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lundi 10 août 2020

Souvenirs de lecture

Bon, les habituées le savent, je suis irrégulière dans les chroniques, et vous voyez que je semble essayer de rattraper mon retard dans celles-ci ces temps-ci. Et vous n'avez pas tort. Or, je n'ai pas la chance d'avoir les mêmes souvenirs que pour Futu.Re pour des lectures plus ou moins lointaines, ou pour certains titres, je n'ai tout simplement pas la sensation d'avoir assez à dire pour écrire une chronique individuelle. Bien que certains titres, j'ai pris le parti de ne pas les chroniquer, il y en a certains qui arrivent dans les catégories de la phrase précédente, et que je tiens à vous partager. C'est pour cela que je reviens avec une multi-chronique pour vous parler de quelques titres.

Une pluie d'étincelles de Tamara McKinley

Bien que le sujet ne soit pas le plus enthousiaste (feu dans l'outback Australien de l'après-guerre), j'ai passé un bon moment avec ces personnages. J'ai apprécié voir comment ils géraient le feu à cette époque et apprécié le style. J'ai aimé voir comment les différents personnages s'entrecoupaient, bien que je me sois posée des questions sur le père, c'est surtout de voir la vie de l'époque qui m'a le plus plu. J'ai senti un peu de mou vers les trois quart, mais somme toute, une lecture qui m'a divertie.

Congo Inc. de In Koli Jean Bofane

On ne bafoue pas la nature, sinon elle se venge.

Voilà un titre dont j'ai remarqué plusieurs passages, mais dont j'ai l'impression que de les mettre dans une chronique ne ferait que tourner en rond puisque j'en suis sortie mitigée. Il est intéressant, fait réfléchir sur la mondialisation, la nature, qui sont les éléments sur lesquels j'ai remarqué plusieurs passages dont vous pouvez voir l'idée principale je crois par celle que je vous ai noté ici.  Cependant, je n'ai pas réussi à sentir d'émotions (face à Isoo, à l'histoire, pas par rapport à la situation). J'ai trouvé que les passages sur la situation du Congo n'étaient pas aussi bien intégrées dans l'histoire qu'ils auraient pu l'être. Même si la plume était sérieuse, celle-ci est fluide et m'a permis de l'apprécier. Et je crois que le plus de ce récit réside dans la réflexion sur la nature et la mondialisation. 

Le secret des abeilles de Sue Monk Kidd

Je n'ai pas vu le film, et ce qui m'attirait dans ce titre, c'était le côté ségrégation. Hors, j'ai trouvé que celle-ci restait en arrière-plan par rapport à d'autres titres que j'avais lus, surtout que le côté émeutes raciales dans la quatrième m'avait laissé penser que ce serait davantage présent. Cela est peut-être la raison pour laquelle j'ai moins apprécié qu'escompter. Cependant, le récit prend ses aises petit à petit, grâce à une bonne construction, ce qui m'a permis de trouver intéressante la façon dont Lily prend sa place à travers ses apicultrices. Je verrai sans doute le film pour voir comment cela a été adapté. 

L'égarée de Donato Carrisi (Mila Vasquez, tome 3)

Voilà, ça fait un bon moment que j'ai lu L'écorchée, au point que je ne me rappelle pas comment ça se termine. Mais je savais que ce titre faisait partie de la saga, et j'avoue qu'au début je me demandais si je lisais la bonne chose: j'avais surtout un doute sur un élément, qui se révèle être la chute de ce tome-ci. Même si je la pressentais, des éléments me faisaient douter: j'ignore s'ils sont des incohérences ou s'ils n'ont pas été répondu, car je n'ai pas relevé ce qui pouvait les expliquer. Bien qu'un départ plus lent à cause de mes interrogations, je retrouvais le style, et encore une fois ce fut addictif comme lecture, et permet de mettre une part d'éclairage, car on veut voir le fin mot de l'histoire. 

Obasan de Joy Kogawa

Malheureusement, même si je voulais en apprendre sur l'exclusion des Japonais au Canada pendant la Seconde Guerre mondiale. Or, il y a plusieurs passages où le brouillard des souvenirs est évoqué, et je dois dire qu'à la lecture, ce brouillard est opaque, laissant le lecteur extérieur. J'ai eu l'impression que l'auteur prenait cela comme si c'était une thérapie, comme si c'était une écriture d'extériorisation des souvenirs, mais moi, ça m'a laissé hermétique, et me l'a fait abandonner. 

                          
Aussi, je me rends compte que tous ces titres entraient dans le défi Glace et fudge par leurs thématiques. Bien qu'il y en ait que je n'ai aucunement chroniqué sur le blog, c'est peut-être la raison pour laquelle je tenais à vous glisser des mots sur ces titres puisque je trouve ces thématiques importantes! Et j'en profite donc pour vous mentionner les défis auxquels ces titres ont aussi contribué: 
Tour du monde
Snakes & Ladders
Le temps à l'envers
Adaptations
12 thèmes


mardi 28 avril 2020

Ne viens pas me dire après que je ne t’ai pas prévenue.

Cliquez sur l'image pour vous le procurer
Pablo, je t'aime Escobar, je te hais 
Auteur : Virginia Vallejo
Édition: J'ai Lu - 2018 - 603 p. - traduction de Romain Magras
Original: Amando a Pablo, Odiando a Escobar (Random House Mondadori, 2007)
Couverture: Portrait de Pablo Escobar par Eric Vandeville/Famma Rapho et portrait de Virginia Vallejo par Hernán Diaz
Témoignage, biographie, littérature colombienne

Présentation: Virginia raconte son histoire avec Pablo Escobar
+ : style
- : égo
Thèmes: drogue, enlèvement, amour



Pourquoi ce livre
Parce que je voulais en apprendre sur Escobar.

Mon avis
J'ai été mitigée par cette lecture, puisque même si c'était bien écrit, j'ai l'impression que ma soif de connaissance n'a pas été assouvie. En plus, j'ai regardé le premier commentaire que j'avais marqué sur mon suivi, et je disais, qu'avec ce qu'elle écrit, je n'arrive pas à comprendre comment elle est tombée amoureuse... on a l'impression qu'elle se rend compte de ce qui se passe, mais paraît très innocente pour une journaliste de renom. Oui, c'est le sentiment que j'ai, surtout qu'elle se faisait souvent dire
Ne viens pas me dire après que je ne t’ai pas prévenue.
et que rien ne laisse présager dans son écrit qu'elle se faisait jouer dans la tête, manipuler par Pablo, ce qui semble la rendre encore plus innocente. Et je n'ai pas eu l'impression que cela s'est réellement amélioré au fil de ma lecture, comme peu le montrer ce passage. 
Une partie de l’adoration que je lui voue s’évanouit ce soir avec le récit de cette histoire horrible, qui meurtrit comme un poignard dans le cœur toutes les femmes qui ont une tant soit peu de sensibilité. Je me dis que Dieu fait très bien les choses, car je maintenant contente de savoir de quels actes de courage en règle générale et de monstruosité, exceptionnellement, cet homme est capable. En silence, je me demande si, un jour, toute cette veine cruelle ne pourrait pas s’abattre aussi sur moi; mais je me dis que c’est impossible, car je suis tout l’opposé de cette pauvre fille et ce n’est pas pour rien qu’il m’appelle sa «douce panthère».
Cependant, il y a eu certaines réflexions qui montraient qu'elle réfléchissait à tous ces crimes, à toute cette fureur, à toute ces propensions à la vengeance des différentes personnes, qu'elles soient politiques ou non.
Mais avant de mourir, il tient à anéantir ceux de Cali et tous ceux qui se mettront en travers de sa route et, qu’à partir de maintenant les choses ne régleront plus en faisant parler la poudre, mais la dynamite, même si des justes doivent payer pour des pécheurs. Debout à côté de lui, et regardant également dans le vide, je l’écoute avec effroi, le visage baigné de larmes, et je me demande pourquoi cet homme si incroyablement riche porte une haine si énorme dans son cœur, ce besoin de tous nous punir, cette férocité, tout ce désespoir; pourquoi jamais il ne trouve le repos, et si toute cette rage contenue qui ne demande qu’à exploser comme un volcan ne traduit au fond rien d’autre que l’incapacité de changer une société dirigée par d’autres personnes presque aussi impitoyables et aussi peu scrupuleuses que lui. 
pour Pablo Escobar, il était le premier et le dernier, le pire et le plus important de l’interminable liste des ennemis qu’il s’est faits tout au long d’une vie qu’il a choisi de placer sous le signe de la haine et de ne vouer qu’à exercer les formes de vengeance les plus implacables.
Ah, mon Dieu, quelle horreur! Je crois que tu vas faire éclater la troisième guerre mondiale, Pablo! 
Bref, j'ai eu l'impression de ne pas réellement pouvoir en apprendre sur les différentes relations, dans lesquelles je me perdais et ne comprenais pas comment tout s'orchestrait, mais surtout parce que cela semblait être relégué à l'arrière-plan de la vérité, de l'ego de Virginia qui indirectement, dans l'attente de son diamant, prenait le pan de son amoureux dans ce sens:
Ce que Pablo veut me montrer, c’est que, lorsque l’argent rentre à la pelle, toutes, toutes les méchancetés possibles peuvent être réalisées, à condition, évidemment, qu’elles soient bien préparées. 
Bref, j'en ressors donc mitigée car j'ai l'impression de ne pas avoir appris comme je le voulais, surtout parce que c'était voilé par l'ego de Virginia. Mais vous pouvez vous le procurer si vous voulez vous faire votre propre avis. 

Quelques citations
La joie a contaminé tout l’endroit et ce qui s’apparente à un air de fête semble maintenant flotter sur tout ce cadre. L’horreur de ma première impression a petit à petit laissé place à d’autres émotions et à des raisonnements différents. Le sens de la dignité qu’ont ces êtres humains, leur courage, leur noblesse, leur aptitude à rêver restée intacte dans un espace qui conduirait n’importe lequel d’entre nous vers les plus hautes cimes du désespoir et de la déchéance, ont fini par transformer ma compassion en admiration. Quelque part sur ce sentier poussiéreux, que je retrouverai peut-être à un autre moment, ailleurs, une infinie tendresse à l’égard de tous ces gens vient soudain frapper aux portes de ma conscience et inonde tout mon esprit. Je n’ai plus rien à faire ni de la fétidité ni de l’horreur de cette décharge, ni de la façon dont Pablo ramasse ces tonnes d’argent; tout ce qui m’importe, ce sont les mille et un tours de magie qu’il opère cette manne. Sa présence à mes côtés efface comme par enchantement le souvenir de tous les hommes que j’ai aimés jusque-là, il n’y a plus que lui qui existe, il est mon présent et mon passé et mon futur et mon tout à lui tout seul.  
Quand ma fureur retombe, je repense à ces quatre magnats de l’establishment: à leur intelligence très au-dessus de la moyenne, à leur cœur de pierre, à leur incapacité d’éprouver la moindre compassion, à leur légendaire propension à la vengeance. Puis, avec un sourire sorti du fin fond de mon cœur, je me rappelle aussi leurs dons de charmeurs de serpents, leur rire, leurs faiblesses, leurs aversions, leurs secrets, leurs leçons… toute cette capacité de travail, cette passion, cette ambition, cette acuité… leur pouvoir de séduction, leurs présidents… 
Parce que je participe à quelques challenges

La cerise sur le gâteau
Tour du monde: Colombie
 

samedi 12 janvier 2019

Et si on allait à Blanès?

Blanès
Auteure: Hedwige Jeanmart
Couverture: photo de Julie Pauwels
Édition : Folio, 2016, 291 pages
original: Gallimard, 2014
Contemporaine, littérature belge

Présentation: Eva après avoir signalé la disparition de Samuel, dont tout le monde lui dit de ne pas s'en faire, retourne à Blanès pour chercher le corps, des explications suite à ce voyage qu'elle avait initié en demandant Et si on allait à Blanès?
+ : style
- : impression
Thèmes: disparition, errance



Mon avis
Reçu dans le cadre d'un swap effectué avec martineke, je ne savais aucunement à quoi m'attendre en découvrant ce titre de la littérature belge. Ignorant lors de ma réception où se situait Blanès, j'étais intriguée. Et je dois dire qu'il est difficile de décrire la sensation qu'il m'en reste après avoir tourné la dernière page.
Dès le départ, le style m'a plu. Des phrases parfois longues, mais bien rythmées qui nous entraînent avec elle dans le dédale. Et en plus, le fait qu'Eva mentionne que Samuel est mort et qu'elle doit mentionner qu'il s'agit d'une figure de style donne un côté de grand questionnement pour le lecteur. Et Eva repart donc à la recherche du corps pour donner de la tangibilité à cette disparition et on la suit à travers ces gens qu'elle rencontre. On la voit être confrontée à ses questions, ses tourments, et ses préjugés dans ce qui ferait que Blanès a été à l'origine de cette disparition.
On la voit donc essayer de se reconstruire à travers cette disparition dont elle cherche les clés. De plus, elle cherche aussi les liens avec Bolano, l'auteur qui l'a indirectement mené là. C'est dur à décrire ce qu'il nous en reste, mais j'avoue que je n'ai pas trouvé l'histoire convenue. L'auteure nous laisse avec une sensation étrange, sans qu'on ait l'impression que ce soit inachevé, et je crois que c'est ce qui fait la force de ce premier roman. 
Encore merci à martineke de m'avoir fait découvert ce titre de la littérature belge.

Quelques citations
Le type a continué à avoir l'air de m'écouter. Quand j'ai eu terminé, il a baissé la tête et quand il l'a relevée il souriait, sûr de lui, limite condescendant, et de son sourire a glissé une phrase que je n'oublierai jamais: cela arrive, il y a des changements qui surviennent dans la vis. Tels ont été ses mots: il y a des changements qui surviennent dans la vie. J'ai cru avoir mal entendu. Des changements dans la vie? ai-je repris. Des changements dans la vie? C'est tout ce qu'il aurait à dire à quelqu'un à qui on venait de couper les deux jambes? Ou les deux bras? Il dirait ça? Que des changements survenaient dans la vie? Pourquoi alors me réservait-il ce genre d'ineptie, d'obscénité? Samuel avait disparu avec son corps, ses gestes et sa voix. Le temps passait et je n'étais ni moins triste ni moins amoureuse de Samuel et cela devenait très handicapant dans ma vie de tous les jours. C'est pour cela que j'étais là, pas pour entendre des niaiseries pareilles. 
Cela faisait quelques jours que nous ne nous étions plus parlé au téléphone et dans sa voix j'entendis de la joie de m'entendre, une vraie envie de m'écouter. Cela m'encouragea à lui faire part de mes doutes et à oser lui dire que je prenais des notes, sur tout mais aussi notamment sur lui.  
Parce que je participe à quelques challenges

(Terre du milieu)
(Défi lecture : #59)
Challenge personnel : #21
(Multi-défis: #60)


jeudi 8 novembre 2018

Il n'est pas facile de se débarrasser du passé, n'est-ce pas?

La Tristesse du Samouraï de Víctor del Arból (La tristeza del Samourái, 2011)
Thriller historique, littérature espagnole
Actes Sud, 2012, 351 pages
Couverture: Marion Peck, Edward 1907-1985
Traduction: Claude Breton
Présentation: «Trois générations marquées au fer rouge par une femme infidèle. L'incartade a transformé les enfants en psychopathes, les victimes en bourreaux, le code d’honneur des samouraïs en un effroyable massacre. Et quelqu’un doit laver le péché originel.»
+ : densité
- : repère
Thèmes: complot, famille, franquisme



Mon avis:
Dur dur de chroniquer ce titre. L'histoire est tellement dense que c'est dur d'en faire un résumé. C'est pourquoi je vous ai mis la présentation trouvée sur le site d'Actes Sud pour ce titre. Cependant, malgré ma difficulté à le résumer, je peux vous affirmer que j'ai apprécié ma lecture.
Dès le départ, on se trouve intrigué par l'histoire puisque dans le prologue, on se situe à la fin. Donc, on se demande ce qui a mené à cette situation, surtout que nous faisons un grand bond dans le passé. On aura une alternance entre le passé (1941) et le présent du récit (1981) en terre espagnole, dans un style dense, mais d'une densité sans complexité. Il faut donc être attentif aux différents événements pour se faire une idée de comment tout cela s'orchestrera.
Bien que parfois nous faisons nos propres liens, l'auteur ne nous le confirme pas tout de suite, mais sans trop nous faire languir. Il dévoile donc ses éléments qui en viennent à soulever d'autres questions. Mais des questions, il m'en demeure en refermant le livre, car je ne suis pas certaine d'avoir bien tout saisi le côté historique puisque je ne connais pas l'histoire espagnole, et donc, je ne peux bien démêler le vrai du faux sur ce point, manquant de repères.
J'ai donc apprécié ce titre pour la densité du style, et les intrigues qui s'entrecroisent et leur lien avec le passé.

Quelques citations
D'où les barreaux. Pour éviter les tentations. Même si pour elle cette précaution n'était pas nécessaire. Pour se suicider, il faut un certain courage. Quand la vie n'est plus un choix, il ne faut pas laisser le hasard vous arracher le dernier acte digne qui vous reste. Elle avait appris cela [...]
L'habitude, la peur des aléas d'une vie sans horizons clairs, les problèmes financiers, et surtout l'obligation de reconnaître son échec, pesaient lourd. Elle attendait peut-être un miracle, elle espérait que l'homme dont elle était tombée amoureuse reviendrait. 
Il était stupide de feindre qu'il ne savait rien. Non, il n'était qu'un petit instituteur, pas un politique, et il ne s'intéressait à aucun drapeau, hormis celui de sa propre liberté ou de celle de son fils. Mais pouvait-il se défiler, prêcher les principes de liberté, de culture et de justice, et d'un autre côté se mettre la tête dans un trou comme une autruche?  
Il n'est pas facile de se débarrasser du passé, n'est-ce pas? 
Je n'attends pas qu'un autre change ce que j'ai décide de changer.
Je déteste les gens qui se déclarent esclaves des circonstances, comme si elles étaient immuables. 
Parce que je participe à quelques challenges

Challenge Snakes & Ladders


samedi 22 septembre 2018

Préceptes de vie

Le prophète par Khalil Gibran  (The Prophet, 1923)
Poésie, philosophie, littérature libanaise
Éditions Babel, 2004, 103 pages
Couverture: Khalil Gibran, Esquisse d'un dessin du visage du prophète
Traduction: Antoine Ghattas Karam

+ : sensibilité
- :convenu
Thèmes: connaissance de soi
Présentation: Le prophète répond aux gens qui lui demandent de parler de certains points de la vie.

Voilà un petit livre que je me suis procuré en début d'année, mais que je tardais à découvrir. J'ai donc profité de la semaine à sept livres pour le faire. Bien que j'ai apprécié ma lecture, je dois avouer qu'il ne m'en reste pas grand chose.

Je me souviens par contre très bien que je n'étais pas d'accord entre autres avec sa vision de la culpabilité au point que j'avais le goût de jeter le livre la fenêtre, parce qu'il disait que les assassinés étaient coupables du crime commis contre eux, et cette façon de voir me révolte toujours.
J'ai aussi trouvé que par moments, cela semblait être les 10 commandements écrits autrement. Cependant, pour la majorité des aspects de vie abordés, ce ne sont que le gros bons sens ou je réalisais que je devrais davantage adopter les principes suggérés.
J'ai apprécié l'écriture toute en légèreté, et la forme placée un peu à la façon des poèmes, ce qui m'a semblé renforcé le côté sensible.
Mais comme je vous le disais, j'ai l'impression qu'il ne m'en reste pas grand chose environ un mois plus tard, peut-être parce qu'en grande majorité, je ne pouvais qu'être d'accord. Ou peut-être que ses souvenirs se sont noyés dans ceux de la masse de cette semaine-là. Mais je crois qu'il faut au moins le lire une fois, ne serait-ce que pour être confronté à son point de vue et à nos attitudes.


Quelques citations
Quand l'amour vous appelle, suivez le,
bien que ses chemins soient raides et durs.
Et quand ses ailes vous enveloppent, livrez-vous à lui
quoique le glaive dissimulé dans ses plumes puisse vous blesser.
Et quand il vous parle, croyez en lui,
bien que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord dévaste le jardin.
Parce que je participe à quelques challenges

Challenge Poésies


dimanche 4 février 2018

La vérité : un rapport aux gens

La vérité sur l'affaire Harry Québert par Joël Dicker
Roman, thriller - littérature suisse
Éditions de Fallois, 2012, 665 pages
+ : addictif -: Nola Thèmes: amour, «pédophilie», meurtre, écriture

Présentation: Le corps de Nola est retrouvé après environ 30 ans.

Sans avoir eu l'engouement que certains ont eu pour ce livre, j'ai tout de même apprécié ma lecture, qui ne me laissera pas un souvenir si impérissable. Pour faire cet article, il a même fallu que j'aille fouiller pour trouver le nom de Nola.

D'ailleurs, Nola est un peu une des raisons pour laquelle je n'ai pas eu le même engouement que certains puisque je n'ai pas réussi à m'attacher à cette personne mystérieusement disparue, qu'on retrouve morte dès le début du récit.

J'ai tout de même grandement apprécié l'écriture de cet auteur, la construction en alternance, très fluide, ce qui rend le récit addictif. Même si un passage m'a mis la puce à l'oreille, je trouvais que ce serait probablement cliché, et n'arrivait pas à découvrir le mobile qui aurait mener au meurtre. D'ailleurs, si j'ai vraiment compris, je l'ai trouvé un peu boboche...

De plus, c'est long avant qu'on arrive à totalement innocenter certains personnages, ce qui nous fait encore plus questionner sur le mobile, sur ce qui s'est passé dans l'enquête à l'époque. On se questionne sur ce qu'était réellement cette liaison entre Harry et Nola, liaison inconvenable, presqu'à la limite de la pédophilie, vue la différence d'âge. Quel était le véritable rapport entre tous ses gens à l'époque?

J'ai aussi apprécié le fait qu'il y ait des conseils d'écriture à chaque début de chapitre, parfaitement intégré à l'histoire à mon avis, sans que l'auteur donne l'impression de faire étalage de ses connaissances.

Même si je ne regrette pas de l'avoir terminé, je ne dirais pas que c'est un mauvais livre, puisque j'ai passé un bon moment en le lisant.


Quelques citations
certains voudront vous faire croire que le livre est un rapport aux mots, mais c'est faux: il s'agit en fait d'un rapport aux gens
Apprenez à aimer vos échecs, Marcus, car ce sont eux qui vous bâtiront. Ce sont vos échecs qui donneront toute leur saveur à vos victoires.
Marcus, savez-vous quel est le seul moyen de mesurer combien vous aimez quelqu'un ?
- Non.
- C'est de le perdre
Un bon livre Marcus ne se mesure pas à ses derniers mots uniquement, mais à l'effet collectif de tous les mots qui les ont précédés. Environ une demi seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d'un sentiment puissant; pendant un instant, il ne doit plus penser qu'à tout ce qu'il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer.Un bon livre, Marcus, est un livre que l'on regrette d'avoir terminé. 

Parce que je participe à quelques challenges


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