mardi 26 novembre 2019

On veut les sauver!

Cet automne, quelques émissions nous ont captivés plus au moins. Parmi celles que j'ai écoutées, il y avait Le monstre, tiré du livre autobiographique d'Ingrid Falaise. Donc, quoi de mieux que de prendre une émission adaptée d'un livre pour cette journée de Québec en novembre Écoutons la télé!

Je n'ai pas lu le livre, mais la thématique de la violence conjugale est une thématique à laquelle je trouve on doit s'intéresser, qui demeure trop taboue. Je ne peux pas comparer, mais ce que je peux dire, c'est que j'ai aimé l'adaptation. J'ai apprécié à quel point on voit que cela est psychologique, et pas seulement physique. Je regrette cependant que ça semble pointer du doigt qu'une seule religion. Je comprends que c'est à cause de l'autobiographie, mais j'ai de la difficulté à croire qu'elle n'aurait pas croisé de victimes de "Québécois pure laine" pendant tout le processus, ou qu'à tout le moins, ce soit porté à la conscience des téléspectateurs. Malgré ce point, j'ai apprécié visionner le récit, vouloir la sauver, lui dire de s'en aller de là, mais comprendre en même temps comment elle se faisait manipuler, comment cette manipulation est sournoise, comment ses parents tentent de comprendre ses agissements. Bref, j'ai apprécié visionné cette série, et espère que tous pourront se sortir de ce pattern si vous en êtes victimes.

Aussi, je n'avais pas prévu en parler au début du mois, mais comme les organisatrices ont placé cette journée aujourd'hui, je peux aussi vous parler d'Alerte Amber, que j'ai également vu, et qui est l'émission que j'ai le plus aimée cette année. Je ressentais toute la tension, le stress, les inquiétudes. Je regrette cependant que le côté autisme ait été moins présent dans les derniers épisodes. Je ne suis pas experte, mais même s'il se passe quelque chose qui atténue probablement les impacts, j'ai plus l'impression qu'on devrait sentir davantage certains impacts dans le comportement. Cependant, on réussit à sentir certains impacts de l'autisme dans toute la série. De plus, les intrigues secondaires viennent se greffer à la principale de façon très efficace. En plus de toute la tension, nous avons aussi bien des moments émotifs, auxquels on ne peut pas je crois demeurer insensibles. Bref, pour moi, cela a été mon émission préférée cet automne.

N'hésitez pas à regarder l'une ou l'autre.


lundi 25 novembre 2019

Sortie au zoo!

Au cours de l'été, j'ai visité quelques endroits. Parmi ceux-ci, j'ai visité le Zoo Miller qui même si j'en avais entendu parler il y a quelques années, je n'y avais pas encore été, même si j'appréciais leur positionnement de protection des animaux.
Étant un peu serrés dans le temps, nous n'avons pas été voir chaque animation qu'il y avait, surtout que nous ne nous attendions pas à ce que ce soit si gros comme zoo. Cependant, en circulant, nous avons pu entendre l'animation entre autres sur celle des loups, et entendre entre autres une partie d'explication sur les façons qu'ils rééduquaient des animaux pour les remettre en liberté. Et cela, allait bien avec leur mission de respect de la faune. 
J'ai pris quelques photos (elles m'appartiennent, si vous voulez les utiliser, veuillez me contacter pour les spécifications), et je vous montre quelques spécimens pris! Pour les autres, il faudra que vous alliez visiter le zoo. 



Et la dernière que j'ai retouchée

Je n'ai pas écouté la série télé, ce n'est que par après que j'ai su que ça existait et que j'ai pu voir un extrait d'un épisode. 

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 Chronique rédigée pour

dimanche 24 novembre 2019

l'armée de démons que tu traînes

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Autour d'elle
Auteure : Sophie Bienvenue
Édition: Cheval d'août - 2019 - 200 p.
Original: 2016
Photographie de couverture: Jacqui Miller
Littérature contemporaine, littérature québécoise

Présentation: On gravite autour d'une mère et de son fils confié à l'adoption
+ : choral
- : présentation
Thèmes: vie, famille



Pourquoi ce livre
Parce qu'il était de Sophie Bienvenu et que la phrase Bientôt, je rencontrerai ma mère biologique. m'accrochait comme prémisse à l'histoire.

Mon avis
Tout d'abord, je dois dire que ma plus grosse déception a été à cause de la présentation qui, dans mon interprétation, me laissait présager que l'histoire tournerait autour de la rencontre entre une mère et son fils. Oui, ça tourne autour de ses personnages, mais pas autour de la future rencontre, ce qui fait que l'espoir que j'avais face à cette lecture n'a pas été comblé. Cependant, cela ne m'empêche pas de constater que j'avais dans les mains une histoire de qualité, encore une fois de la part de Sophie Bienvenu.

On gravite autour de la mère et du fils, avec les différents personnages qui ont croisé leur vie. Cela dans un roman choral qui, pour ma part au début, vu mes attentes, m'a déstabilisé, mais quand j'ai compris - rapidement - que ce serait un roman choral, j'ai pu embarquer dans l'histoire et suivre tous ces différents personnages qui avaient chacun leurs bibittes.
Avec toi, rien n'est jamais grave, parce que tu vois tout au travers de ta crisse de lentille qui te sert de bouclier. P'r'êt que c'est efficace contre l'armée de démons que tu traînes, mais ça fait surtout le vide autour de toi, et essaie pas de me faire croire que t'aimes ça. Crois pas que je l'ai jamais vue, ta solitude. Va pas t'imaginer que t'as réussi à me la cacher. Tu penses que j'ai pas remarqué que c'est des larmes que t'as dans les veines, pas du sang? Tu peux jouer la comédie à tout le monde, mais pas à moi. Je sais qui t'es. J'aurais pu te protéger. Si ç'avait pris une machine à voyager dans le temps pour effacer ton passé tout croche et que tu sois bien, j'aurais trouvé un moyen de la construire.
Je suis surtout la pro du sourire fake et de l'amour imité. Je me suis éteinte. J'ai quitté mon corps et je le regarde évoluer, anesthésiée. C'est ça qui m'a rendue folle. 
Elle a été quand même pas si pire, ma vie, des bouttes. Dommage qu'elle doive finir ce soir. Mais c'est pas grave, parce qu'elle va recommencer demain. 
De plus, j'ai apprécié les choix que l'auteure a fait sur les personnages qui croisent la route des principaux, la façon dont on se demandait quel lien les unissait parfois en début de chapitre pour n'avoir que la réponse à la fin, et aussi comment les ellipses subtiles nous font avancer dans le temps.

Aussi, j'ai aimé retrouvé la plume de l'auteure. Bien que moins cru que dans mon souvenir de Et au pire, on se mariera, on sent encore de la colère bien ressentie par certains personnages qui même si chaque narrateur est au je, on peut aisément voir toute la panoplie de styles qui conviennent pour chacun des personnages croisés.
Tout le monde essaie de trouver de quoi pour changer de conversation, mais c'est une vraie question que j'avais. Ça me prend une réponse. Comme quand elle nous a offert un camp de jour, aux enfants des employés, l'été passé, pis la trouver donc généreuse. Comme si ça leur faisait rien de se faire mettre dans la face qu'ils pouvaient pas offrir des affaires à leurs enfants, par une princesse qui a rien vécu pis qui se pense meilleure qu'eux autres. Moi, j'avais un problème avec ça. Mais y a fallu que je me ferme la gueule. On les fait tout le temps taire les gens qui dénoncent. C'est de même partout, depuis tout le temps.
C'est tu pour tromper ta misère que tu veux aller immortaliser celle du monde? Mais guess what? Tu seras jamais grand reporter, tu te rendras jamais plus loin que Sainte-Perpétue, à couvrir le festival du cochon graissé pour un journal local. Tu penses que t'as un rôle à jouer pour régler les problèmes de l'univers, tu te crois spéciale, mais tu l'es pas. T'es rien que spéciale pour moi, pis t'as pas été capable de t'en rendre compte. Too bad. Ce sera trop tard quand tu voudras revenir, quand tu te seras aperçue que t'as pas besoin de tout ça, que tout ce que tu veux, c'est que je t'aime et que je te rende heureuse. 
Aussi, j'ai aimé la place accordée à la musique dans le récit, ce qui est très bien intégré avec chacun des personnages. Ça m'a aussi permis de découvrir Résiste, interprété par France Gall, chanson que je ne connaissais pas et qui, pour moi, est bien meilleure qu'Ella elle l'a. Je trouve aussi que Résiste arrivait au bon moment dans le récit, même si la chanson aurait pu être mis partout!

Voilà, peut-être que si mes attentes suite à la présentation auraient été différentes, j'aurais eu un coup de coeur (quoique dur de battre Et au pire, on se mariera), mais même si je n'ai pas eu de coup de cœur pour le roman, j'en ai eu un pour le chapitre Valeur sentimentale, et j'ai grandement apprécié cette lecture que je ne peux que vous inviter à vous la procurer en vous en souhaitant une excellente.

Quelques citations
Ça prend plus de temps de se décider à partir que partir pour de vrai. Surtout quand on sait qu'on ne reviendra pas.
«J'ai eu l'impression d'être jeune toute ma vie, et un matin, hier ou avant-hier, je me suis réveillée, et j'étais vieille. OK, pas vieille, mais plus jeune, disons. Y a des choses qui ne reviendront jamais et desquelles je dois commencer à faire mon deuil. Je vais sonner vieille conne, justement, mais la vie c'est ça: une série de deuils. Même quand t'es heureux, les moments de joie passent, et il ne te reste plus que du vide, à la fin.
«J'ai vécu des années à vouloir ne rien avoir à perdre. Et tu vois, aujourd'hui, j'ai pas accumulé grand-chose. Du moins, rien d'important. Et j'ai souffert pareil.
«C'est con, hein?»
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Défi-lecture: #3
(Challenge personnel : #15)
 Multi-défis : #88


mardi 19 novembre 2019

C'est notre lot!

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Albertine en cinq temps 
Auteur : Michel Tremblay
Édition: Leméac - 1984 - 103 p.
Couverture: Jacques Léveillé
Théâtre, classique, littérature québécoise

Présentation: Les 5 Albertine des différentes époques se parlent.
+ : joual
- : différenciation
Thèmes: pauvreté, famille, culpabilité



Pourquoi ce livre
Parce que je devais lire un texte de théâtre, et que je savais que Québec en novembre s'en venait!

Mon avis
Voilà, petit moment que je n'avais pas lu l'auteur et dès le départ, on retrouvait le style joual que l'auteur maîtrise très bien.
De plus, n'ayant toujours lu que le tome 6 des Chroniques du Plateau-Mont-Royal, j'ai apprécié que les références soient subtiles à ce qui se passe dans la saga, mais qu'on puisse bien comprendre le contexte et comment Albertine a évolué à travers les époques.
Comme c'est Albertine à différentes époques et Madeleine, il est difficile par écrit de bien distinguer les différentes Albertine à moins de prendre une pause après chaque ALBERTINE À X ANS pour bien situer celle qui parle, ce qui me fait penser que cette pièce passe sans doute mieux jouer qu'à la lecture à cause du visuel qui permet de mieux les distinguer. Bien sûr, à l'écrit, plus on avance, plus on comprend celle qui parle sans avoir besoin de focusser sur les X ANS.
C'est une pièce qui se lit vite, entraîné par le joual, les Albertine qui tentent de se libérer de la culpabilité de leur lot. J'ai donc apprécié ma lecture!

Quelques citations
Quand même que tu voudrais pas... Si t'es t'assez naïve pour penser que la vie dépend juste de toi, tant pis pour toi! Vas-y, continue à penser que t'as le choix! Que tu peux choisir la liberté pis finir tes jours à faire des sandwiches aux tomates salade mayonnaise pour une ribambelle de clients qui vont te remercier jusqu'à la fin des temps! Tu m'en diras des nouvelles quand le monde s'écroulera autour de toi pis que tu te retrouveras tu-seule devant absolument rien d'autre que la bonne vieille culpabilité! C'est toujours comme ça qu'on s'est fait avoir, pis on n'a pas encore appris! Sais-tu quoi? J'aurais peut-être dû danser sur la tombe de mon enfant, en signe de victoire, parce qu'elle, elle l'a choisi, son destin!
Notre rôle! C'est pas notre rôle! C'est notre lot! 
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Défi-lecture: #
Challenge personnel : #
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Douze thèmes

Lecture faite en prévision de la chroniquer pour

dimanche 17 novembre 2019

Souvenirs de lecture québécoise

Coucou! Le temps ayant été utilisé pour autre chose, j'ai décidé de ne pas rédiger d'articles individuels pour les titres suivants, mais je tenais tout de même à vous en glisser un mot! Ces lectures ont été faites au cours de l'année et voici donc mes souvenirs sur celles-ci.

Pour Au 5e de MP Boisvert, c'était un peu déstabilisant au début puisque c'est une construction roman/près du théâtre, donc, la construction est non conformiste, ce qui va avec les personnages et j'avais apprécié cette histoire.

Pour Chroniques birmanes de Guy Delisle, je crois que j'avais moins apprécié que Chroniques de Jérusalem, même si je me souviens que j'aimais bien découvrir ce coin et les réflexions que l'auteur glissait en comparaison avec notre société occidentale.

Pour Ma belle blessure de Martin Clavet, j'avais repéré à cause de la couverture. Et je n'ai aucunement regretté ma lecture où le style est très direct et vient nous bouleverser encore plus sur les conséquences de l'intimidation. Je l'avais emprunté numériquement et noté des citations, mais le temps était limité et lorsque j'ai réemprunté, j'avais perdu les passages que j'avais surlignés, ce qui fait que pour l'instant, je limite cela à mon souvenir de lecture. Mais le style convenait parfaitement au récit, et peut-être qu'un jour je l'achèterai pour le relire et vous aurai une chronique plus précise avec citation, montrant que la couverture est encore plus parlante.

Pour Parfum de poussière de Rawi Hage, c'est probablement un exemple qu'il faut lire le titre au bon moment. J'avais commencé à le lire, étant emballée, mais je l'avais mis en pause pour des lectures que je voulais mettre en priorité. Or, lorsque je l'ai repris, même si je voyais toujours le style de qualité, j'accrochais beaucoup moins. Même si l'intrigue m'a semblé bien construite, j'avais l'impression qu'un voile de poussière mettait un écran sur ma lecture.

Pour Quand l'intuition trace la route de Danièle Henkel, même si je vois que Mme Henkel faisait bien de suivre son intuition, le fait qu'on voit qu'elle avait un bon réseau près d'elle comprenant de nombreuses ressources donne un sentiment de facilité face à son succès, surtout quand on sait que ce n'est pas tout le monde qui a accès à de tels réseaux. Mais j'ai apprécié voir le côté humble qui se dégage de ce pan de vie.

Pour Tout mon temps pour toi de Maxime Landry, ma lecture était teintée par la très mauvaise note qui lui était accordée que je ne comprenais pas. Bien sûr, ce n'est pas le titre où la fin est surprenante et le récit le plus enlevant, car on devine bien dès le départ, mais cela pour moi ne sont pas des raisons pour le considérer comme nul. Pour ma part, j'avais bien apprécié la construction et la lecture en lien avec le temps qui passe.

Voilà, pour les lectures québécoises pour lesquelles j'ai décidé de vous en glisser un mot et qui n'avaient pas eu de critiques au cours de l'année.

samedi 16 novembre 2019

Nouvelle Lune


Oui, oui, je mets le logo Québec en novembre en haut cette fois, pour mon billet d'une saga d'une auteure canadienne! C'est pas de ma faute, le site Les libraires n'a pas grand titre de Lucy Maud Montgomery - WHAT! - et ceux sur le site n'ont pas d'images... Je vous prendrai donc la photo de mon coffret un jour prochain!

Émilie de la Nouvelle Lune
Auteure : Yvon Roy
Édition:                            318, 264 et 294 pages
Jeunesse, classique, littérature canadienne

Présentation: Après le décès de son père, la jeune Emily va vivre chez sa tante
+ : différences
- :
Thèmes: amitié, amour, écriture, Île-du-Prince-Édouard, orpheline



Pourquoi ce livre
Parce que j'avais enfin mis la main sur ce coffret d'une série que je regardais en étant jeune, et voir la nouvelle série sur Anne... la maison aux pignons verts n'avait pu que me redonner le goût de lire Lucy Maud Montgomery.

Mon avis
Voilà, depuis longtemps dans mes envies, je n'ai pas regretté d'avoir lu cette saga au début de l'année. Bien sûr, j'aurais sans doute appréciée davantage en ayant été plus jeune puisque là, je me situais moins dans le public cible. Mais on retrouve avec Emily les thèmes de l'amitié, de l'amour, ses rêves d'écriture, ses conflits d'orpheline, l'Île et ses descriptions, l'imagination, les convenances, tous des thèmes que j'avais appréciés chez Anne. Même thème, même histoire? Non, on a bien deux sagas différentes, même si on ne peut s'empêcher de faire des parallèles entre les deux héroïnes, surtout quand on a bien à l'esprit la nouvelle série sur Anne.

Même si j'avais vu plus jeune la série sur Emilie de la Nouvelle Lune, je me suis rendue compte dans ma lecture que je ne me souvenais vraiment pas de grand chose de celle-ci, mes souvenirs se limitant presque au fait que l'orpheline Emily allait vivre chez sa tante! Bon, c'est un peu plus que ça que ma tête avait retenue, mais ça vous donne une idée. J'ai donc complètement redécouvert l'histoire, pour mon plus grand plaisir. Comme je le dis, c'est jeunesse, mais ça n'empêche pas d'apprécier l'histoire, les personnages secondaires et leurs histoires, les questionnements d'Emily, sa façon de concevoir le monde, les conceptions de l'époque et les "standards".

J'avais moins apprécié le second tome de la trilogie puisque je trouvais que ce tome était trop centré sur ses envois de textes au détriment de ses relations avec les autres, mais c'est peut-être parce qu'on ressent plus la personnalité de Lucy Maud Montgomery dans le personnage d'Emily dans ce tome. Somme toute, c'est une trilogie que je suis bien contente d'avoir enfin découverte à l'écrit, et que j'ai apprécié et aimé retrouver le style de l'auteure. Pour ma part, je les ai enchaînés, mais je crois qu'il est préférable de lire autre chose entre les tomes, sans trop laisser passer de temps.

Voilà, le tome 2 ici, et le tome 3 ici. Pour le 1 et la série Anne <3, il semblerait que ça va vous prendre plus de recherche. Mais n'hésitez aucunement à découvrir cette auteure! 


Quelques citations
Et
Parce que je participe à quelques challenges

Terre du milieu
Défi-lecture: # 72, 12 et 2
Challenge personnel : #3 et 11
 Multi-défis : #83, 45 et 31
Sagas 2019
Chronique rédigée dans le cadre de 


quoi de plus normal

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Nikolski
Auteur : Nicolas Dickner
Édition: Alto - 2005 - 322 p.
Littérature contemporaine, littérature québécoise

Présentation: De jeunes adultes entament leur vie d'adulte, en ayant en tête leurs origines.
+ : différences
- : entrecroisement
Thèmes: quête, "pirates", "généalogie"


Pourquoi ce livre
Parce que j'ai dû me le procurer à cause d'une ancienne édition de Québec en novembre - je crois -, et que là, une nouvelle édition avait lieu.

Mon avis
Comment chroniquer ce titre, car je dois dire que je suis ambivalente, car je n'ai pas trop aimé la fin sur l'entrecroisement des personnages.

Tout au long du récit, on suit des personnages en alternance, avec des précisions sur leurs origines, puisque, jeunes adultes, ceux-ci sont toujours en quête. Même si le rythme est agréable, le style fluide, j'ai trouvé que je demeurais plus spectatrice à ce qui se passait que plutôt que d'embarquer à 100% dans l'histoire, ce qui peut aussi expliquer mon sentiment mitigé face à cette lecture. Peut-être aussi l'étiquette littérature du terroir y est-elle pour quelque chose. Oui, avec la relation aux ancêtres, et les passages sur leurs vies, on voit un peu cet aspect, mais je considère beaucoup plus ce récit comme un contemporain de la fin du 20e siècle que comme un roman du terroir. D'ailleurs, j'ai bien apprécié comme ces passages sur les parents de nos jeunes adultes étaient amenés.

Cependant, avec mon expérience de lectrice, là où le bât blesse, c'est surtout sur la fin qui m'a déçu. Tout le long du récit, on se demande comment cela va aboutir, va s'entrecroiser, mais pour moi, avec cette construction, le fil ténu aurait pu se ressentir beaucoup plus, car là, ça donne un peu la sensation que l'auteur n'a pas abouti son idée.

Pour moi, c'est donc une lecture mitigée, surtout à cause de ce fil trop ténu, malgré une construction qui fait du sens. Chaque lecteur est différent et on en a une preuve ici, puisque mon édition avait une mention coup de cœur dessus. Vous pouvez vous faire votre propre idée, selon votre expérience de lecture, en vous le procurant.
Aussi, dans le cadre de cette édition de Québec en novembre, Enna et Sylire ont tenté l'expérience audio de ce titre!

Quelques citations
Elle s'est arrêtée devant un ballot de vieux journaux. Sur le dessus, une publicité annonce les Spéciaux de la Rentrée. En grande vedette dans son petit cadre austère, un IBM 286, processeur cadencé à 50 MHz, 1 Mo de mémoire vive, 30 Mo de disque dur, lecteur de disquettes 1,44', moniteur VGA, imprimante laser - le tout pour 2 495 $ (taxes en sus).
- En réalité, la récupération d'ordinateurs est dans une impasse. Une tonne de circuits imprimés rend quelques onces d'or, alors pour faire des profits tu dois traiter un grand volume de matières premières. Il faut séparer les circuits, les processeurs, les filages, les disques durs, les boîtiers. Tu te retrouves avec des tonnes de déchets toxiques sur les bras. Le processus est difficile à rentabiliser. Trop de manipulations, trop de résidus dangereux à gérer. Alors on ferme les yeux sur la Convention de Basel et on exporte les déchets électroniques en Asie.
- La convention de Basel encadre le transport et le traitement des déchets. En théorie, ça empêche les pays industrialisés d'exporter leurs ordures dans le tiers-monde. Le traité a été mis sur pied en 1985, quelques années avant la chute du Mur de Berlin. C'était dans l'air du temps: aussitôt que le rideau de fer est tombé, l'Europe de l'Ouest a commencé à exporter ses surplus de déchets en Pologne, en Bulgarie et en Ukraine.
- Je n'arrive pas à croire que l'on exporte des déchets !
Simòn encaisse les événements avec un sang-froid étonnant. L'étrangeté de leur départ, il faut le dire, est atténué par l'invraisemblance générale de la situation : dans un monde où l'on traverse la mer des Caraïbes à dix mille mètres d'altitude en écoutant Britney Spears en circuit fermé, quoi de plus normal que de décamper à deux heures du matin, sans dire au revoir à personne, pour aller passer le temps des fêtes dans l'hémisphère voisin ?
Parce que je participe à quelques challenges

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Challenge personnel : #
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Cerise sur le gâteau

mercredi 6 novembre 2019

Faut jamais laisser un diagnostic pleuvoir

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Les petites victoires 
Auteur : Yvon Roy
Édition: Rue de Sèvres - 2017 - 162 p.
Bande-dessinée, témoignage, littérature québécoise

Présentation: Un père tente des approches différentes avec son fils autiste
+ : différences
- : focus
Thèmes: autisme, famille, adaptation



Pourquoi ce livre
Parce que la thématique de l'autisme m'intéresse.

Anecdote
Après ma lecture, j'ai voulu valider que l'auteur était québécois, et je n'ai donc pu que voir certains gros désaccords sur ces gestes, et ce dont je me souviens de cette polémique va teinter mon avis.

Mon avis
Tout d'abord, j'ai grandement apprécié ma lecture, même si j'ai trouvé que cela paraissait facile. Je comprends que tout ne pouvait pas être dit, mais je crois que d'avoir semblé évacuer les problèmes rencontrés a un peu nui et a sans doute indirectement alimenté la polémique que M. Roy n'agissait pas pour l'intérêt de son enfant, amenant l'idée qu'il n'allait qu'à l'encontre des avis professionnels.

Cependant, rien dans ma lecture ne m'a fait dire que toutes les actions des intervenants étaient à jeter. Quand je lis
« Les diagnostics, c'est des bestioles taciturnes qui détestent plaisanter... Faut jamais laisser un diagnostic pleuvoir sur son pré. », 
je me dis que le père tente par tous les moyens d'outiller son fils à se trouver un avenir, cet avenir dont les spécialistes ne lui en diagnostiquent aucun! Et pourtant, même s'il tente des approches différentes, on le voit discuter avec les spécialistes, et se concerter avec leurs techniques. Il y a aussi une prise de conscience des limites, car même si certaines actions pouvaient mettre Olivier hors de sa zone de confort, je n'ai rien vu où il y avait un total irrespect, surtout que tout ce qu'il y avait d'inconfortable m'a semblé permettre à Olivier de bien évoluer!
À la dernière case, on est loin du bébé malheureux que le père remarque un peu tard! Surtout qu'à cette dernière case, Olivier paraît très bien comprendre ce qui l'entoure! Bref, ces outils supplémentaires m'ont paru avoir porté fruit.

Et même si j'ai mentionné (c'est ici que je me dis Karine:) j'attends ton avis sur cette chronique, et que je me dis aussi, il me semble qu'elle l'avait chroniqué!) que les problèmes semblaient trop facilement évacués, il n'empêche qu'on en perçoit tout de même. Tout comme nous percevons la détresse, en particulier dans une planche:
Je voulais te dire que tu es le petit garçon le plus fantastique du monde... Mais les mots restent pris dans ma gorge comme des oursins...
J'étais pourtant certains d'avoir fait mon deuil...
On a beau proclamer haut et fort qu'on n'espère rien de particulier, il y a souvent une partie de soi qui espère tout, et plus encore.
Mais comment je fais moi? Je sais faire les dessins, créer des meubles, je sais faire pousser les légumes, je sais même faire les enfants, mais les deuils?
Comme l'auteur le dit, il sait dessiner. Les émotions sont bien retransmises par ce dessin qui a un style en subtilité, sans flafla, un style qui m'a plu.

J'ai quelques connaissances en psychopédagogie, mais ne suis pas experte en autisme, et l'histoire m'a plu, une histoire d'amour et de volonté à offrir le meilleur. N'hésitez pas à vous faire votre propre idée dessus. Maintenant que je repense au titre, je me dis que les difficultés/doutes ont peut-être été majoritairement ellipsés pour laisser encore plus de place à ces Petites victoires.

Quelques instants après avoir rédigé la chronique et fouillé le web!
Ah, je remarque que c'est surtout grâce à Enna l'an dernier que j'avais repéré le titre, et j'ai pu revoir la planche marquante coup de cœur de l'effondrement. Eh oui, Karine:) aussi l'avait commenté en disant (ce qui répond un peu à ce que je voulais savoir)
Je déteste les généralités quand on parle des enfants et des traitements
Cela rappelle aussi que chacun est unique et a ses propres besoins.

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 Chronique rédigée pour


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