lundi 12 mars 2012

Préféreriez-vous vivre à Athènes ou à Sparte?

Un texte écrit pour un travail.
    De nos jours, les civilisations anciennes nous fascinent puisque l’on se questionne sans cesse sur nos origines et sur nos ancêtres. Durant la période de l’Antiquité, la civilisation grecque a existé et elle a été une civilisation dominante pendant environ 1500 ans. Dans la civilisation grecque antique, différentes villes se sont illustrées, dont Sparte et Athènes qui avaient des fonctionnements sociaux et des organisations politiques différents. Ces différences font que certaines personnes auraient préféré vivre à Athènes et d’autres à Sparte.
    Pour ma part, étant une fille, j’aurais préféré, en ne supposant ne considérer que le point de vue du sexe, vivre à Sparte puisque la femme spartiate semblait avoir plus de liberté que la femme athénienne. La femme spartiate se voyait charger de la gestion de tous les biens. De plus, celle-ci tenait une place importante dans la famille qu’elle dirigeait. Aussi, les femmes spartiates étaient soumises à une formation civique et sportive. La femme athénienne, dans son cas, n’avait aucun droit civique. Le seul privilège qu’elle avait était de transmettre la citoyenneté athénienne. La femme athénienne était totalement soumise à l’autorité de son mari et elle devait faire les travaux ménagers. Alors, en ne considérant que l’aspect du sexe, puisque je suis une fille, je dois vous dire que j’aurais préféré vivre à Sparte à l’époque de la Grèce antique, car la femme spartiate avait plus de liberté que la femme athénienne.
    Cependant, dans les deux cités, la femme n’était pas considérée en tant que citoyenne. Alors, considérant que la femme ne forme pas à elle seule la société, je me permets de dire que, en regard de l’organisation des cités, j’aurais sans doute préféré vivre à Athènes.
    Tout d’abord, à Sparte, tout est tourné vers la défense militaire, ce qui n’est pas le cas à Athènes. Alors, je ne crois pas que j’aurais été capable de vivre dans une société où l’éducation des garçons n’est basée que sur la rigueur de l’entraînement et où l’éducation des filles transmet les mêmes valeurs fondamentales que celles des garçons, valeurs tournées vers la guerre. De plus, dans cette cité, la formation de l’esprit était pratiquement nulle, ce qui fait que la discipline, la simplicité et le reniement de soi dominent le mode de vie de Sparte.
    Aussi, les organisations politiques des deux cités sont différentes; Sparte est une oligarchie, Athènes, une démocratie. Sparte était une oligarchie puisque tous les citoyens pouvaient participer à l’Assemblée, mais que le véritable pouvoir était détenu par les plus riches, car le Conseil, la plus haute institution de l’époque, était formé de 28 gérontes, des citoyens appartenant à l’élite de la cité, élus à vie. Ce qui fait que j’aurais préféré vivre à Athènes puisqu’elle est une démocratie, donc que tous les citoyens athéniens participaient à la vie politique de la cité en se rendant à l’Ecclésia, l’assemblée des citoyens. À l’Ecclésia, les citoyens discutaient des lois et les votaient, décidaient des dépenses de la cité et prenaient les décisions relatives aux guerres et aux traités de paix. De plus, l’assemblée des citoyens élisaient les stratèges, 10 militaires, qui dirigeaient la cité. Cependant, les membre de la Boulè, organisme préparant les lois soumises à l’Ecclésia, et les membres du tribunal du peuple l’Héliée, exerçant et rendant la justice, étaient tirés au sort, ce qui fait que le pouvoir était mieux partagé entre tous les citoyens. De plus, même si la corruption existait déjà à l’époque et qu’il y avait des différences entre les revenus des citoyens, il y avait le système des liturgies et des misthoï qui était mis en place pour tenter de limiter l’influence et la puissance des plus riches. Les liturgies étaient une somme d’argent que les aristocrates d’Athènes devaient donner de temps en temps pour les diverses dépenses de la cité, telle que la construction d’un temple. Les misthoï, quant à elles, étaient des subventions accordées aux petits commerçants et aux agriculteurs qui se rendaient à l’assemblée des citoyens pour exercer leurs pouvoirs démocratiques et elles étaient données par la cité. Aussi, l’organisation sociale et politique d’Athènes permet aux citoyens d’affirmer leur responsabilité collective. D’ailleurs, « chacun se trouve donc responsable de la loi et de son respect, soumis à elle, protégé par elle, quelle que soit sa condition sociale. » Alors, je crois que j’aurais aimé vivre à Athènes puisque cette cité permettait aux citoyens de se responsabiliser par son système politique et que, en se responsabilisant, les citoyens pouvaient s’affirmer, ce qui n’était pas le cas à Sparte puisque la vie dans cette cité était une vie de reniement de soi. Et pour moi, il est primordial de pouvoir se responsabiliser.
    De plus, j’aurais préféré vivre à Athènes à cause de sa devise. En effet, la devise d’Athènes était en lien avec la notion d’égalité. À Athènes, il y avait l’égalité de la loi(isonomia), l’égalité de la parole (isegoria) et l’égalité des pouvoirs (isokrateïa). Donc, sa devise était Isonomia, Isegoria, Isokrateïa. Bien sûr, cette égalité ne s’applique qu’aux citoyens. Je crois fermement que j’aurais préféré vivre dans une cité où l’égalité est prônée, Athènes, que dans une cité où c’est plutôt l’entraînement militaire qui est prôné, Sparte.
    Bien sûr, à Athènes comme à Sparte, il y avait des classes sociales. Ce qui fait que j’aurais préféré vivre à Athènes, c’est que la vie des gens des classes que l’on pourrait qualifier d’inférieures puisqu’ils n’ont pas les mêmes privilèges que les citoyens semblait être plus agréable dans cette cité qu’à Sparte. D’ailleurs, les métèques, les hommes libres non-citoyens d’Athènes, même s’ils n’avaient aucun droit politique, pouvaient toutefois s’enrichir grâce à l’artisanat ou au commerce. Le non-citoyen libre de Sparte, le périèque, ne semblait que pouvoir être enrôlé dans l’armée spartiate. Les esclaves d’Athènes n’avaient aucun droit mais ils pouvaient être affranchis par leurs maîtres et ils pouvaient même devenir métèques s’ils gagnaient leur liberté dans des circonstances particulières. Même si les travaux les plus durs leur étaient réservés puisque le travail manuel était mal considéré, cela n’empêchait certains esclaves d’Athènes d’être instruits. Les hilotes, quant à eux, étaient des esclaves-cultivateurs travaillant pour le compte des Spartiates. Comme les Spartiates doivent absolument mener une vie militaire et une vie publique et que, par conséquent, ils n’ont pas de temps à consacrer à la production, les hilotes sont asservis à la terre. Les hilotes doivent la cultiver afin de donner une partie de la récolte au détenteur du lot, leur maître, pour assurer la subsistance de la famille de ce dernier. Les hilotes ne peuvent que garder les surplus. De plus, les hilotes sont souvent tournés en dérision et se font traiter méchamment par les Spartiates.
    Alors, à l’époque de la Grèce antique, j’aurais préféré vivre à Athènes plutôt qu’à Sparte. Cela puisque l’organisation politique y était une démocratie, parce que cette cité était une cité égalitaire et que les classes inférieures semblaient être mieux traitées qu’à Sparte.

2 commentaires:

  1. Bon l'époque où je me penchais sur la vie à Athènes est loin mais il me semble que les esclaves n'étaient pas non plus traités en être humains. A cette époque ils étaient persuadés que ce n'était pas des êtres humains (un peu comme si maintenant on venait nous dire qu'un chat avait autant de droits que nous).
    Je dis peut-être une grosse bêtise donc ne m'en tiens pas rigueur XD

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    1. Moi aussi, ça fait un bout que je me suis penchée sur cette vie, mais je relis le passage où j'affirme qu'ils pouvaient être affranchis pour devenir métèques, alors, je ne crois pas qu'ils n'étaient considérés que comme des animaux!

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Une petite trace de votre passage me fera chaud au coeur :)

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