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samedi 16 novembre 2019

Nouvelle Lune


Oui, oui, je mets le logo Québec en novembre en haut cette fois, pour mon billet d'une saga d'une auteure canadienne! C'est pas de ma faute, le site Les libraires n'a pas grand titre de Lucy Maud Montgomery - WHAT! - et ceux sur le site n'ont pas d'images... Je vous prendrai donc la photo de mon coffret un jour prochain!

Émilie de la Nouvelle Lune
Auteure : Yvon Roy
Édition:                            318, 264 et 294 pages
Jeunesse, classique, littérature canadienne

Présentation: Après le décès de son père, la jeune Emily va vivre chez sa tante
+ : différences
- :
Thèmes: amitié, amour, écriture, Île-du-Prince-Édouard, orpheline



Pourquoi ce livre
Parce que j'avais enfin mis la main sur ce coffret d'une série que je regardais en étant jeune, et voir la nouvelle série sur Anne... la maison aux pignons verts n'avait pu que me redonner le goût de lire Lucy Maud Montgomery.

Mon avis
Voilà, depuis longtemps dans mes envies, je n'ai pas regretté d'avoir lu cette saga au début de l'année. Bien sûr, j'aurais sans doute appréciée davantage en ayant été plus jeune puisque là, je me situais moins dans le public cible. Mais on retrouve avec Emily les thèmes de l'amitié, de l'amour, ses rêves d'écriture, ses conflits d'orpheline, l'Île et ses descriptions, l'imagination, les convenances, tous des thèmes que j'avais appréciés chez Anne. Même thème, même histoire? Non, on a bien deux sagas différentes, même si on ne peut s'empêcher de faire des parallèles entre les deux héroïnes, surtout quand on a bien à l'esprit la nouvelle série sur Anne.

Même si j'avais vu plus jeune la série sur Emilie de la Nouvelle Lune, je me suis rendue compte dans ma lecture que je ne me souvenais vraiment pas de grand chose de celle-ci, mes souvenirs se limitant presque au fait que l'orpheline Emily allait vivre chez sa tante! Bon, c'est un peu plus que ça que ma tête avait retenue, mais ça vous donne une idée. J'ai donc complètement redécouvert l'histoire, pour mon plus grand plaisir. Comme je le dis, c'est jeunesse, mais ça n'empêche pas d'apprécier l'histoire, les personnages secondaires et leurs histoires, les questionnements d'Emily, sa façon de concevoir le monde, les conceptions de l'époque et les "standards".

J'avais moins apprécié le second tome de la trilogie puisque je trouvais que ce tome était trop centré sur ses envois de textes au détriment de ses relations avec les autres, mais c'est peut-être parce qu'on ressent plus la personnalité de Lucy Maud Montgomery dans le personnage d'Emily dans ce tome. Somme toute, c'est une trilogie que je suis bien contente d'avoir enfin découverte à l'écrit, et que j'ai apprécié et aimé retrouver le style de l'auteure. Pour ma part, je les ai enchaînés, mais je crois qu'il est préférable de lire autre chose entre les tomes, sans trop laisser passer de temps.

Voilà, le tome 2 ici, et le tome 3 ici. Pour le 1 et la série Anne <3, il semblerait que ça va vous prendre plus de recherche. Mais n'hésitez aucunement à découvrir cette auteure! 


Quelques citations
Et
Parce que je participe à quelques challenges

Terre du milieu
Défi-lecture: # 72, 12 et 2
Challenge personnel : #3 et 11
 Multi-défis : #83, 45 et 31
Sagas 2019
Chronique rédigée dans le cadre de 


mardi 2 juillet 2019

Piétiner les exigences de la conscience

Le maître des peines, tome 1: Le jardin d'Adélie
Auteure : Marie Bourassa
Illustration de la couverture: Chantale Vincelette
Édition: Éditions JCL - 2008 - 529 p.
Historique, littérature québécoise

Présentation: On suit la colère de Louis, adolescent, sur fond de peste et de guerre de Cent Ans
+ : soutenu
- : lourd
Thèmes: vengeance, exécution, moine, Moyen-Âge



Pourquoi ce livre
Parce que la thématique pour le challenge 12 thèmes était sur le Moyen-Âge.

Mon avis
J'ai bien apprécié ce titre qui m'en a appris sur différents points du Moyen-Âge, même si par moment, contexte oblige, cela était violent.
Tout d'abord, au début, j'ai eu quelques appréhensions. J'avais l'impression qu'il fallait être très connaisseur de l'époque pour s'y situer puisqu'on suit surtout la vie de boulangerie dans la première partie. Même si on en apprend énormément sur ce domaine, ce n'était pas pour cela que j'avais entamé ce livre, et j'avais parfois l'impression que ça devenait lourd, tout comme le faisait certains passages qui me semblaient avoir, à différents niveaux, l'effet que l'auteure nous disait, c'est ce qu'on va retenir de l'Histoire. Heureusement, à travers ce départ, on voit également les prémisses de certaines relations, de certains comportements, et des personnages mystérieux nous questionnent.
Qu'allait-on retenir de cette époque? Tout grand événement de l'histoire possède ses repères et ses balises. Chaque guerre a ses actes de bravoure. Mais il n'y avait plus de héros. La mort, cette abstraction que l'on repoussait d'instinct vers un avenir imprécis, était subitement devenue un fait quotidien.
Cela donnait donc les ingrédients pour titiller notre curiosité. La table était donc mise pour poursuivre  et même si le rythme est soutenu et demande concentration, je ne pouvais qu'être captivée par l'intrigue et me demander comment tout cela allait s'orchestrer. On suit donc la vie de Louis, qui par les épreuves qu'il traverse, a une grande colère enfouie au fond de lui.
Mais le désir de vengeance inassouvie qui couvait en Louis comme des braises sous les cendres l'avait empêché de trouver[…] le refuge bienfaisant dont il aurait pourtant eu le plus grand besoin. 
[Louis] avait traversé tant d'épreuves. Pourtant si Antoine ressentait de la joie, c'était surtout parce qu'en prononçant le voeu d'obéissaance, Louis allait se voir contraint de museler des tendances qui avait fort besoin d'être réprimées. C'était le but premier qui l'avait incité dans sa démarche. Car l'abbé n'était pas sans savoir que le miracle guérisseur de Louis avait pour nom esprit de vengeance.
De plus, comme on se trouve au Moyen-Âge, il est, à mon avis, impossible de passer outre la religion. J'ai apprécié voir comment la vie monastique pouvait se dérouler, comment les gens pouvaient y être recruté, et j'ai également apprécié voir comment les moines pouvaient confronté leur point de vue théologique, et ainsi découvrir Saint Benoît.
Louis aimait les sermons, car chacun d'eux l'aidait un peu plus à cerner le personnage de Jésus et de tous ceux qui l'avait précédé. Mais, ce qu'il n'arrivait pas à comprendre, c'était comment un homme pouvait réussir à être si bon. Pardonner. C'était là son message. Et lui, le futur moine, il se sentait incapable de pardonner.
Bien sûr, en plus de la religion, l'époque nous amène, avec la peste et la guerre, à nous interroger sur la vie, d'autant plus qu'on assiste entre autres à une exécution qui nous saisit profondément. On a beau la voir venir, on ne peut qu'être saisi par les mots de l'auteure qui nous donne l'impression qu'on faisait partie des gens venus la voir.
l'existence humaine avait la même valeur pour tous, que l'on soit riche ou pauvre, faible ou puissant. [...] La cruauté était contre nature, elle piétinait les exigeances de la confiance qui étaient les mêmes pour tous.
Bref, c'est un livre qui nous porte à réfléchir, car il nous en apprend sur l'époque et nous saisit beaucoup sur le côté violent de l'humain. J'ignore ce que cela aurait comme effet, mais si vous vous le procurez, je crois que je vous conseillerais de lire toutes les notes à la fin pour bien saisir le contexte, car même si elles ne sont pas 100% essentielles à la compréhension, la curiosité nous pousse à vouloir les consulter, et a un peu freiné la lecture dans mon cas. Quoiqu'il en soit, c'est un récit que j'ai bien aimé, et dont les questions en suspens m'intriguent et dont je me demande, vu la façon dont ce premier tome s'est terminé, quels seront les impacts sur les différents personnages.


Quelques citations
Personne n'aurait pu savoir que tout n'était plus que chaos dans son esprit stimulé à l'extrême par l'anxiété et l'épilepsie qui le laissait épuisé et confus.
Il me guidera peut-être, mais c'est quand même moi qui tiendrai la tâche, pas lu.
Même le plus beau discours du monde, pour qu'il ne soit pas reçu dans une indifférente neutralité, ne devait pas être présenté par un quidam. Il devait provenir d'un des puissants de ce monde ou bien... d'un ermite dont le mysticisme était reconnu.
 Parce que je participe à quelques challenges

Défi-lecture: #47
 Multi-défis : #36



samedi 30 mars 2019

promesses d'éternité

Au bout de l'exil, tome 2: Les méandres du destin 
Auteur : Micheline Duff
Couverture : Polygone studio
Édition: Québec Amérique - 2010 - 302 p.
historique,  romance, littérature québécoise

Présentation: Marguerite, à Lowell, aime un homme, même si les convenances le lui interdisent.
+ : passion
- : début
Thèmes: religion, mère-enfant



Pourquoi ce livre?
Parce que je n'arrête pas de le repousser, il était bien temps que je découvre ce second tome. Surtout que je me souvenais d'avoir apprécié le premier. (lu, après vérification en 2012...)
Mon avis
Et je dois avouer que, une fois n'étant pas coutume, j'ai eu de la difficulté à embarquer ici. Était-ce le fait que cela faisait trop longtemps que j'avais lu le précédent (malgré le résumé succint au début du tome) ou à autre chose, je ne saurais pas dire. Mais aimant ce que j'avais lu de Micheline Duff jusqu'à présent, son style, ses histoires, j'ai poursuivi. Pour mon bonheur. Car oui, j'ai eu de la difficulté à embarquer, mais lorsqu'on est embarquée, on vit l'histoire avec Marguerite.
Bien sûr, on voit aussi la vie de ses sœurs, mais l'histoire est bien centrée sur Marguerite, sur ses sentiments, ses passions, ses pensées face aux convenances de l'époque, ses déchirements.
De plus, on voit comment les Québécois vivent en Nouvelle-Angleterre, s'installent, veulent ne pas perdre leurs traditions. Tout cela au coeur d'un catholicisme menacé par le protestantisme de plus en plus présent dans cette région. Et même le prêtre Antoine, apprécié de sa communauté, se questionne sur les valeurs de son sacerdoce.
- Nous ne sommes pas du bétail, que je sache! Et pas plus les femmes que les hommes! Pour se reproduire chaque année, les animaux délaissent en général leur progéniture au bout de quelques mois. Pas après quinze ou vingt ans comme les humains! Avez-vous une idée de ce qu'élever des enfants représente? Les bêtes ne songent qu'à deux choses: survivre et perpétuer leur race. Mais la race humaine est différente. Vous criez sur tous les toits que les humains ont une âme. Eh bien, prenez-la en considération, cette âme, et que l'Église arrête donc de considérer les femmes comme des machines à mettre bas! 
Également, fin 19e, le clergé est bien important et ainsi les relations hors mariage, on est loin de notre époque. Et on croise entre autres une jeune fille à l'hôpital de la Sainte-Miséricorde qui, pour ma part, m'en a appris sur la réalité des mère-enfants à cette époque: comment cela se passait pour qu'elles remboursent les soeurs.
Bref, j'ai donc apprécié être transporté à une autre époque avec ce titre, et encore une fois, j'ai apprécié le style d'écriture.

Quelques citations
Le monarque comprit-il ces paroles? Il s'envola soudain en dessinant de maladroites arabesques et alla se réfugier sur l'une des fleurs qui ornaient le portail. Marguerite comprit le message et soupira: «Allons, ma vieille, il ne faut pas se laisser abattre. Même mal foutue, même avec une aile brisée, la vie continue. Pour lui comme pour moi.»
Marguerite fit mine de ne pas comprendre l'allusion pourtant évidente. Cher Hugo! Toujours attentif et délicat. Plein d'égards. Capable de saisir ses sentiments sans même qu'elle ait à lui faire de confidences. Il devinait tout, comprenait tout. Plus elle le connaissait, plus elle découvrait sa grandeur d'âme. À ses yeux, il représentait un compagnon protecteur, un être généreux et bon, rempli d'idéal. Une force à laquelle s'accrocher. Le meilleur des amis...
Elle eut une pensée pour Antoine. Le beau ténébreux, lui, se contentait de l'aimer à distance, lui ouvrant son coeur à de trop rares occasions et ne partageant avec elle aucun rêve d'avenir sinon de romantiques promesses d'éternité. Comment pouvait-elle le préférer au journaliste?  
Parce que je participe à quelques challenges

Terre du milieu
Défi-lecture: #77





samedi 9 mars 2019

comment peut-on vouloir oublier la moitié du monde

Reine de Mémoire, tome 1: La Maison d'Oubli 
Auteure : Élisabeth Vonarburg
Illustration de couverture: Jacques Lamontagne
Édition: Alire - 2005 - 688 p.
Fantasy, littérature québécoise

Présentation: Dans un univers où Jésus a eu une soeur jumelle, des enfants orphelins veulent percer le mystère de la fenêtre de trop, de l'univers de grand-mère.
+ : idées
- : saccades
Thèmes: gémellité, conformité, magie



Pourquoi ce livre?
Acheté parce que j'avais entendu parler en bien de Vonarburg, et sorti de la PAL puisque Mario me l'a choisi pour le challenge Pige m'en 3.

Mon avis
Oh, comment bien vous le faire ressentir, car il y a du très bon, et du très mauvais. 
Tout d'abord, quand j'ai commencé ma lecture, j'ai eu de la difficulté avec le style. Mais j'avais poursuivi, et après quelques pages, ça passait. Mais je dois vous dire que ça été le cas tout le long avec des passages qui me rappelaient ma crainte dans les premières pages. Il est arrivé un moment où, écrivant aussi dans mes temps libres, je me suis demandée ce qui clochait, et outre le fait que je trouvais cela bien répétitif avec des phrases qui répétaient magie/magique/mages à tour de bras, je me suis rendu compte que je trouvais cela enfantin (j'ai vraiment eu l'impression qu'elle s'adressait à un enfant de 4 ans), trop descriptif, trop explicatif par moments. Alors que d'autres, je trouvais cela entraînant, captivant.
C'est comme s'il cessait de respirer, que sa poitrine se gonflait d'un souffle si long, si vaste que ça n'est plus un souffle, c'est l'univers tout entier qui l’empli, qui le retourne comme un gant et il est l’univers et un point en même temps, une extension vertigineuse et en même temps une concentration si dense, si chaude, qu’elle explose en une extase de joie lumineuse, elle danse, elle tourbillonne, elle se concentre à nouveau, et lui danse et jaillit avec elle, et encore, et encore.
Des présences, autour de lui. Les ailes duveteuses des âmes ? Mais non, c'est plutôt une sphère vitreuse et fourmillante et troubles qui l'entoure, comme ce qu'il se rappelle avoir perçu parfois autour de son talent inaccessible. Mais elle n’enferme point la flamme désirée. Elle vacille, elle tremble.
Il sort peu à Aurepas; il mène une vie publique industrieuse et respectable : il s’occupe de son magasin, il va à l’Office le dimanche et aux offrandes en semaine. On mange bien, mais simplement, à la maison comme au pavillon. Les réceptions sont rares et la pluspart du temps intimes ; quand il y a 10 personnes, c'est si exceptionnel que monsieur Faubrisson en est toute énervée. 
Dur de vous faire ressentir cela avec des petits passages puisque c'est surtout sur la longueur qu'on voit ce ressenti, surtout pour les passages qui nous donnent le sentiment d'un ton enfantin. Ce fut donc en dents de scie pendant tout la lecture sur ce point.

Cependant, ce qui me faisait poursuivre la lecture, ce sont les idées, car j'aimais cette aura de mystère avec ce là-bas, cette fenêtre de trop, le mystère de la vie de l'ancêtre qu'on découvre peu à peu avec une alternance. J'ai aimé aussi qu'on puisse déduire l'inspiration des Atlandie, Ehmory avec l'émorique, hiérarques, christien, islamite, géminites, pour citer qui me viennent à l'instant. Et non, ce ne sont pas des fautes de frappe, et vous pouvez sans doute déduire l'inspiration. Tout cela mêlé à de la magie, dans un univers parallèle au nôtre.
«une fois revenus chez eux en Europe, les messagers ont présenté leur rapport à la Royauté espagnole parce que c'était elle qui avait financé les expéditions, mais surtout à ses hiérophantes. Et eux, ils ont envoyé des lettres aux autres hiérophantes dans les autres pays.» Il fait une pause solennelle. «Car ce n'était pas vraiment la première fois que des mageis se rendaient mutuellement impuissantes.»
De plus, j'ai aussi aimé voir des réflexions sur ces points d'inspiration qui nous font réfléchir à l'Histoire. Je crois d'ailleurs que ceci est le point le plus fort de mêler ces réflexions à la magie.
Il retournait aussi en Atlandie astral, avec un fort contingent de soeurs et de frères caristes, qui allaient se consacrer presque entièrement désormais aux indigènes. Cela n'irait pas sans trouble : certaines tribus ne voulaient rien savoir des étrangers ni de leur foi, et considéraient les derniers sacrament comme une abominable sorcellerie. 
 «alors oui, c'est la position française qui a fait échouer le Concile. Surtout parce qu'elle a été plus honnête que d'autres, lesquels désirent la même chose mais n’osent le dire ouvertement. On veut l'élection d'un hiérarque suprême par le Conseil des Hiérarques, lequel dirigerait une commission de mages chargés de veiller à la pureté de la doctrine.
– Comme le pape christien et son Inquisition ?» souffle Gilles, horrifiée.
– eh bien, pas vraiment le pape christien, car ce hiérarque suprême répondrait encore de ses actes devant le Conseil. Mais pour l'Inquisition oui, cela y ressemblerait quelque peu. Les tortures et les bûchers en moins.»
Bien sûr, tout cela crée un univers complexe et il est aussi parfois difficile de s'y retrouver, comme avec les explications des cartes du tarot de grand-mère dont je n'ai pas bien compris les subtilités et l'impact dans le récit. On doit donc essayer de se rappeler ce à quoi correspondent les éléments et totalement oublier leur rôle dans notre réalité, ce qui explique qu'ici aussi ce fut en dents de scie puisque parfois j'étais complètement immergée dans l'histoire, alors que d'autres fois, le style n'aidant pas, je ne l'étais aucunement et me demandait où ça s'en allait.
Bref, vous comprenez que j'en ressors déçue. Heureusement pour l'auteure de ce titre, j'organise le challenge Deuxième chance ;)


Quelques citations
Pierrino contemple la carte de grand-père, et toutes ses terres presque magiquement apparues là où il avait jusqu'à présent toujours imaginé, avec Senso, un océan grand comme la moitié du monde. Les gens sont bien étrange. Comment peut-on se faire oublier, comment peut-on vouloir oublier la moitié du monde?
Parce que je participe à quelques challenges

Terre du milieu
Défi-lecture: #8
Challenge personnel : #2
 Multi-défis : #91


Le prix littéraire SFFF obtenu est : Grand prix de la science-fiction et du fantastique québécois

samedi 26 janvier 2019

Susciter le soupçon

Nicolas LeFloch, tome 1: L'énigme des blancs-manteaux 
Auteur : Jean-François Parot
Couverture: Rosalba Giovanna Carriera, Portrait of a man
Édition: 10/18, 2001, 371 pages
original: JC Lattès , 2000
Policier historique, littérature française
Présentation: Nicolas LeFloch va apprendre le métier de policier et son enquête sur la disparition du commissaire le fera progresser.
+ :
- :
Thèmes: meurtres, corruptions, 18e siècle



Mon avis
Je voyais souvent passer cet auteur concernant cette saga historique policière et je me suis donc procurée le premier tome l'an dernier. Et dans le cadre du challenge de Licorne, je l'ai donc sorti en lecture commune avec chris 311830, et ai donc échangé au fil de ma lecture. J'ai l'impression, selon nos échanges, que chris l'a plus apprécié que moi puisque j'en ressors avec un avis mitigé. Et je crois que ce titre est tombé dans ceux bien écrits mais dans lequel il manque la petite étincelle qui fait la connection entre le lecteur et l'histoire.
Tout d'abord, j'ai trouvé, tout comme chris, que le style était recherché. C'est fluide et les descriptions sont précises afin que nous puissions nous imaginer la scène. Peut-être ai-je aussi eu l'impression parfois que ça ne laissait justement pas assez de place à l'imagination puisque plein de détails nous étaient donnés.
Partout, dans les angles, les recoins et les culs-de-sac de cet immense labyrinthe, d'étranges mousses humides recouvraient comme une lèpre le corps de la prison. Des volutes de champignons, flottant pareil à de lourdes toiles d'araignée, absorber le peu d’air. de cette atmosphère confinée. D’étranges concrétions minérales, d’un gris tirant sur le vert, dont les points brillaient à la lueur de la lanterne, dénonçaient le salpêtre et le resurgissement des sels qu’exsudait, sous le travail incessant de l'humidité, le calcaire des murs.
Bref, oui, j'aimais être plongée dans l'époque et pouvoir me représenter la scène, le décor, même si des fois, je crois que j'aurais aimé que certaines soient moins détaillées.  
De plus, j'ai aimé que l'auteur nous fasse naviguer dans les pensées de Nicolas qui, sans les réponses, ne peut qu'encore plus se demander comment tout cela s'enchevêtre, essayer de démêler les soupçons qui pèsent sur les différents protagonistes.
Également, même s'il peut nous apparaître uniquement soucieux d'apprendre et de bien faire durant les mois de son apprentissage, LeFloch nous est dévoilé également à travers les événements.
De plus, j'ai aimé voir la progression de l'enquête, les indices et les façons prises à l'époque pour les trouver et les déduire.  
Bref, même si j'en ressors avec un avis mitigé, si le fond vous intéresse, vous pouvez vous le procurer. Chacun a son propre ressenti face à une lecture, et comme je l'ai dit, j'ai l'impression qu'il m'a manqué la petite étincelle de connexion dans ce titre. Comme chris que je remercie pour les échanges pendant cette lecture commune, j'en lirai d'autres puisque j'ai bien aimé le style recherché de ce premier roman, et que j'aime bien lire des policiers historiques à l'occasion. Et j'essaierai aussi de voir si je peux trouver les adaptations de ce côté-ci. 

Quelques citations
On lui aurait donné son billet de confession sans hésiter quand bien même mille questions sans réponse pouvaient susciter le soupçon. 
Aussi bien que ne pourrons-nous le frapper qu’à coup sûr. Il ne faut jamais rater un serpent, on ne retrouve pas l'occasion de le détruire. 
Il n'y avait été ni heureux ni malheureux, uniquement soucieux d'apprendre et de bien faire durant les mois de son apprentissage. Elle prendrait place dans son souvenir et dans son regret comme toutes les choses et tous les êtres abandonnés au bord du chemin, parce que la vie, la mort ou une petite lumière mystérieuse en décident sans appel. 
Décidément, l'inspecteur pensait à tout et, sous son air placide, dissimulait des trésors d'expérience et de pratique policière. 
Parce que je participe à quelques challenges

(Terre du milieu)
(Défi-lecture: #93)
Challenge personnel : #5, et #19
Multi-défis : #75




samedi 12 janvier 2019

— Pourquoi ne prend-on jamais les prophètes au sérieux?

A.N.G.E., tome 10: Obscuritas 
Auteure: Anne Robillard
Couverture: Jean-Pierre Lapointe
Édition : Wellan, 2012, 349 pages
Fantastique, espionnage, littérature québécoise

Présentation: Les agents de l'A.N.G.E. doivent délivrer les humains des puces que leur a imposées Satan afin que ce dernier ne triomphe pas sur Terre.
+ : mythologie
- : action
Thèmes: survie, agence secrète, religion



Mon avis
Voilà, j'arrive à la fin de cette saga, qui a eu des hauts et des bas selon moi. Et c'est aussi le cas dans ce livre, même si j'ai passé un agréable moment. J'ai trouvé qu'il ne s'y passait pas suffisamment d'action à proprement dite, et que cela nuit au fait de nous faire ressentir l'urgence de la situation, l'urgence de sauver le monde puisque Satan a commencé à s'en emparer et a implanté des puces afin de contrôler ses disciples. J'ai aussi trouvé que certaines situations étaient rapidement survolées, alors qu'en tant que lectrice, j'en aurais pris plus. Même si je trouvais qu'il manquait d'actions, je suis loin d'avoir trouvé cela descriptif, surtout au niveau des décors. Je trouve que les indications passent beaucoup par les dialogues dans ce tome. De plus, j'ai eu plus de facilité à m'y retrouver dans les personnages avec leurs différents noms tels que Kaylin/Jésus, ainsi que les noms de ces disciples par exemple, et j'avais beaucoup plus de facilité à voir les liens entre ces nombreux personnages. J'ai bien aimé l'univers créé, et suite à une discussion pendant ma lecture, j'ai réalisé que je trouvais l'univers  fantastique cohérent avec tous ces points de mythologie entre autres qui fait que le récit se tient. J'ai donc aimé ce mélange avec l'espionnage dans cette saga pour laquelle je trouve que ça passerait mieux à l'écran. Vous pouvez vous la procurer si vous aimez la mythologie, les complots, les créatures fantastiques. 

Quelques citations
Le paysage dévasté ne bouleversa Ahriman d'aucune façon à son retour à Jérusalem. Il marcha dans les débris sans vraiment les voir, tandis qu'il se dirigeait vers le seul monument qui n'avait pas été désintégré dans l'explosion de la base de l'ANGE: le Temple. Grâce à Phénix, son fidèle serviteur Naas, Ahriman avait pu revenir vers Satan.
Il traça alors un arc de cercle avec sa main pour dévoiler la statue du nouveau maître du monde.
— Voici celui qui vous délivrera de tous les maux!
Les fidèles examinèrent la sculpture avec circonspection, car ses traits semblaient plutôt agressifs.
Le jeune homme s'exécuta en fermant les yeux. Le Spartiate s'empressa de se joindre aux varans. Il ne possédait ni leurs armes, ni leur férocité, mais il était prêt à tout pour leur sauver la vie. Tenant fermement la pointe acérée dans une main à la manière d'un poignard, il fit un mouvement pour attirer l'attention du Shesha.  
Toutefois, le varan avait eu le temps de déceler la plus grande faiblesse du Shesha: sa vanité. Asmodeus se croyait invulnérable au point où il ne voyait pas le besoin d'utiliser sa magie contre un traqueur. 
Ciel, non! Sous sa forme reptilienne, Caritas est un dragon deux fois plus gros que cette maison!
— Pourquoi ne prend-on jamais les prophètes au sérieux?
— Je pense de plus en plus que les hommes préfèrent se cacher la tête dans le sable en refusant de faire face au danger.
— J'aurais aimé revoir Jérusalem avant qu'elle ne soit entièrement rasée.
— Le Temple est toujours debout.
— Il n'a malheureusement servi qu'à Satan depuis qu'il a été reconstruit.
— Nous possédons le pouvoir d'en changer complètement les vibrations. C'est la première chose que nous ferons lorsque nous l'aurons arraché au Prince des Ténèbres.
— Pourquoi n'es-tu pas avec Képhas? Ne serait-il pas plus utile que vous tentiez de sauver les âmes des indécis?

Parce que je participe à quelques challenges

Terre du milieu
(Défi lecture : # 33)
Challenge personnel : #6
(Multi-défis : #12)



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