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mercredi 14 novembre 2018

« ne semble pas concevoir l'existence d'un mode de vie paysan »

Faire campagne: joie et désillusion du renouveau agricole au Québec par Bourdillon et Cezard
Bande-dessinée reportage, roman graphique, littérature québécoise
Atelier 10 et La Pastèque, 2018, 473 pages (Titre original, année)
Couverture: Affiche par Busnach

+ :recherche
- :distinction graphique
Thèmes:gestion de l'offre, agriculture
Présentation: résumé succint

J'ai lu cette bédéreportage en août et je rédige ma chronique début octobre. Je dois avouer que je ne sais pas par où commencer pour ce type de récit, surtout qu'en plus, je ne connais pas grand chose à cette gestion de l'offre. Cependant, je peux dire que j'ai apprécié cette découverte.

J'ai trouvé que le journaliste avait fait un excellent travail de recherche, en allant voir différents côtés de la médaille qu'il nous présente à l'aide d'un graphisme qui m'a plu sans que je l'adore puisque je devais parfois chercher des éléments distinctifs pour reconnaître certains acteurs de la situation.
J'ai aimé voir les faits et les préoccupations qui nous sont vulgarisés dans un langage que tous peuvent comprendre, et non dans un langage de terme judiciaire qui tourne en rond comme il est rédigé dans certaines études. J'ai aussi aimé voir les préoccupations des petits producteurs qui se sentent impuissants face aux multinationales et qui montrent les manques du système afin de seulement pouvoir améliorer leur production dans leur région: par exemple, il n'y a qu'un seul abattoir pour une certaine catégorie de production — désolée pour ma mémoire défaillante — pour tout le territoire québécois, ce qui est un non-sens quand on pense à l'étendue de celui-ci.
Donc, puisque je viens de "région éloignée", dur de demeurer indifférente face à cette lecture, surtout quand on voit que pour changer les choses, certains acteurs décideraient que ce serait des producteurs de certaines régions (étrangement en périphérie de Montréal...) pour les droits demandés au lieu de tous les producteurs  — désolée pour la confusion dans ce passage, je ne sais plus trop quelle était la demande, j'ai retenu que c'était les régions périphériques — qui, pour la majorité croisée ici ne voudraient que produire, en respectant des normes, pour mieux aider leurs concitoyens et cela de façon responsable.
J'ai donc aimé en apprendre sur le système québécois pour mieux le comprendre, et ainsi saisir toute la portée des enjeux, ce qui m'enrageait à quelques niveaux. J'ai aussi apprécié que le journaliste aille du côté du Nouveau-Brunswick pour voir la différence.
Bref, une lecture que j'ai bien apprécié puisqu'elle a été instructive.

Quelques citations
Ces dix producteurs seront répartis dans les cinq régions administratives identifiées par les ÉVQ, à raison de deux par région, qui seront tirés au sort.
[...]Mais nous on est trois![...]
L'UPA, qui ne cesse de présenter l'image d'une ferme familiale québécoise à défendre contre les assauts des méchants Américains, ne semble pas concevoir l'existence d'un mode de vie paysan basé sur une relation proche entre le producteur et ses animaux, et non pas régi par une bureaucratie tentaculaire et des normes étouffant l'artisanat.
Le nombre de poulets hors quota est déterminé en fonction des besoins et des demandes du marché de chacune des provinces. Le seuil est déterminé et voté par la Fédération des éleveurs de volailles du Québec.
Ça n'a pas d'allure, le Québec a le régime le plus restrictif au Canada. Pourquoi est-ce que l'Albertain a le droit de vendre du lait directement au consommateur, et pas le Québécois? On est pas tous Canadiens?
Parce que je participe à quelques challenges



Chronique rédigée pour 

 qui s'est transformé en 

lundi 18 mai 2015

Les bleus de l'acceptation

Couverture Le bleu est une couleur chaude
Julie Maroh
Le bleu est une couleur chaude
Roman graphique, Romance
156 pages, Editions Glenat, 2010
Résumé:Clémentine, étudiante, rencontre Emma, avec qui elle va vivre une passion amoureuse en dépit des préjugés et du conformisme. Un one-shot fleur-bleue qui traite de façon romantique le thème de l'homosexualité féminine et ses tabous. L'histoire : Emma, une jeune femme, se rend chez les parents de son amie Clémentine. Ils l’attendent pour manger et elle doit aussi récupérer des affaires que lui laisse Clémentine, selon ses dernières volontés. En effet, Clémentine vient de décéder à l‘hôpital, des suites d’un problème cardiaque. Emma, sa petite amie, se remémore les dernières lignes écrites par Clémentine avant de mourir. Son amour si grand et si pur, elle ne cesse de lui répéter que c’était la plus belle chose de sa vie. Emma retrouve son journal intime dans la chambre et commence à le lire. Elle y raconte son quotidien, depuis l’époque du lycée. Emma découvre alors sa sensibilité et ses états d’âmes d’adolescents, comme jamais elle n’aurait pu le découvrir. Sa première rencontre avec un étudiant du nom de Thomas. En l’attendant dans la rue, Clémentine croise un couple de lesbienne, dont l’une des jeunes filles la regarde d’un regard bleu azur. Clémentine fait cette nuit là un rêve étrange : elle imagine la jeune fille croisée dans l’après-midi qui la rejoint dans son lit. Au matin, elle se sent très perturbée d’avoir fait ce rêve étrange. Elle retrouve ses amis au lycée qui lui demande comment c’est passé son rendez-vous avec Thomas. Paniquée de son rêve, elle décide de passer à l’action avec lui…

+: émotions

-: position

Thèmes: homosexualité, adolescence, préjugés


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