dimanche 7 juin 2015

L'urgence des heures

Couverture Ne compte pas les heures
Joy Fielding
Ne compte pas les heures (The First Time, 2000)
Drame, littérature contemporaine
388 pages, Éditions France Loisirs (avec l'accord des Éditions Robert Laffont ), 2001
Traduction de Christine Bouchareine
Couverture: peinture de Danielle Richard
Résumé: Apparemment, Mattie Hart, trente-six ans, marchand d'art à Chicago, a tout pour être heureuse. Un mari avocat, le plus brillant sans doute de la ville, une fille adorable, une ravissante maison, un métier qu'elle adore. Apparemment... Si Jake a épousé Mattie, il y a seize ans, c'est seulement parce qu'il l'avait mise enceinte. Il la trompe depuis des années. Et s'apprête aujourd'hui à la quitter pour sa nouvelle maîtresse. Leur vie à tous deux bascule lorsque Mattie apprend qu'elle est atteinte d'une maladie rarissime et meurtrière. Jake décide de rester à ses côtés. Il ne peut la laisser lutter seule. Mari et femme n'ont que peu de temps pour se dire ce qu'ils ont tu toutes ces années... L'urgence les délivre, leur permet de se découvrir. Et de s'aimer, enfin. Mais pour combien de temps ?

+: empathie

-: début

Thèmes: maladie, espoir, rupture

J'avais tenté de lire ce titre l'an dernier, mais le moral n'était pas là pour lire le début de cette histoire, que j'avais donc mis de côté. Mais je l'ai repris cette année et c'est là que j'ai vu que le thème principal du roman ne serait pas le divorce, mais que cela prenait une tournure sur la maladie. Et je dois dire que, même si je ne connais pas cette maladie, l'auteure semblait s'être très bien documentée dessus, et cela donnait un très grand réalisme à l'histoire. De plus, les réactions des personnages ne sont pas exagérées, et on peut ainsi se mettre dans leur peau avec leurs angoisses, leurs doutes, et leurs joies. De plus, le style de Fielding n'est pas empreint, à mon souvenir, de fioritures, et nous permet aussi de réfléchir sur certaines étapes de la vie. Bref, j'ai grandement apprécié cette lecture.

Quelques passages 

Elle se sentait aussi impuissante que dans les secondes qui avaient suivi son accident, comme si elle était encore prisonnière de sa voiture lancée à pleine vitesse sans pouvoir trouver la pédale de frein. Pas moyen de s'arrêter ni même de ralentir. Quoi qu'elle fasse, malgré tous ses efforts, elle allait s'écraser et exploser.

- Tu ne crois pas qu'elle aura déjà beaucoup de choses à assumer?
C'était cette question, éclatante dans simplicité, qui l'avait forcée à capituler. Comment exiger de sa fille d'être son seul soutien affectif, de la relever quand elle s'effondrerait, de ramasser ce qu'elle laisserait tomber et de retenir entre ses mains les lambeaux de leurs vies brisées sans risquer de la détruire? Sa jolie petite fille, sa petite vieille fille chérie. Comment survivrait-elle sans elle? Comment lui annoncer qu'elle allait la quitter? [...]

Finalement, il avait découvert que le visage que l'on montre au monde extérieur est souvent plus vrai que celui que nous voyons tous les jours dans notre miroir. 

Parce que je participe à quelques challenges...

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