façon dont sa psychologue l'amène à comprendre nous permet de voir son évolution. De plus, j'ai bien aimé aussi comment son ami lui présente ce qu'il faut faire, et qu'il nous amène à nous questionner sur ce qu'est la normalité.
Je regrette cependant qu'on n'ait pas vu de réaction de certaines autorités face à un événement qui nous montre qu'il reste encore bien du chemin à faire pour que les gens comprennent et acceptent l'autisme.
Malgré ce bémol, c'est une série pour laquelle j'ai apprécié les deux premières saisons, dont je juge que tous devraient la voir, et pour laquelle j'ai hâte de voir la suite.

Parce que je participe à quelques challenges

 

vendredi 7 juin 2019

un reflet doré

Les frères Sisters 
Auteur : Patrick deWitt
Illustration de couverture: Dan Stiles
Édition: Alto - 2014 - 443 p.
Traduction par Emmanuelle et Philippe Aronson
original: The Sisters Brothes, Ecco , 2011
Aventure, western, littérature canadienne


Présentation: Les frères font route pour aller tuer un chercheur d'or.
+ : fluide
- : égo
Thèmes: meurtres, ruée vers l'or



Mon avis
Encore une chronique qui ne sera pas évidente puisque, comme pour mon précédent article, j'ai lu ce titre dans une période de fatigue où je ne retenais quasiment rien. Car oui, encore ici, je lisais, prenais grand plaisir à ma lecture, mais quelques instants après avoir posé les chapitres que je venais de lire, c'était évacué de mon esprit. Cependant, je prends à nouveau le parti de vous en parler.
J'ai apprécié le style fluide de l'auteur, parsemé d'un peu d'humour noir.
«Quoi qu'il en soit, je ne comprends pas pourquoi vous montrez à cet enfant une telle violence à son âge.
- J'ai déjà vu des gens se faire tuer, me dit le garçon. J'ai vu un Indien se faire découper avec un poignard, ses tripes lui sortaient du ventre comme un gros serpent rouge. J'ai aussi vu un homme pendu à un arbre à l'extérieur de la ville. Sa langue était gonflée dan sa bouche, comme ça.»
Il hocha la tête, s'éclaircit la gorge et cracha en l'air un gros graillon qui décrivit un charmant arc de cercle avant d'atterrir au beau milieu de son front.
Voilà, c'est ici que je reprends le fil de la chronique débutée il y a quelques temps. Donc, vous comprenez que ça doit être encore plus ardu.
Je me souviens avoir apprécié le fait que certains chercheurs d'or aient une recette pour mieux trouver l'or.
Il avait les paupières mi-closes, et je me suis dit qu'il avait l'air endormi. Je venais d'ouvrir la bouche pour lui exprimer toute ma sympathie, car son expérience se soldait manifestement par un échec, lorsque j'ai remarqué dans ses yeux un reflet doré de plus en plus lumineux. J'ai reporté mon attention vers la boîte et mon coeur a fait un bond, car là devant moi, je le jure devant Dieu tout-puissant, l'anneau d'or luisait à travers l"épaisse couche de terre noire!
Cependant, j'ai trouvé que ça venait tardivement, en tout cas, dans mon souvenir, et qu'on aboutissait pas assez rapidement à cela. De plus, je crois que, même si on voyait les frères progresser, on ne sentait pas assez d'épreuves — surtout que ça aurait été propice à de l'action — face à la quête qui leur est confiée.
Même si je crois que cela aurait pu être davantage approfondie, j'ai apprécié que le narrateur montre une certaine réflexion d'opposition et de contraste avec son frère. J'ai aussi, comme dit, apprécié le style d'écriture.
Même si j'en ressors mitigée, vous pouvez vous le procurer pour vous faire votre propre idée.

Parce que je participe à quelques challenges

(Terre du milieu)
Défi-lecture: #43
 Multi-défis : #23


jeudi 16 mai 2019

exhumer l'horreur

Le rapport de Brodeck
Auteur : Philippe Claudel
Couverture : Roger Toulouse, Le Jeune Homme de l'Hospice
Édition: Stock - 2007 - 375 p.
original: titre XXX , 2000
Drame, littérature française






Mon avis
Oui, une fois n'est pas coutume, j'entame l'avis sans avoir fait une présentation en une phrase, choisi un + et un -. Un peu parce que j'ai l'impression d'avoir eu des lectures dernièrement pour lesquelles j'étais en mode fatiguée à fond, et donc que je lisais sans retenir, même si c'était fluide. Cependant, cela ne m'empêche pas de tenter de vous en parler un peu.
En voulant rafraîchir ma mémoire, la première critique non-presse sur laquelle je tombe, l'internaute mentionne que Brodeck fait preuve de pragmatisme, et même si je n'en étais qu'au tout début de la critique, cela m'a fait dire que c'est peut-être ce côté trop pragmatique qui faisait que je ne retenais quasiment rien, cela n'étant pas aidé par la fatigue. Bref, il semblerait que j'ai tendance à lire cet auteur à des moments inopportuns afin de pouvoir l'apprécier pleinement.
Cependant, cette fatigue ne m'a pas empêché de repérer des passages qui portent à réflexion, ce qui me semble être le but de ce titre, de venir nous parler d'histoire de façon détournée afin qu'on n'oublie pas la mémoire de certains événements, et qu'on réfléchisse dessus.
À travers ses questionnements sur la disparition de l'Anderer (l'autre), on trouvera justement cette relation à l'autre. On croise aussi des mots sans doute allemands, et certaines réflexions sur la guerre.
La guerre... Peut-être les peuples ont-ils besoin de ces cauchemars. Ils saccagent ce qu'ils ont mis des siècles à construire. On détruit ce qu'hier on louait. On autorise ce que l'on interdisait. On favorise ce que jadis on condamnait. La guerre, c'est une grande main qui balaie le monde. C'est le lieu où triomphe le médiocre, le criminel reçoit l'auréole du saint, on se prosterne devant lui, on l'acclame, on l'adule. Faut-il donc que la vie paraisse aux hommes d'une si lugubre monotonie pour qu'ils désirent ainsi le massacre et la ruine? 
Et pour ma part, vu toute les haines que renferment les guerres, je ne peux que vous dire que j'ai trouvé le passage suivant très marquant. On sentait plus de vie, d'émotion de la part de Brodeck, ce qui venait lui donner plus de caractère que son côté très pragmatique.
Qui a donc décidé de venir fouiller mon obscure existence, de déterrer ma maigre tranquillité, mon anonymat gris, pour me lancer comme une boule folle et minuscule dans un immense jeu de quilles? Dieu? Mais alors, s'Il existe, s'Il existe vraiment, qu'Il se cache. Qu'Il pose Ses deux mains sur Sa tête, et qu'Il la courbe. Peut-être, comme nous l'apprenait jadis Peiper, que beaucoup d'hommes ne sont pas dignes de Lui, mais aujourd'hui je sais aussi qu'Il n'est pas digne de la plupart d'entre nous, et que si la créature a pu engendrer l'horreur c'est uniquement parce que son Créateur lui en a soufflé la recette.
Aussi, j'ai l'impression que le pragmatisme faisait en sorte que le fait que Brodeck nous relate les événements enlevait un peu de l'horreur qui était exhumée, car c'est bien de cela qu'il m'a paru s'agirt ici de déterrer les travers de l'humain... À moins que ce ne soit l'habitude et que celle-ci se répande encore plus vite qu'on le pense :(
Il ne faut pas, même sans le faire exprès, même sans jamais le vouloir, exhumer l'horreur, sinon elle reprend vie et se répand. Elle vrille les têtes, elle grandit, elle accouche à nouveau d'elle-même.
Bref, vous comprenez que j'ai eu de la difficulté à chroniquer ce titre puisque je n'étais pas à mon top niveau forme. Cependant, si vous voulez vous le procurer, je crois que vous pourrez y prendre plaisir, mais je vous conseille de le lire lorsque vous n'êtes pas trop fatigués.


Quelques citations
«L'homme est un animal qui toujours recommence». Mais que recommence-t-il sans cesse ? Ses erreurs, ou la construction de ses fragiles échafaudages qui parviennent parfois à le hisser à deux doigts du ciel ?
Parce que je participe à quelques challenges

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mardi 2 avril 2019

Pause de frénésie

Voilà, cela fait un moment que je veux rédiger cet article. Et c'est là que je m'y lance, et comme, malgré le temps qui a passé, je n'ai pas fait de plan, ça risque d'être décousu. Tant pis, je me lance.
De quoi vais-je vous parler, vous dites-vous. Mystère, mais pas pour longtemps. L'idée m'est venue après la lecture, entre autres, de L'acceptation radicale et des 7 tremplins du succès qui m'ont semblé refléter la même idée. Je n'ai pas les livres avec moi pour voir d'où viennent les idées, et si j'utilise les bonnes expressions. Vous devinez sans doute par les titres qu'il s'agit de livres de développement personnel, et j'avoue que souvent, j'ai de la difficulté avec ces types de livres. Je croyais que c'était parce que depuis longtemps, je m'intéressais à la psychologie, mais je ne trouvais pas que cela convenait comme raison.

Et c'est en réalisant qu'avec des phrases qu'on prend le temps de répéter telles que Excuse-moi, pardon, je t'aime et le fait de s'arrêter pour accepter, plutôt relativiser, ce qui se passe que j'ai commencé à voir un lien. De plus, faisant plusieurs challenges, il m'arrive souvent d'avoir l'impression que plusieurs ne prennent pas le temps de lire les règles(attention, je ne suis pas toujours parfaite à ce niveau), emportés par la frénésie de leur vie, ce rythme effréné qui nous est imposé. Tout ça combiner avec une recrudescence de la méditation, du yoga. Mais est-ce vraiment une recrudescence?

Car oui, vous avez vu les mots temps, arrêt, bref, le fait de prendre une pause. C'est probablement pour cela que j'ai un peu de difficulté avec toute cette nouvelle mode, car j'ai toujours aimé m'arrêter, et ai toujours considéré qu'on ne courait pas le marathon en sprintant. Le sprint, oui, ça peut être bien dans les situations d'urgence, mais sur le long terme, c'est brûlant.

C'est là que je me dis que le minimalisme est peut-être le retour d'ascenseur d'enfin prendre une pause de tous ces sprints, d'arrêter de s'imposer des choses qui au final ne nous apportent pas grand chose, et crée plutôt plus de stress. Bien sûr, c'est plus facile à dire qu'à faire. Et c'est là que je me dis que la médiation, le yoga, sont justement des formes de pause qui, à l'instar de nos ancêtres qui faisaient leurs prières, permettaient de s'arrêter.

Ce besoin de pause, de souffler m'a semblé revenir souvenir dans les développement personnel lus à présent. Et c'est peut-être cela plus que la psychologie qui fait que je n'adhère jamais à 100%, car à mon avis ce n'est que le gros bon sens. Peut-être étais-je trop mouton noir puisque, même quand j'étais jeune, je considérais qu'il ne servait à rien de s'acharner à étudier trop longuement (d'ailleurs, mouton noir et étude vont peut-être être de futurs sujets de cette nouvelle zone de réflexion), et j'aimais toujours faire des pauses, que ce soit en allant prendre une marche, en me posant avec un bon livre sans objectif, ou simplement en m'allongeant pour écouter de la musique. Et peut-être que mon côté mouton noir faisait que je n'avais pas peur de refuser certaines choses quand je sentais le besoin d'une pause.

Bien sûr, je n'ai pas été toujours parfaite là-dessus, mais je considère encore qu'il faut savoir s'arrêter et que ces pauses sont d'autant plus nécessaires dans un monde où on s'impose un rythme effréné. D'ailleurs, prenez un instant pour souffler et contempler ce qui s'offre à vous.

crédit: isallysun 
Et je suis curieuse de savoir quelles sont vos réflexions sur ces pauses, ce que vous voyez comme lien avec la société qui vous entoure. Quels sont les moyens que vous prenez pour parvenir à vous arrêter? Au plaisir de vous lire.

survivre aux brutalités que la vie nous inflige

Toutes les fois où je ne suis pas morte 
Auteure : Geneviève Lefebvre
Couverture : Alex Pérez de Leon
Édition: Libre Expression - 2017 - 319 p.
Littérature contemporaine, littérature québécoise

Présentation: Catherine part à Bruxelles peu après les attentats de Paris rejoindre son amant, et ses désillusions lui font nous plonger dans son histoire, tout en rencontrant d'autres personnages.
+ : style
- : liens
Thèmes: amour, abandon, souvenir



Pourquoi ce livre
Parce que le résumé avait capté mon attention en librairie, et je l'ai sorti puisque je devais encore lire un titre avec le champ lexical de la mort.
Mon avis
J'avoue qu'après avoir tourné la dernière page, je ne savais pas quoi mettre comme présentation pour le récit, car j'avoue que je ne savais pas trop comment le résumer. Et c'est aussi ainsi pour mon avis, car bien que lu aisément, il m'a semblé manqué un morceau.
Tout d'abord, je trouve que ce livre parle de la vie, de ce qui se passe quand tout s'écroule autour.
On croit que la vie nous est acquise. Qu'on peut la maltraiter, l'ignorer, la négliger, la laisser sur le bord du chemin comme une chienne qu'on abandonne, comme une femme à qui on ne fait plus de compliment. On sort d'un oiseau de métal qui pèse des tonnes, qui a réussi à prendre le ciel, à traverser l'Atlantique, à se poser sans se fracasser, et qu'on ne dit pas merci, Non, on grogne, maussade, parce que la dame sardine devant nous a du mal à sortir du piège de samba.
On est cons.
Sans lui, je serais morte. Au fond, c'est le seul homme à m'avoir sauvé la vie. Pour le remercier, j'avais tué ma fille.
Pardon.  
Entremêlé avec de l'amour, les souvenirs qui y sont reliés et les désirs.
Quand tout tombe, les mondes et les bombes, quel refuge reste-t-il à part l'amour?
Rien.
Aimer, être aimé, c'est le seul refuge, l'unique mesure de sécurité, le seul endroit qui vaille la peine de braver tous les niveaux d'alerte. 
Oui, dur d'expliquer, car on suit Catherine, on voit ses émotions aussi, ses réflexions tout le long du récit. On se demande comment cela évoluera, mais je vous l'ai dit, j'ai l'impression qu'il manquait un gros morceau, car bien qu'on ait vu comment Malik était indirectement relié à Catherine au final, je ne sais pas trop où l'auteure voulait nous mener au final. Peut-être n'ai-je pas bien compris la fin, mais je ressors avec une sensation qu'il me manque un lien pour avoir pleinement apprécié ma lecture.

Au moment d'écrire ma chronique, j'ai à nouveau regardé la 4e de couverture, et il y est indiqué style incisif et provocateur, et je dois dire que c'est surtout ce côté qui m'a plu dans le récit, ce style incisif qui nous plonge dans nos retranchements. J'ai aussi apprécié la façon dont la romancière avait d'intégrer certaines expressions vues et revues, en y appliquant son style.
Je n'en pouvais plus de tous ces oeufs sur lesquels il me fallait marcher sans fendre les coquilles.
Le nid des djihadistes, avait décrété un expert international en terrorisme, le sourcil sentencieux, le verbe catégorique, et le nez poudré pour la télé. Il avait prononcé tous les mots attendus, utilisé le bon vocabulaire. C'était la faute au chômage, au désoeuvrement, au racisme. L'Europe ne savait pas y faire avec ses nouveaux arrivants, elle n'arrivait pas à surmonter son attitude coloniale, avait-il ajouté, lui-même impérial. Devant lui, l'animatrice éblouie de tant de précieuses leçons de morale avait hoché la tête avec émotion. Oui, c'était la faute au racisme, voyez comme c'est vilain, le racisme, un bubon plein de pus, si commode pour la speakerine conscientisée et l'expert avisé.
Ce qui ne les avait pas empêchés de qualifier Molenbeek de « nid » toutes les trois secondes, comme s'il s'agissait d'une infestation de vermine qu'il fallait passer aux lance-flammes.
Bref, même si j'ai bien apprécié suivre Catherine, ses pensées, sa vie, j'ai l'impression qu'il manque quelque chose pour la lier véritablement à certains personnages. Vous pouvez voir si vous aurez un avis différent.

Quelques citations
Ta mort a été la fin de nous, de ton père et moi. Tu as emporté notre amour avec ta vie, tu t'es sauvée avec notre plus précieux butin, nous laissant exsangues et dévastés, orphelins de toi. Et cette fois là non plus, à mon grand désespoir, si grand que j'en étais incapable de pleurer, incapable de parler, je n'en suis pas morte.
J'aurais voulu en mourir pourtant. J'aurais dû en mourir.
Et puis, tu es moins beau que lui, tout le monde s'en fout des beaux gosses, ce qu'ils aiment, les gens, c'est des histoires avec des hommes pleins des cicatrices. Ce n'est pas le mal qui les intéresse, c'est la guérison. Ils veulent savoir comment font les autres pour survivre aux brutalités que la vie nous inflige. 

Parce que je participe à quelques challenges

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