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samedi 23 juin 2018

«Moi ici, je lis que quand une fille veut un bébé, 100% des gars ne captent pas les signaux.»

Ma vie avec un scientifique: La fertilité par India Desjardins & Bach
Bande dessinée, Humoristique, littérature québécoise
Éditions de l'Homme, 2018, 74 pages
Couverture: sans doute Bach ;)
+ : traitement du sujet    -:    Thèmes: fertilité, relations de couple, préjugés
Présentation: Les espoirs et déceptions d'un couple qui tente d'avoir un enfant, et qui se tourne vers les cliniques de fertilité.

Cette BD est venu par hasard à moi puisque je l'offrais dans un swap, et que, attendant un autre livre, j'ai eu le temps de la lire entretemps!

Lorsque j'ai vu la wish québécoise de MmeCuv dans le cadre du swap Au-delà des océans pour l'Eldorado, j'ai dû faire des petites recherches et c'est là que j'ai vu que pour ce titre, il s'agissait d'une BD, illustrée par Bach. Et comme j'aime bien ses dessins, j'avais le goût d'offrir cette BD dans le cadre du swap, et c'est ce que j'ai fait.
Pour ceux qui ne le savent pas, je suis une enseignante de mathématiques qui a vite décroché pour se tourner vers le graphisme. J'aimais donc voir la dualité pragmatisme/émotivité dans leurs péripéties. Bien sûr, cela va au-delà de ça. L'humour est bien présent dans leur quotidien, et Bach rend bien le scénario, les émotions dans les mimiques des personnages.
De plus, ce livre fait aussi réfléchir sur les tabous concernant la fertilité, les préjugés que certains peuvent avoir, les espoirs et déceptions, pas seulement du couple, mais également de l'entourage. De plus, la sensibilité est aussi présente à travers l'humour, ce qui rend le scénario d'India très intéressant. Bref, scénario et trait de crayon sont au rendez-vous dans cette BD.
Ce ne fut pas un coup de cœur, et j'essaie de retrouver ce qui peut m'avoir déplu, mais mon souvenir a gardé le bon sentiment que j'ai eu à cette lecture. Bref, vous comprenez que j'ai bien apprécié, et j'espère que MmeCuv appréciera tout autant.

Quelques citations
- Hum... On est en février et si on commence tout de suite, j’accoucherais en novembre et ça donnerait un scorpion.
Le problème, c’est que je m’entends moins bien avec les scorpions...
- « Scorpion : Les natifs de ce signe sont loyaux. Ce sont des êtres passionnés, affichant parfois un excès d’émotion. Ils aiment soutenir les idées qu’ils considèrent justes, et qui méritent leur attention. Ils peuvent faire preuve de courage et de fermeté dans les moments opportuns.»
Dommage que tu ne t’entendes pas bien avec ce genre de personne parce que c’est pas mal 90% de la population...
P.S., je(isa) suis Scorpion ;) Pour voir l'extrait illustré. 
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samedi 26 mai 2018

« Enfin, si on peut appeler ça faire l’amour. »

Comme un coup de poignard par Ariane Charland
Contemporaine, littérature québécoise
Éditions de Mortagne, collection Tabou, 2016, 314 pages
Couverture:
+ :     -:    Thèmes: sexualité, adolescence, troubles
Présentation: Jeanne a des douleurs lors des relations sexuelles.

Encore une fois, la collection Tabou traite d'un sujet difficile et rend bien l'histoire pour les adolescents, tout comme pour les adultes.

On suit en alternance Jeanne et Luka qui trip l'un sur l'autre. Hors, Jeanne a des douleurs lors des relations sexuelles, qu'on appelle_____, et se met des barrières par peur du jugement des autres, par peur de la réaction de Luka qu'elle ne peut coucher avec lui.

On suit donc les deux adolescents, avec chacun leur tourment, leurs craintes, la progression de leurs relations. On ressent leurs émotions et on peut aisément s'identifier aux personnages, que ce soit les principaux ou les secondaires, voire les tertiaires. La part de romance est loin d'être niaise, et axe plutôt sur les angoisses, et la psychologie des craintes.

Vu la thématique, c'est difficile de commenter. Mais, j'ai apprécier l'alternance des points de vue, les personnages, le récit et l'écriture.

Quelques citations
La première pensée qui me vient, c’est qu’elle ne doit pas découvrir où j’ai passé la nuit. Je me sens coupable même si je ne le devrais pas. Ce n’est pas comme si elle s’était montrée intéressée à moi. 
– Je n’ai jamais fait ça, coucher avec un gars qui n’était pas mon chum.
– Déniaise, Jeanne ! Tout le monde le fait.
Tout le monde le fait. C’est vrai. Tout le monde le fait, sauf moi. J’observe encore Luka qui parle à la cliente. Peut-être que, si je n’étais pas moi… Peut-être que, si je n’étais pas défectueuse… Juste à le regarder, j’ai mal. Pas vraiment mal, mais… C’est difficile à décrire. Je m’imagine au lit avec lui et je sais que j’aurais mal. Je sais que je ne pourrais pas. Je sais que je devrais lui dire d’arrêter et je sais qu’il serait déçu, qu’il ne comprendrait pas, parce que, justement, tout le monde le fait.
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lundi 30 avril 2018

Question d'influence

Au-delà des apparences par Isabelle Boisvert
Littérature contemporaine, littérature jeunesse, littérature québécoise
Éditions de Mortagne, collection Tabou, 2014, 255 pages
Couverture:
+ :  progression    -: début   Thèmes: intimidation, amitié, influence
Présentation: «Tous les autres considèrent Stéphanie comme une nerd, une rejet, mais pour moi, c'est la fille la plus parfaite de l'école. Toutefois, quand on est un sportif populaire, on n'a pas le droit d'aimer ce genre de personnes»

Un titre de la collection Tabou sur l'intimidation avec une nerd rejet, ça n'avait pas le choix d'atterrir dans ma PAL.

Je vous rassure, j'ai eu la chance d'être bien entourée au secondaire ou peut-être que le fait que je me tenais avec des filles plus âgées a-t-il atténuées le côté nerd.

Quant à ce qui concerne la lecture, j'ai été déstabilisé au début. Comme le 3/4 du temps d'un titre qui se trouve dans ma PAL, je ne relis pas le résumé avant de débuter, et là, en plus, j'avais en tête que je prenais [i]Comme un coup de poignard[/i]. Mais je me suis vite rendue compte que le narrateur était un jeune homme, et que j'étais donc dans un autre titre. Dans les premières pages, j'ai eu de la difficulté à m'adapter au style du narrateur.

Mais comme l'histoire m'intéressait, j'ai poursuivi. Et sans que ce soit le style que j'ai préféré dans la collection, j'ai bien aimé au final.
J'ai surtout aimé l'entrecroisement qu'il y avait avec le passé et le présent, et les réflexions de l'adolescent sur ce passé justement.
Ça nous fait voir que souvent malheureusement, certains ne réagissent pas face aux actes dont ils sont témoins, afin de ne simplement pas perdre leur statut, leur influence, pour rester dans la gang.

J'ai aimé comment l'adolescent est appelé à découvrir certains traits chez les autres, avec ses réflexions, même si un événement précipite un peu plus sa découverte des rejetés où il développe des amitiés. Arrivera-t-il à faire changer la mentalité de toute l'école? La direction trouvera-t-elle enfin des solutions à l'intimidation? Pour cela, il vous faudra le lire.

Au final, j'ai donc apprécié cette histoire.


Quelques citations
Je crois avoir le droit de faire ce que je veux sans toujours avoir peur d’être jugé par les autres. Et puis, cette façon de se moquer de tout le monde pour un rien me tombe de plus en plus sur les nerfs. Je les ai imités trop longtemps à mon goût et je dois reprendre le contrôle de ma vie.

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samedi 10 mars 2018

«Mais pourquoi faut-il vivre dans un pays où le temps ne peut pas faire son travail?»

L'orangeraie par Larry Tremblay
Littérature contemporaine - littérature québécoise (canadienne)
Alto, 2016, 146 pages (Première édition:2013)
+ :  style    -: père   Thèmes: guerre, attentat, famille

Présentation: Un père doit choisir quel jumeau agira en martyr.

J'ai pris ce livre dans ma PAL puisque je voulais lire quelque chose de court. Et ce n'est pas parce que c'est court, que ce titre ne marque pas. Je l'ai dévoré, et m'en suis voulu de ne pas me l'être procurée bien avant. J'ai adoré et c'est une première incursion dans l'univers de Larry Tremblay que je redécouvrirai.

Dès la première page, on se fait transporter dans un pays où la guerre a lieu, avec un bombardement qui a tué les grands-parents. L'univers est donc directement posé avec des mots simples, et on découvre la famille des jumeaux.

Rapidement, se présente un homme qui vient voir les enfants, et on comprend rapidement que le père sera confronté au choix de présenter un de ses jumeaux de 9 ans en tant que martyr. Je ne vous en dirai pas plus sur la trame de l'histoire, afin que vous puissiez la découvrir dans son intégralité.

Mais je peux vous dire que j'ai apprécié l'histoire, la révolte qui s'empare de certains personnages, et ça sans que l'auteur tourne cela à la dérision. C'est un récit qui nous fait prendre conscience qu'on ne peut juger des situations que nous n'avons pas vécu, des agissements de gens qui peuvent avoir été victimes des fourberies de certains et qui peuvent avoir voulu duper les gens également. Et aussi sur comment certains réussissent à vivre avec la honte d'avoir vécu de telles situations.

J'ai aussi trouvé que nous nous attachions aux personnages, même si ceux-ci commettront des actes cruels, impensables dans notre réalité quotidienne. Et lorsque je cherchais ce qui m'avait le moins plu au début de cette critique pour tenter de trouver un défaut, j'ai réalisé que je trouvais que le personnage du père, pourtant crucial, ne m'avait pas paru tant défini, comparativement aux jumeaux et à la mère. Cela ne m'a pas empêché de dévoré ce récit. De plus, les mots de Larry Tremblay sont simples, fluides et, dans leur beauté, font ressortir la cruauté de la situation.

Vous comprenez donc que j'ai adoré et que je ne peux que vous conseiller de découvrir ce titre si ce n'est déjà fait. Ce livre fait partie de ces titres à lire, et relire.

Quelques citations
Les choses ne font jamais leur temps, les vivants sont toujours plus lents que les morts. Les hommes dans notre pays vieillissent plus vite que leur femme. Ils se dessèchent comme des feuilles de tabac. C’est la haine qui tient leur os en place. Sans la haine, ils s’écrouleraient dans la poussière pour ne plus se relever.
Ton père dit que c'est un homme qui voit l'avenir. Un homme important qui nous protège de nos ennemis. Tous le respectent, personne n'oserait lui désobéir. Ton père le craint. Moi, dès que je l'ai vu, je l'ai trouvé arrogant. Ton père n'aurait pas dû accepter qu'il passe le seuil de notre maison. Qui lui a donné le droit d'entrer chez les gens et de leur enlever leurs enfants?
Le parfum qui montait de la terre le rassurait, lui permettait de croire que l'avenir avait encore un sens.
Non, tu n'as pas besoin d'avoir une raison ou d'avoir tout simplement raison pour faire ce que tu crois devoir faire. Ne cherche pas ailleurs ce qui se trouve déjà en toi. Qui suis-je, moi, pour réfléchir à ta place? 
Il se posait lui-même la question du mal. Il était trop facile d'accuser ceux qui commettaient des crimes de guerre d'être des assassins ou des bêtes féroces. Surtout quand celui qui les jugeait vivait loin des circonstances ayant provoqué ces conflits dont l'origine se perdait dans le tourbillon de l'histoire. Qu'aurait-il fait, lui, dans de pareilles conditions?

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mercredi 28 février 2018

Devenir déesse

La déesse des mouches à feu par Geneviève Petersen
Littérature québécoise - littérature québécoise (canadienne)
Le Quartanier, 2010, 349 pages
+ :      -:    Thèmes: drogue, adolescence, gang

Présentation: Catherine vit ses premières fois dans les années 90.

J'ai décidé de relire ce titre qui avait manqué son rendez-vous lors de ma première lecture. À l'époque, j'avais pensé que je l'avais lu trop près de Christiane F. qui est d'ailleurs cité dans ce roman et j'avais l'impression de vivre une histoire qui se répétait.


Comme je n'ai pas relu Moi, Christiane F, 13 ans, droguée et prostituée avant de relire ce titre, je n'ai pas eu cette sensation cette fois-ci et j'ai donc plus apprécié même si ce ne fut pas le coup de cœur que certaines ont eu.

Au départ, je trouvais pour je ne sais plus quelle raison que le langage me paraissait cru, vulgaire, too much. Heureusement, même si on sent la révolte, le langage par la suite m'a paru plus abouti.

J'ai aussi apprécié être transportée à cette époque avec des références à la musique et aux endroits que fréquentaient sans doute les jeunes à cette époque-là.

Donc, même si ce fut loin d'être un coup de cœur, j'ai apprécié redécouvrir cette histoire que je vous conseille, mais où vous ne devez pas avoir un souvenir de lecture en tête où la drogue et la révolte adolescente sont centraux dans l'histoire.


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lundi 26 février 2018

Scarlett, Scarlett...

Autant en emporte le vent, tome 2 par Margaret Mitchell (Gone with the Wind - 1936)
Classique - littérature américaine
Le Livre de Poche, 1970, 696 pages
+ : conscience -: Scarlett Thèmes: Sécession, amour, famille, plantations

Présentation: Scarlett se relève de la guerre et Ashley occupe son esprit

Après avoir lu le premier tome il y a quelques années, je me suis enfin lancée dans ce second tome. J'ai eu de la difficulté à me situer au début, mais le sentiment a été de courte durée, et ai rapidement trouvé mes repères.


On se trouve après l'incendie, et on est donc en période de reconstruction. Scarlett m'a paru toujours aussi mesquine et use donc de subterfuges pour parvenir à ses fins, même si certains voient clairement dans son jeu.

J'ai trouvé qu'on avait plusieurs passages où l'auteure se rapprochait plus de l'essai que du roman, puisqu'à travers les événements, on voyait beaucoup ses réflexions. J'ai cependant trouvé que les événements mettant en scène le Ku Klux Klan avaient été évacués parfois rapidement: peut-être l'auteure avait-elle peur de donner le fond de sa pensée, de dénaturer le Ku Klux Klan et ce que cela représentait réellement lors de la Sécession.

J'aurais aimé que certains personnages prennent plus de place dans ce récit, par exemple Mélanie, et qu'on ressente davantage les événements qui se passaient à Tara, que cela soit plus abouti que les informations qui parvenaient à Scarlett.

Mais, même si Scarlett a un fichu caractère, on ne peut qu'embarquer avec elle dans l'histoire et apprécié cette fresque. Maintenant que la lecture est terminée, il faut revoir le film!


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vendredi 24 novembre 2017

La vérité sur Nawal



Denis Villeneuve
Incendies
Drame, adaptation
2011, 2h03 min

+: construction du scénario

-: quelques creux

Thèmes: guerre, filiation, identité

Présentation:Lorsque le notaire Lebel fait à Jeanne et Simon Marwan la lecture du testament de leur mère Nawal, les jumeaux sont sidérés de se voir remettre deux enveloppes, l'une destinée à un père qu'ils croyaient mort et l'autre à un frère dont ils ignoraient l'existence. Jeanne voit dans cet énigmatique legs la clé du silence de Nawal, enfermée ces dernières années dans un mutisme obstiné depuis son lit d'hôpital. Elle décide immédiatement de partir au Moyen-Orient exhumer le passé de cette famille dont elle ne sait presque rien... Le jeune Simon, lui, n'a que faire des caprices posthumes de cette mère avare d'affection qui a passé sa vie à leur empoisonner l'existence. Mais son amour pour sa soeur le poussera bientôt à rejoindre Jeanne au Moyen-Orient sur la piste d'une Nawal bien loin de la mère qu'ils ont connue 

mardi 21 novembre 2017

La déconfiture de l'humanité: «Où était Dieu dans la réponse du monde?»


Roméo Dallaire
J'ai serré la main du diable : La faillite de l'humanité au Rwanda
Historique, témoignage, littérature québécoise
Libre-Expression, 647 pages, 2003
Couverture de: France Lafond

+: 

-: 

Thèmes: génocide, Rwanda, ONU

Présentation:Quand le général Roméo Dallaire a été appelé à assurer le commandement de la Force internationale de maintien de la paix des Nations unies au Rwanda, il croyait être dépêché en Afrique pour aider deux belligérants à trouver un terrain d'entente. Une fois au Rwanda, il découvrit une tout autre réalité. Pris entre une guerre civile sanglante et un génocide impitoyable, le général et ses hommes -- une petite troupe –- furent bientôt abandonnés, sans aucune ressource, par leurs patries respectives. Pour lutter contre la vague de tueries qui ravageaient ce pays, ils ne purent compter que sur leur propre générosité et sur leur courage personnel. En moins de cent jours, la guerre au Rwanda allait faire plus de 800 000 morts et au-delà de 3 millions de blessés et de réfugiés. C'est avec le poids de cette tragédie que le général Dallaire est rentré chez lui, au Canada, en septembre 1994, brisé et désillusionné. Il lui faudra sept ans avant de pouvoir commencer à écrire sur ce sujet. Dans J'ai serré la main du diable, il raconte l'enfer qu'il a vécu au Rwanda et il n’hésite pas à reconstituer les terribles événements auxquels la communauté internationale a tourné le dos. Son témoignage est un compte rendu sans concession de la faillite de l'humanité à mettre un terme à un génocide pourtant maintes fois dénoncé.
Comment survivre ? se demandent tous ces personnages, aux prises avec les situations inextricables des âges de la vie, le cycle des illusions perdues et des rêves oubliés.

dimanche 19 novembre 2017

Et ensuite?



Marie Laberge
Ceux qui restent 
Contemporaine, drame, littérature québécoise
Québec Amérique, 504 pages, 2015
Couverture de:

+: points de vue

-: fin

Thèmes: suicide, deuil

Résumé:Combien de gens sont touchés, atteints en plein coeur quand quelqu’un se suicide ? Combien de blessures sont infligées à ceux qui restent ? Personne n’en sort indemne. 
 Charlène, Vincent, Mélanie, Stéphane, Muguette… tous brisés, freinés dans leur vitalité par la mort brutale de Sylvain. Chacun réagit à sa façon. Chacun se bat comme il peut, avec les armes dont il dispose. La violence du geste suicidaire se répercute longtemps dans leur existence. Mais la vie est forte, très forte. 
 Roman d’action empreint d’émotion, de réflexions sur la vie, roman d’une profonde humanité, Ceux qui restent fait entendre des personnages puissants et attachants. Malgré la dureté des faits évoqués, ce roman est avant tout centré sur ceux dont on parle si peu et qu’on laisse seuls devant l’innommable et l’insupportable. Parce que, si souvent, la société s’attarde au geste plutôt qu’à ceux qui doivent vivre avec. 
 Depuis quarante ans, Marie Laberge sonde les profondeurs de l’âme humaine ; avec ce roman déchirant, sa plume maîtrisée atteint un degré de maturité et de sensibilité inégalé.

mardi 14 novembre 2017

Les cartes de l'Asperger


Pascale Gingras
Une carte sans légende
Littérature jeunesse, littérature québécoise
Québec Amérique,  pages, 2009
Couverture de:

+: récit

-: fait trop longtemps

Thèmes: adolescence, syndrome d'Asperger

Résumé:Li Han en a assez d'être surprotégée par sa mère. Assez d'être célibataire, de ne pas être celle que l'on remarque. Mais quand la situation se retourne, elle devient le point de mire d'un individu dérangé, d'un désaxé. Prise dans une valse infernale, elle devra tenter de voir derrière les masques pour distinguer ses amis de ses ennemis. Pas facile quand tous se présentent comme des cartes sans légende? Atteint du syndrome d,Asperger, Dominique utilisera ses étonnantes aptitudes et combattra ses peurs dans l'espoir d'aider Li Han. Y parviendra-t-il avant qu'il ne soit trop tard?? Pascale Gingras réalise ici un rêve: écrire un suspense qui met en scène un personnage aux prises avec un trouble envahissant du développement. Le résultat est aussi touchant que captivant. Le lecteur en ressort avec le cœur battant, dans tous les sens du terme?

dimanche 12 novembre 2017

Pèlerinage des flèches jaunes


Amélie Dubois
La fois où... j'ai suivi les flèches jaunes
Chick-lit, littérature québécoise
Les Éditeurs réunis, 430 pages, 2016
Couverture de:

+: évolution

-: début

Thèmes: pèlerinage, introspection, confiance en soi, amitié

Résumé:Mon nom est Mali Allison : psy de formation et écrivaine de passion. Récemment, j’ai fait face au vide — le grand néant littéraire. Mon écran était blanc; mon inspiration, sèche comme une tarte au sable. « Tu penses trop, Mali » ne cessaient de me répéter ma petite voix intérieure ET mon chum avec qui rien n’allait plus. Il me fallait « trouver des réponses »… Un truc sur ma bucket list depuis longtemps s’est imposé de lui-même; une petite marche de santé mentale de 700 kilomètres sur le mythique Camino francés, en Espagne. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Mes consoeurs affirmaient que seuls de vieux bohèmes toujours sous l’effet de vapeurs obscures des années 1970 faisaient ce périple. Je croyais pour ma part que cette balade bucolique entre les vignes s’avérerait un jeu d’enfant. Tout le monde avait tort. En réalité, la Compostelle, c’est le chevauchement de trois défis complémentaires à relever armé d’un sac à dos rempli de peurs. Le reste du temps, on rencontre des âmes-lanternes, on chante du Cabrel avec les cigognes, on engloutit des quantités de papas bravas et on prend des selfies devant des églises millénaires. L’important, au bout du compte, reste de suivre les flèches jaunes… sans trop perdre le nord !

samedi 11 novembre 2017

Organismes québécois


Dans une société où l'individualisme prend de plus en plus de place, il ne faut pas oublier qu'il y a encore des gens qui oeuvrent à faire un monde meilleur, une meilleure collectivité. Donc, je vous présente aujourd'hui quelques organismes québécois qui je crois, aide à faire une différence. Bon, je ne connais pas bien les différences entre organismes/fondations et autres appellations, mais voici les 10 premiers qui me viennent à l'esprit en ce jour.

AQPS: L'association québécoise de prévention du suicide. Pour tous ceux qui n'ont «plus la force de rester»

Leucan: pour les enfants atteints du cancer. À l'origine je crois, des défis têtes rasées.

Le club des petits-déjeuners: pour permettre aux jeunes d'avoir un déjeuner.

Tel-jeunes/Jeunesse,j'écoute

Allo prof! pour un service d'aide aux devoirs

S.O.S. violence conjugale

Educ'Alcool

Héma-Québec : pour des dons de sang

Fondation du cancer du sein du Québec

Et bien entendu, ce sont les 10 premiers qui me viennent en tête aujourd'hui, je ne doute pas qu'il y en ait plein d'autres



mercredi 8 novembre 2017

D'où l'on vient




Caroline Vu
Un été à Provincetown 
Drame, littérature québécoise
Pleine lune, 188 pages, 2016
Couverture de:

+: 

-: 

Thèmes: exil, guerre vietnamienne, famille

Résumé:Un été à Provincetown nous livre un saisissant portrait de quatre générations dans un univers trouble où tous les repères s’écroulent.
Ce roman choc raconte la vie tumultueuse d’une famille vietnamienne ballottée par les caprices de l’Histoire et aux prises avec sa propre folie. À travers un récit teinté d’humour, on découvre les aventures rocambolesques d’un clan familial dans sa longue migration, depuis l’Indochine française jusqu’à son exil à Montréal.
Le personnage pivot de ce récit romancé est le cousin Daniel, qui meurt du sida à Montréal en 1986 et dont personne ne mentionne plus le nom. Du grand-père opiomane jusqu’à ce jeune cousin homosexuel, tous vivent dans leur chair les blessures de la guerre. Avec leurs faiblesses et leurs rêves, ils se débattent pour survivre à la désintégration de leur monde ordonné, disparu dans les vents du changement.
C’est la guerre vécue de l’intérieur avec ce qu’elle entraîne comme débordements et excès. Pas de statistiques, pas d’images de bombardements. Non. On se cache dans un garage, on dort entassé sur la paille, on s’enfuit dans des rizières, on continue de travailler, de jouer, de se droguer, d’aller au restaurant, de rire, et on baise plus qu’à l’habitude pour oublier ou faire semblant que la vie continue, on n’a plus de règles ni de contraintes, la honte et la peur du scandale ont disparu.
Un roman hypnotisant qui allie l'historique et l’intime.

mardi 7 novembre 2017

Piège du rêve


Dïana Bélice
Fille à vendre
Contemporaine, Jeunesse, littérature québécoise
Éditions de Montagne, collection Tabou, 270 pages, 2013
Couverture de:

+: réalisme, poignant

-: ? (ça fait trop longtemps)

Thèmes: adolescence, prostitution, drogues, gang de rue

Résumé:Leïla est une jeune fille de quinze ans. Avec de grands rêves. Avec des espoirs. Avec des envies de liberté. Mais par-dessus tout, elle souhaite trouver l'amour, le vrai. Bref, Leïla est comme toutes les autres filles de son âge.
Du jour au lendemain, elle voit son quotidien paisible s’écrouler. Bouleversée par les agissements de Patrick, son chum, incapable de supporter les moqueries et la cruauté de ses camarades d’école, Leïla prend la fuite. À l’abri de ce qui la fait souffrir, loin de la maison et de sa famille qui ne la comprend pas, elle rencontre le beau Jonathan. Un gars vraiment cool, qui lui fait réaliser que ses rêves, même les plus fous, sont à sa portée.
Pendant plusieurs semaines, Leïla mène la grande vie. Il n’y a plus d’interdits. Grâce à Jonathan, elle se sent comme une adulte, en plein contrôle de sa vie. Les amis du jeune homme – qui le surnomment Young Gun – l’ont acceptée comme si elle était des leurs. Pour une fois, elle se sent à sa place. Appréciée, désirée. Son beau prince l’initie à tous les plaisirs. Mais la fête finit par mal tourner. La vie rêvée se transforme en cauchemar et le réveil est brutal. Sauvage. Inhumain.
L'exploitation sexuelle des jeunes filles par les gangs de rue est un sujet tabou parmi tous les tabous… C’est toutefois le sort que connaissent bien des adolescentes au Québec. Sans voile ni censure, Leïla raconte son histoire en espérant qu'elle permettra à d’autres, comme elle, d’ouvrir les yeux et de tout faire pour s’en sortir. Et éviter les pièges.

samedi 4 novembre 2017

Volontaire du ciel




Nicolas Paquin
Volontaires, tome 1: Sous le feu de l'ennemi
Jeunesse, historique, littérature québécoise
Éditions du Phoenix, 317 pages, 2014
Couverture de:

+:

-:

Thèmes: guerre, adolescence, aviation

Résumé: En 1941, la Seconde Guerre mondiale fait rage. Henri a seize ans. Il choisit de fuir ses études et sa famille en se portant volontaire dans l’Aviation royale canadienne. Entre la camaraderie et l’espionnage, entre l’amour et la mort, sa décision de s’enrôler l’emportera des rues de Québec vers le ciel de la France occupé. Roman historique où se mêle aux personnages mystérieux de cette époque sombre l’héroïsme des jeunes Canadiens qui ont fait le sacrifice de leur vie.

mercredi 1 novembre 2017

Pour que continue la vie



Dominique Demers
Pour que tienne la terre
Drame, littérature canadienne
Québec Amérique, 424 pages, 2014
Couverture de:

+:

-:

Thèmes: maladies mentales, baleine, exil

Résumé: Chacun a ses raisons de passer l’été 1950 à Tadoussac.
Pour le Dr Beattie, médecin psychiatre, c’est l’occasion d’un pèlerinage dans une campagne qu’il a connue enfant. Thomas, lui, n’a pas le choix : on ne voulait plus du vieux fou des baleines du côté des Escoumins, où il dérangeait trop les chasseurs de marsouins. Mais Gabrielle, pourquoi est-elle revenue après 15 ans d’exil dans la grande ville ? Elle-même ne le sait plus trop au moment de descendre du bateau à vapeur…
Rongée par son passé, incapable de faire face à l’avenir, la jeune femme dépose sa valise à l’Hôtel Tadoussac, lieu somptueux où s’ébattent chaque été de riches touristes anglais. Au hasard d’une promenade sur la grève, elle qui ne cherchait plus rien trouvera enfin un sens, une raison de continuer.
Et s’il était possible de laisser reposer notre douleur au fond des océans, de la confier aux baleines, pour mieux vivre parmi les hommes ?

vendredi 30 décembre 2016

La magie de l'amitié


Frances Hodgson Burnett
La petite princesse
Jeunesse
Casterman, 252 pages, 1995
Couverture de:
(A Little Princess, )

+: 

-: 

Thèmes: orpheline, pauvreté, amitié

Résumé:Sara, petite fille riche, arrive à la pension de Miss Minchin. C'est là qu'elle va apprendre la mort de son père. Heureusement, Becky la petite servante est là. Entre elles va naître une grande amitié.

Le deuil des suicidés


Valérie Lesage
Ne me tue pas si tu t'en vas
Contemporaine, Littérature québécoise
Éditions JCL, 168 pages, 2014
Couverture de:

+: espoir

-: mon souvenir est trop loin

Thèmes: deuil, suicide, amour

Résumé:Satie est dévastée par un immense chagrin. Elle quitte le Québec pour fuir jusqu'en Norvège, en espérant s'éloigner de sa peine. D'Oslo à Bergen, de Bodø aux îles Lofoten, la jeune femme rencontre des personnages qui l'aideront à faire son deuil puis à renaître. Un psychiatre séduisant, un mystérieux vieillard borgne, une aubergiste accueillante, un couple gai en vacances, une femme brisée par un amour toxique; des rencontres initiées par le hasard et qui, pourtant, tisseront une toile de solidarité et d’amour autour de Satie.
Tout au long de l'histoire, l'art et les paysages de Norvège font écho aux émotions vives ressenties par la jeune femme. Le tableau Le Cri, d'Edward Munch, les statues de Vigeland, la brume ainsi que les pics rocheux du Nord, acérés comme des crocs qui déchirent le ciel, sans oublier le maudit soleil qui vole les nuits d’été, dessinent la tempête intérieure de l'héroïne avant sa renaissance.
Avec sa trame fluide, qui coule à un rythme lent, mais continu, Ne me tue pas si tu t'en vas est un roman sur le deuil, l'espoir et surtout la force de vivre; des thèmes universels abordés avec sensibilité et profondeur par une auteure prometteuse. Et si nous avions tous besoin de nous rappeler que par les failles entre la lumière...

mardi 27 décembre 2016

La vraie vie de naufragé



Daniel Defoe
Robinson Crusoé
Classique, Aventure
Éditions de Mortagne, Collection Tabou, 239 pages
Photographie en couverture: iStockphoto - Adamkaz

+: réalisme

-: mon souvenir est trop loin

Thèmes: naufrage, survie, solitude

Résumé: Après quelques premières expéditions, Robinson Crusoé, marin d'York, s'embarque pour la Guinée le 1er septembre 1659. Mais le bateau essuie une si forte tempête qu'il dérive pendant plusieurs jours et finalement fait naufrage au nord du Brésil. Seul survivant, Robinson parvient à gagner une île située au large de l'Orénoque où il va peu à peu s'assurer une subsistance convenable : il y restera près de vingt-huit ans, d'abord seul, puis accompagné d'un fidèle indigène qu'il baptise Vendredi. Inspiré de l'aventure réelle d'un marin écossais, le roman que Defoe fait paraître en 1719 connaît un succès foudroyant qui ne s'est plus démenti. Si James Joyce fera plus tard de Defoe le " père du roman anglais ", ce n'est pas seulement que l'auteur innove en prétendant offrir un authentique manuscrit retrouvé par l'éditeur. C'est aussi qu'il crée un héros différent : homme ordinaire qui raconte son histoire extraordinaire simplement, comme il l'a vécue, Robinson touche tous les lecteurs. Et cette histoire devient un mythe que d'innombrables écrivains s'attacheront à récrire.

lundi 26 décembre 2016

Coup de poing de la vie



Elisabeth Tremblay
Tu vivras pour moi
Jeunesse, Drame, Littérature québécoise
Éditions de Mortagne, Collection Tabou, 241 pages, 2013
Photographie en couverture:

+: émotions

-: mon souvenir est trop loin

Thèmes: maladie, cancer, deuil, amour

Résumé:Alexandra a quatorze ans quand la fatigue et les ecchymoses font leur apparition. C'est à l'hôpital que le diagnostic tome : leucémie. A partir de ce jour, la vie de l'adolescente sera à jamais chamboulée... Pendant ses trente mois de chimio, elle fera la connaissance de Guillaume, un garçon en rechute d'un cancer des os. Guillaume illumine l'univers d'Alex, assombri par la maladie. Très vite, ils deviendront proches. Très proches. Jusqu'à tomber amoureux l'un de l'autre. Mais pendant qu'Alex avance vers la rémission avec espoir, les mauvaises nouvelles s'accumulent pour Guillaume... Certains traitements ne donnent pas le résultat escompté et d'anciennes douleurs refont surface, présage d'un avenir incertain. Impossible alors de ne pas envisager toutes les possibilités, même la pire. Celle qu'Alexandra redoute le plus au monde... Comment garder espoir quand les statistiques sont contre nous ? Cruel, le destin a permis la rencontre de ces deux âmes sœurs pour ensuite s'acharner à les séparer. L'amour est fort et résiste à bien des épreuves, mais peut-il surmonter la mort ?

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