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samedi 9 mars 2019

comment peut-on vouloir oublier la moitié du monde

Reine de Mémoire, tome 1: La Maison d'Oubli 
Auteure : Élisabeth Vonarburg
Illustration de couverture: Jacques Lamontagne
Édition: Alire - 2005 - 688 p.
Fantasy, littérature québécoise

Présentation: Dans un univers où Jésus a eu une soeur jumelle, des enfants orphelins veulent percer le mystère de la fenêtre de trop, de l'univers de grand-mère.
+ : idées
- : saccades
Thèmes: gémellité, conformité, magie



Pourquoi ce livre?
Acheté parce que j'avais entendu parler en bien de Vonarburg, et sorti de la PAL puisque Mario me l'a choisi pour le challenge Pige m'en 3.

Mon avis
Oh, comment bien vous le faire ressentir, car il y a du très bon, et du très mauvais. 
Tout d'abord, quand j'ai commencé ma lecture, j'ai eu de la difficulté avec le style. Mais j'avais poursuivi, et après quelques pages, ça passait. Mais je dois vous dire que ça été le cas tout le long avec des passages qui me rappelaient ma crainte dans les premières pages. Il est arrivé un moment où, écrivant aussi dans mes temps libres, je me suis demandée ce qui clochait, et outre le fait que je trouvais cela bien répétitif avec des phrases qui répétaient magie/magique/mages à tour de bras, je me suis rendu compte que je trouvais cela enfantin (j'ai vraiment eu l'impression qu'elle s'adressait à un enfant de 4 ans), trop descriptif, trop explicatif par moments. Alors que d'autres, je trouvais cela entraînant, captivant.
C'est comme s'il cessait de respirer, que sa poitrine se gonflait d'un souffle si long, si vaste que ça n'est plus un souffle, c'est l'univers tout entier qui l’empli, qui le retourne comme un gant et il est l’univers et un point en même temps, une extension vertigineuse et en même temps une concentration si dense, si chaude, qu’elle explose en une extase de joie lumineuse, elle danse, elle tourbillonne, elle se concentre à nouveau, et lui danse et jaillit avec elle, et encore, et encore.
Des présences, autour de lui. Les ailes duveteuses des âmes ? Mais non, c'est plutôt une sphère vitreuse et fourmillante et troubles qui l'entoure, comme ce qu'il se rappelle avoir perçu parfois autour de son talent inaccessible. Mais elle n’enferme point la flamme désirée. Elle vacille, elle tremble.
Il sort peu à Aurepas; il mène une vie publique industrieuse et respectable : il s’occupe de son magasin, il va à l’Office le dimanche et aux offrandes en semaine. On mange bien, mais simplement, à la maison comme au pavillon. Les réceptions sont rares et la pluspart du temps intimes ; quand il y a 10 personnes, c'est si exceptionnel que monsieur Faubrisson en est toute énervée. 
Dur de vous faire ressentir cela avec des petits passages puisque c'est surtout sur la longueur qu'on voit ce ressenti, surtout pour les passages qui nous donnent le sentiment d'un ton enfantin. Ce fut donc en dents de scie pendant tout la lecture sur ce point.

Cependant, ce qui me faisait poursuivre la lecture, ce sont les idées, car j'aimais cette aura de mystère avec ce là-bas, cette fenêtre de trop, le mystère de la vie de l'ancêtre qu'on découvre peu à peu avec une alternance. J'ai aimé aussi qu'on puisse déduire l'inspiration des Atlandie, Ehmory avec l'émorique, hiérarques, christien, islamite, géminites, pour citer qui me viennent à l'instant. Et non, ce ne sont pas des fautes de frappe, et vous pouvez sans doute déduire l'inspiration. Tout cela mêlé à de la magie, dans un univers parallèle au nôtre.
«une fois revenus chez eux en Europe, les messagers ont présenté leur rapport à la Royauté espagnole parce que c'était elle qui avait financé les expéditions, mais surtout à ses hiérophantes. Et eux, ils ont envoyé des lettres aux autres hiérophantes dans les autres pays.» Il fait une pause solennelle. «Car ce n'était pas vraiment la première fois que des mageis se rendaient mutuellement impuissantes.»
De plus, j'ai aussi aimé voir des réflexions sur ces points d'inspiration qui nous font réfléchir à l'Histoire. Je crois d'ailleurs que ceci est le point le plus fort de mêler ces réflexions à la magie.
Il retournait aussi en Atlandie astral, avec un fort contingent de soeurs et de frères caristes, qui allaient se consacrer presque entièrement désormais aux indigènes. Cela n'irait pas sans trouble : certaines tribus ne voulaient rien savoir des étrangers ni de leur foi, et considéraient les derniers sacrament comme une abominable sorcellerie. 
 «alors oui, c'est la position française qui a fait échouer le Concile. Surtout parce qu'elle a été plus honnête que d'autres, lesquels désirent la même chose mais n’osent le dire ouvertement. On veut l'élection d'un hiérarque suprême par le Conseil des Hiérarques, lequel dirigerait une commission de mages chargés de veiller à la pureté de la doctrine.
– Comme le pape christien et son Inquisition ?» souffle Gilles, horrifiée.
– eh bien, pas vraiment le pape christien, car ce hiérarque suprême répondrait encore de ses actes devant le Conseil. Mais pour l'Inquisition oui, cela y ressemblerait quelque peu. Les tortures et les bûchers en moins.»
Bien sûr, tout cela crée un univers complexe et il est aussi parfois difficile de s'y retrouver, comme avec les explications des cartes du tarot de grand-mère dont je n'ai pas bien compris les subtilités et l'impact dans le récit. On doit donc essayer de se rappeler ce à quoi correspondent les éléments et totalement oublier leur rôle dans notre réalité, ce qui explique qu'ici aussi ce fut en dents de scie puisque parfois j'étais complètement immergée dans l'histoire, alors que d'autres fois, le style n'aidant pas, je ne l'étais aucunement et me demandait où ça s'en allait.
Bref, vous comprenez que j'en ressors déçue. Heureusement pour l'auteure de ce titre, j'organise le challenge Deuxième chance ;)


Quelques citations
Pierrino contemple la carte de grand-père, et toutes ses terres presque magiquement apparues là où il avait jusqu'à présent toujours imaginé, avec Senso, un océan grand comme la moitié du monde. Les gens sont bien étrange. Comment peut-on se faire oublier, comment peut-on vouloir oublier la moitié du monde?
Parce que je participe à quelques challenges

Terre du milieu
Défi-lecture: #8
Challenge personnel : #2
 Multi-défis : #91


Le prix littéraire SFFF obtenu est : Grand prix de la science-fiction et du fantastique québécois

dimanche 23 septembre 2018

«les signes par lesquels vais vous guider»

Le monde de Narnia: Le fauteuil d'argent par C.S.Lewis (The Chronicle of Narnia: The Silver Chair, 1953)
Littérature jeunesse, fantasy, littérature irlandaise (britannique)
Intégrale de Gallimard, 2010, 868 pages
Couverture: Cliff Nielsen
Illustrations: Pauline Baynes
+ :construction
- :survol
Thèmes:quête, amitié, entrave
Présentation: Jill, avec l'aide d'Eustache, se font confier la mission de retrouver un prince enlevé en suivant les consignes qu'Aslan leur a données.

Voilà, quatrième tome de Narnia que je lisais pour ma part (je suis l'ordre de publication originale, et non celle de l'intégrale), et je dirais que c'est sans doute celui que j'ai apprécié le plus pour l'instant.

J'ai trouvé que c'était celui où l'intrigue était la mieux construite puisqu'on sentait la quête des enfants. Bien sûr, les rebondissements ne son pas rocambolesques, mais les péripéties se suivent et on retrouve plusieurs personnages croisés auparavant.
De plus, j'ai beaucoup moins senti le côté moralisateur qui me dérangeait parfois précédemment, et j'ai l'impression, selon mon souvenir, d'avoir moins remarqué le parallèle avec la religion dans ce tome. Je crois aussi que le côté moralisateur est moins présent puisque les enfants ont vieilli et que, malgré leurs erreurs, ils jugent maintenant de leurs actes.
Bref, j'ai donc trouvé ce tome plus mature que les précédents et j'ai apprécié ma lecture.

Quelques citations

Parce que je participe à quelques challenges



samedi 19 mai 2018

«Vous sentez-vous capable d’assumer la royauté de Narnia ?»

Prince Caspian par C.S. Lewis
Fantasy, jeunesse, littérature irlandaise (britannique)
intégrale de Gallimard, 2010, 868 pages
The Chronicles of Narnia : Prince Caspian (1951)
+ :  créatures mythologiques    -: sans nuances   Thèmes: légendes, guerres, religion
Présentation: Les enfants sont rappelés à Narnia pour une guerre de succession.

Après avoir apprécié ma lecture du premier tome publié, j'ai donc poursuivi l'aventure quelque temps plus tard. Malheureusement, la magie n'a pas bien opéré cette fois.

J'avais été agréablement surprise lors du tome de l'armoire, mais ici, même si j'ai apprécié l'écriture fluide, j'ai trouvé que la construction du récit a été mal exploitée. J'ai aussi remarqué les multiples clin d'oeil à la religion, où tout est noir ou blanc, sans aucune nuance dans le récit. Même si certains parallèles avec la religion m'ont fait sourire, c'est ce manque de nuances qui m'a agacée dans ce tome.

J'ai aussi trouvé que les enfants se faisaient conter ce qui était arrivé depuis qu'ils avaient quitté Narnia d'une façon trop descriptive, sans action, alors que la lectrice que je suis pouvait comprendre l'opposition entre Caspian et son oncle, sans se le faire expliquer. J'avais hâte que cela aboutisse. Tandis que je trouve que la bataille nous a été expédié, alors que j'aurais souhaité beaucoup plus de gomme sur celle-ci.

De plus, je n'ai pas été capable de m'attacher à Caspian. Et j'ai eu l'impression que Lucy, Susan, Edmond et Peter ont été laissés en arrière-plan, un peu comme s'ils étaient toujours qu'à l'état de légende.

Cependant, j'ai tout de même apprécié voir les créatures mythologiques prendre plus de place et être davantage détaillés que dans Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique. 

Je ne peux comparer avec le film, car je ne me souviens pas l'avoir vu. Bref, c'est surtout le manque de nuances entre le bien et le mal qui m'a agacé dans ce tome. Mais, je lirai les autres, en espérant que ce qui m'a plu dans Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique, se retrouve dans les autres tomes, que je retrouve l'aventure, la magie.

Quelques citations
Vous pouvez être bon pour les pauvres survivants du peuple des nains, comme moi-même. Vous pouvez rassembler des magiciens très savants et essayer de réveiller les arbres. Vous pouvez faire des recherches dans tous les recoins et lieux sauvages du pays, pour voir si, par hasard, quelques faunes, quelques bêtes qui parlent ou quelques nains y vivent encore, dans la clandestinité. 
Et ce seul petit bruit ressuscita le passé dans l’esprit des enfants avec plus d’intensité que n’importe quel autre événement de la journée. Les souvenirs des batailles, des chasses et des festins affluèrent tous à la fois dans leur mémoire.
Les chroniques des autres participants à la LC
À venir, n'hésitez pas à mettre la vôtre en commentaire en attendant! 
Parce que je participe à quelques challenges

mardi 20 mars 2018

Sot de s'enfermer dans une armoire

Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique par C.S. Lewis
Fantasy, jeunesse, littérature irlandaise (britannique)
intégrale de Gallimard, 2010, 868 pages
The Chronicles of Narnia : The Lion, the Witch and the Wardrobe (1950)
+ :  Aslan    -: répétition   Thèmes: magie, hiver, enfant
Présentation: Lucy découvre l'univers de Narnia au fond d'une armoire.

Cherchant un titre pour relancer le challenge La face cachée des Disney, c'est sur celui-ci que le choix s'est porté pour lancer des lectures communes sur les deux premiers tomes publiés.

Puisque j'ai lancé quelques questions pour la lecture commune, je ferai ma chronique en répondant à mes questions.

Qu'avez-vous pensé du style, de la forme?
Je dois avouer, qu'ayant lu le topic relié à l'intégrale sur livraddict, j'avais peur que le style soit trop jeunesse et que cela me freine dans ma lecture. Cependant, ce fut avec joie que je découvris que ce n'était pas le cas. J'ai trouvé le style fluide, malgré des répétitions sur quelques passages. Bien sûr, c'est jeunesse, mais la construction du récit interpelle le lecteur.
Qu'avez-vous pensé du fond, de l'intrigue, des personnages?
Au niveau de l'intrigue, je n'ai pas eu de surprise, mais c'est parce que le souvenir du film était un peu trop présent à mon esprit. J'ai par contre aimé l'univers créé, même si j'ai trouvé que les personnages étaient traités un peu à la surface sans aller au fond de la psychologie que ceux-ci pourraient avoir. Seront-ils développés plus en profondeur dans les prochains tomes, c'est à voir. Mais comme ce tome est le premier à avoir été publié, je trouve tout de même qu'on met les bases de l'univers et des personnages.
Avez-vous remarqué des ressemblances avec l'univers de Tolkien?
J'avais posé cette question puisque j'avais cru lire que Lewis avait été influencé par son ami Tolkien. Peut-être cela sera plus vrai dans les prochains tomes, car, même si j'ai lu Bilbo, j'ai trouvé qu'ici on retrouvait certaines créatures fantastiques, mais quelles étaient reléguées au fin fond de l'histoire au point qu'on aurait pu changer ces créatures sans que ça change l'histoire. Mais je connais très peu Tolkien, ce qui ne me rend pas la plus crédible pour jauger des ressemblances.
Qu'est-ce qui vous a plu/déplu/surpris/marqué?
J'ai bien aimé l'histoire globalement. Et j'ai hâte de retrouver les personnages dans d'autres péripéties. J'ai aimé l'évolution du personnage d'Edmund ainsi que le personnage d'Aslan. Comme dit précédemment, je trouve que certains personnages ont été traités en surface et je crois que c'est cela qui m'a le plus déplu. J'ai été surprise par le fait que l'auteur interpelle fréquemment le lecteur, de façon que je dirais un peu indirecte, afin de faire passer quelques moralités. Je crois que ce qui m'a le plus marqué dans l'histoire est la psychologie d'Edmund, personnage utilisé par Lewis pour faire passer sa morale selon moi de vérité.
Votre comparaison avec le film (il n'est pas obligatoire de voir le film)
Je ne l'ai pas revu au moment d'écrire ces lignes, mais le récit m'a semblé assez fidèle à ce dont je me souviens.

Bref, c'est donc un tome dont j'ai apprécié la lecture et j'ai hâte de vous retrouver pour la prochaine LC en mai.

Quelques citations
-Qu'est-ce que cela change ? dit le professeur.
-Eh bien, monsieur, si les choses sont réelles, elles ne disparaissent pas.
-Le croyez-vous vraiment ? demanda le professeur, et Peter ne sut pas quoi répondre
Elle ne la ferma pas complètement, car elle savait que c'était vraiment très sot de s'enfermer dans une armoire, même si ce n'était pas une armoire magique. 
Les chroniques des autres participants à la LC
À venir, n'hésitez pas à mettre la vôtre en commentaire en attendant! 
Parce que je participe à quelques challenges










dimanche 27 juillet 2014

L'arbre de Fionavar

Couverture La Tapisserie de Fionavar, tome 1 : L'Arbre de l'été
Guy Gavriel Kay
La tapisserie de Fionavar, tome 1: L'arbre de l'été (The Summer Tree traduit par Élisabeth Vonarburg)
Fantasy, Littérature canadienne
534 pages (Éditions du club France Loisirs avec l,autorisation des Éditions Pygmalion/Gérard Watelet, 2003 (1984))
Maquette: Laurence Verrier. Illustration de la couverture: Sandrine Gestin
Résumé: Ils sont cinq, femmes et hommes, tous Torontois ; ils sont jeunes, étudiants ou professionnels, tous rationnels. Or, les voici projetés dans Fionavar, le Grand Univers dont le nôtre n'est qu'une ombre bien pâle !
Malgré la protection offerte par Mantel d'Argent le magicien, ils sont aussitôt pris dans les premières escarmouches de la guerre qui oppose les forces des Lumières à celles des Ténèbres. Car Rakoth Maugrim, le dieu renégat, a trouvé moyen de se libérer de sa prison millénaire.
Le Grand Royaume du Brennin, où ont abouti nos cinq jeunes héros, est la première cible de Maugrim. Une proie facile, puisque le vieux roi n'a pas renoué les liens tissés par ses ancêtres avec les puissances bénéfiques de l'Arbre de l'Été. Une proie facile, à moins que le roi ne s'offre en sacrifice à ce dernier, ou qu'une autre personne ne le remplace...

+: rythme

-: description

thèmes: prophéties, guerre, amitié

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