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mardi 28 avril 2020

Terrible pensée!

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Dracula
Auteur : Bram Stoker
Édition: Pocket - 1992 - 566 p. - traduit par Jacques Finné
Original: Dracula, 1897
Photo de couverture par Henry Hohenstein
Classique, fantastique, épistolaire, littérature irlandaise

Présentation: Le mythe Dracula
+ : psychologie
- : peur
Thèmes: peur, vampires, folie


Pourquoi ce livre
Parce que j'avais demandé ce livre en PEB, et que c'était une version jeunesse qui était arrivée. Même si je n'avais pas apprécié, je tenais toujours à découvrir le texte intégral pour bien voir à quel point ce titre a eu un impact.

Mon avis
Et j'ai bien fait! Je me souviens avoir apprécié le style dès les premières pages, et l'ambiance qui s'en dégageait. Bien entendu, comme souvent, j'écrit ma chronique quelques mois après ma lecture, ce qui fait que mes souvenirs se sont légèrement estompés, et font que les + et - sont peut-être biaisés. Or, avant de me mettre à la rédaction, je retapais des passages du livre, ça aide à réactiver ma mémoire. D'ailleurs, j'ai réalisé à quels points certains passages qui m'ont marqué sont longs, et que j'en avais plusieurs, ce qui peut montrer mon appréciation du récit.

Peu après l'avoir débuté, j'ai vu qu'il y avait une LC organisée par Aealo, et je n'ai pu que la joindre pour discuter de ce mythe. Les participants pourront d'ailleurs très bien s'imaginer pourquoi, lorsque je tapais les passages, j'ai souri en tapant:
Mais hélas, vous vous embarrassez de préjugés. Parfois, vous ne permettez pas à vos yeux de voir ni à vos oreilles d’entendre et vous ne vous encombrez pas de tout ce qui transcende votre vie quotidienne. Ne croyez-vous pas qu’il existe des forces que vous ne pouvez comprendre — ce qui n’exclut pas leur existence? Ne croyez-vous pas que certaines gens puissent voir des choses que d’autres ne voient pas? Des choses, d’ailleurs, il en existe, anciennes ou modernes, qui ne risquent pas d’être surprises par des yeux humains étant donné que ces mêmes humains croient, ou croient croire d’autres choses qu’on leur a enseignées. À qui la faute, sinon à notre science qui désire tout expliquer? Et si elle est incapable d’expliquer, elle prétend qu’il n’est rien à expliquer. Pourtant, ne voyons-nous pas naître, autour de nous, chaque jour, de nouvelles croyances — plus exactement, des croyances qui se prétendent nouvelles? De fait, elles sont bien anciennes, même si elles se prétendent neuves — comme ces belles dames qui hantent les soirées d’opéra. Je crois que vous ne voulez rien entendre de la transmutation des corps, n’est-ce pas? Ni des corps astraux? Ni de la lecture des pensées! Et l’hypnotisme? Toujours pas?
Pour ceux qui n'ont pas participé à la LC, c'est parce qu'une membre qui suivait la discussion (elle se reconnaîtra) avait suggéré d'oublier tout ce qu'on connaissait de Dracula pour bien apprécier ce récit. (C'est moi qui ajoute le gras.) Et d'ailleurs pour ma part, je préfère ce vampire originel plutôt que de ceux stéréotypés que l'on voit dans les récits de bit-lit par exemple. Malgré cela, il ne faut pas oublier que
Et je vous convie à croire aux superstitions. Elles furent l’acte de foi des hommes dans les premiers âges et plongent leurs racines dans les vraies connaissances.
Cependant, je ne crois divulgâcher personne en disant que les protagonistes ont des connaissances sur Dracula et à vous partager ce passage qui résume bien leur état de connaissances:
Si j’avais su, depuis plus longtemps, voire si j’avais deviné, soupçonné ce que je sais à présent, une vie précieuse aurait été épargnée – une de ces vies à laquelle tenaient bon nombre d’entre nous. Mais le passé est passé et nous devons agir, à présent, de telle sorte que d’autres âmes ne périssent pas de la même manière, si nous pouvons les sauver. Le nosferatu ne meurt pas, comme l’abeille, dès qu’il a frappé. Bien au contraire, son forfait accompli, il est plus fort encore, dispose d’une puissance accrue pour perpétrer le mal. Le vampire que nous devons affronter possède la force de vingt hommes. Il est plus rusé que chacun d’entre nous, puisque la ruse s’accroît avec l’âge. Il tire aussi de nombreuses ressources de la nécromancie, soit, comme l’indique l’étymologie, la divination par le biais des morts. D’ailleurs, tous les morts dont il peut approcher s’inclinent devant lui et se mettent à son service. Il est brutal, plus que brutal, même. Il est vicieux, au sens le plus terrible du mot, et d’autant plus qu’il n’a pas de cœur. Dans certaines limites, il peut apparaître selon sa propre volonté, où il le veut et sous la forme qu’il désire. Il peut aussi se rendre maître de certains éléments – la tempête, le brouillard, le tonnerre. Il peut commander à des créatures inférieures – le rat, le hibou, la chauve- souris, la phalène, le renard, le loup. Il peut grandir et se rapetisser jusqu’à pouvoir disparaître comme s’il n’existait plus. Comment alors pourrons-nous le détruire, à jamais? Comment, d’abord, pouvoir le localiser ? C’est une tâche terrible qui nous attend, mes amis, une tâche impensable dont les conséquences possibles pourraient faire trembler le plus brave. Si nous échouons dans notre lutte, c’est à coup sûr qu’il aura vaincu. Et alors, qu’adviendra-t-il de nous ? La vie n’est rien. Je ne l’adore pas. Mais notre échec porte bien plus loin que la vie et la mort car, si nous échouons, nous deviendrons comme lui de terribles créatures de la nuit, sans cœur, sans conscience, faisant proie de ceux, de celles que nous aimons le plus. Pour nous, alors, et à jamais, les portes du ciel seraient fermées et, pis encore, qui interviendrait pour nous les ouvrir ? Nous pour- suivrions notre existence, objets de haine universelle, ombre à la face de Dieu, lance au flanc de Celui qui mourut pour les hommes. Pourtant, malgré cette terrible perspective, nous affrontons une sorte de devoir à accomplir. Et devant le devoir, est-il permis de trembler ? Moi, je réponds par la négative. Mais moi, je suis vieux et la vie, ses lueurs aveuglantes, ses havres de beauté, ses chants d’oiseaux, ses musiques, ses amours, s’étendent loin derrière moi. Vous autres, au contraire, vous êtes jeunes. Beaucoup d’entre vous ont affronté la douleur, déjà, mais ont l’assurance de jours heureux, tôt ou tard. J’attends donc votre réponse. 
J'ai aussi aimé lorsque nous pouvions sentir certains parallèles avec d'autres éléments.
Ne croyez pas, en me voyant rire, que je n’éprouve aucune tristesse. Vous voyez que j’ai pleuré même quand j’étouffais de rire ! Mais il ne faut pas croire non plus que je sois malheureux quand je pleure, puisque le rire a succédé aux larmes. N’oubliez jamais que le rire qui frappe à votre porte en vous demandant la permission d’entrer n’est jamais le véritable rire. Non. C’est un roi qui entre quand et comme il veut ! Il ne demande d’autorisation à personne ! Il ne choisit pas le moment le plus adéquat, mais s’annonce sans crier gare.
[…]
Si vous aviez pu lire au plus profond de mon cœur, quand j’ai éclaté de rire, si vous aviez pu comprendre ce que je ressentais quand la crise est arrivée, si vous saviez ce qui se passe quand Sa Majesté le Rire remporte sa couronne et tous ses attributs — car quand il me quitte, c’est pour aller loin, très loin, et longtemps — vous auriez sans doute plus pitié de moi que de votre autre ami!
Et bien entendu, je vous ai dit que dès le départ, je sentais l'ambiance et que je l'appréciais. Je ne peux donc que vous partagez des passages qui semblent simple, mais aide à transmettre l'ambiance gothique du roman.
Roches grises; ciel gris dont le faible soleil éclaire parfois quelques franges, par-dessus la mer grise dans laquelle les bancs de sable s’étendent comme des doigts gris. La mer donne de furieuses gifles au rivage, mais les sons me parviennent comme ouatés, à travers le brouillard qui assaille les terres. L’horizon se perd dans un brouillard gris. Tout semble infini. Les nuages s’empilent comme des roches géantes et, sur la mer, court une rumeur qui ressemble à des présages funèbres. De sombres silhouettes se profilent sur la plage, de-ci, de-là, parfois à moitié dévorées de brouillard, et l’on croirait «voir des hommes marcher comme des arbres». Les bateaux des pêcheurs se hâtent de rentrer au port, comme des ivrognes qui montent et descendent au gré de la houle.
mais les tombes n’avaient paru aussi monstrueusement blanches, jamais les cyprès, les ifs, les genévriers n’avaient autant paru les symboles de la tristesse la plus totale, jamais les arbres, jamais les herbes n’avaient ployé sous le vent de façon si sinistre, jamais les branches n’avaient craqué si mystérieusement et jamais les aboiements lointains des chiens n’avaient, me semble-t-il, envoyé présage plus sinistre à travers la nuit.
Mais pour moi, en plus de cette ambiance, c'est tout ce côté psychologique auquel je ne m'attendais pas qui fait la force du roman. Je fus surprise de voir tout ce pan de connaissances déjà à l'époque et voir comment Stoker transmis cela dans la crainte face à son vampire, avec un rôle assez important confié à un aliéné. Stoker avait très bien compris qu'il fallait faire progresser la science dans son domaine le plus difficile et pourtant le plus vital — la connaissance de l’esprit et ses mécanismes et son récit sur Dracula nous permet de nous faire une tête là-dessus à l'aide de différents passages.
Vous soignez les aliénés. Mais, d'une manière ou d'une autre, tout homme est un peu fou. Tout comme vous faites preuve de discrétion en soignant vos patients, vous vous montrez discret avec les fous de Dieu — le reste des hommes. Vous ne dites pas à vos fous ce que vous faites ni pourquoi vous le faites. Vous ne leur révélez pas vos pensées. Vous gardez la connaissance où elle doit être, à un endroit où elle pourrait s’épurer, se compléter. […]
À présent, vous êtes un maître et je suis certain que vos bonnes habitudes n’ont pas disparu pour autant. Souvenez-vous, mon ami, que la connaissance est plus forte que la mémoire et que nous ne devons pas accorder notre confiance à la plus faible. Même si vous avez perdu votre bonne habitude de prendre des montagnes de notes, laissez-moi vous révéler que le cas qui nous préoccupe pourrait bien être (j’ai bien dit pourrait être) d’un intérêt tel, pour la race humaine, que tout le reste pourrait sembler mineur! Prenez donc soigneusement vos notes. Rien n’est peut-être inutile. Je vous conseille même de noter le moindre de vos doutes, la plus insignifiante de vos hypothèses. Peut-être, dans la suite, serait-il intéressant pour vous de voir jusqu’à quel point votre diagnostic était bon ou mauvais. Ce sont les erreurs qui nous permettent d’apprendre, non les succès.
Depuis mon échec d’hier, je ressens une impression de vide. Rien au monde ne me semble digne d’une pensée. J’avait toujours affirmé que le seul remède à cette sorte de maladie était le travail. Je me suis donc réfuté chez mes patients et j’ai choisi celui qui me paraissait le plus intéressant. Ses idées sont si bizarres, si éloignées des normes que je suis disposé à tout tenter pour le comprendre. Aujourd’hui, j’ai eu l’impression de pénétrer plus loin que jamais au cœur de ce mystère.
Je l’ai interrogé plus profondément que je ne l’ai jamais fait à seule fin de mieux interpréter ses hallucinations. Je comprends fort bien, à présent, que ma conduite dissimulait quelque cruauté. Je donnais l’impression de le cantonner volontairement dans sa folie — ce que j’évite avec mes autres patients, comme j’évite la gueule de l’enfer.
Tout à coup, je remarquai, dans ses yeux, cette lueur sournoise, caractéristique de tous les déments à qui vient de s’imposer une idée. En même temps, il se mit à secouer la tête — phénomène que les surveillants d’asile connaissent trop bien.

Bref, vous en comprenez que j'ai apprécié ma lecture. Bien entendu, j'ai senti un petit creux au milieu, mais cela ne m'a pas empêché d'apprécier ce récit qui n'en est pas un d'aventure, mais où tous les tenants sur la crainte, sur les mécanismes de celle-ci me semblent faire sa force. Ce fut donc une belle découverte pour moi. Je vous invite donc à le découvrir, mais n'oubliez pas d'évacuer vos préjugés, et de vous laisser envelopper par cet univers. 

Quelques citations
Lorsque, un peu plus tard, je le vis, par une fente dans la porte, dresser la table dans la salle à manger, le doute ne fut plus permis; qu’il s’abaisse à ces travaux serviles démontre que personne d’autre n’est engagé pour les faire. Cette découverte me fit frissonner — si personne d’autre n’habitait le château, ce devait être le comte lui-même qu’il avait conduit la voiture, deux jours avant! Terrible pensée! Dois-je penser qu’il détient le pouvoir de contrôler les loups comme il me l’a montré — en levant seulement la main, sans même prononcer une parole? Et qu’était cette épouvante que ressentaient, à mon égard, le menu peuple de Bistritz et mes compagnons de voyage? Pourquoi ce crucifix? Popurquoi, dans la voiture, ces petits cadeaux peu ordinaires — ail, rose sauvage, cendre de montagne? Bénie soit la vieille femme qui m’a passé son crucifix autour du cou! Je sens renaître mes forces et mon courage chaque fois que je le touche. Étrange qu’un objet qu’on m’a appris à tenir pour un relent d’idolâtrie puisse apporter une aide aussi immense en des temps de solitude et de danger! L’essence de l’objet lui-même posséderait-il quelque pouvoir ou sert-il seulement de tremplin, de médium, pourrai-je presque dire, pour me replonger dans mes souvenirs les plus calmes et les plus heureux?
— Au diable, vous et toutes vos âmes! cria-t-il. Pourquoi me tourmenter avec elles! Ne croyez-vous pas qu’il me suffise de me tourmenter, de me désoler, de m’affoler sans qu’il faille encore m’occuper d’âmes?
[…] Je désire réfléchir, ce qui m’est impossible quand mon corps souffre de contraintes. 
les épreuves, les tensions, ne sont que des pièges destinés à évaluer la force de notre foi, que nous devons continuer à croire et à espérer
Puis j’ai un souvenir, vague, de quelque chose de long et de sombre, avec des yeux rouges — ce rouge que nous avons admiré dans le soleil couchant. C’était aussi quelque chose de très doux et de très amer qui m’a entourée en une seconde. J’ai alors eu l’impression de m’enfoncer dans une onde verte et profonde et j’entendais une mélodie résonner à mes oreilles — une mélodie semblable à celle qu’entendent, m’a-t-on affirmé, les noyés avant de mourir. Et puis, tout a semblé s’enfuir de moi. Mon âme jaillissait de mon corps et je flottais dans l’espace. Je croyais me souvenir que dans le temps, le phare occidental brillait en dessous de moi. Et puis, je subis un sentiment déchirant comme si je me débattais dans un tremblement de terre et je suis revenue à moi alors que vous me secouiez — je vous ai vue me secouer avant de le sentir vraiment.
si la sympathie humaine ne peut rien changer aux faits eux-mêmes, elle aide pourtant à les rendre plus supportables.
Renfield est un maniaque homicide d'une espèce particulière. Je vais devoir inventer une nouvelle classification pour son cas – je l’appellerai un maniaque zoophage. Il ne désire rien que d'absorber le plus de vies possibles et il est arrivé à cette obsession par un paroxysme assez surprenant. [..] Où en serait-il arrivé ensuite? Cela vaudrait presque la peine de le voir achever l’expérience. Mais il faudrait, pour cela, une raison suffisante. Les hommes ricanaient devant la vivisection et regardez les résultats d’aujourd’hui! Pourquoi ne pas faire progresser la science dans son domaine le plus difficile et pourtant le plus vital — la connaissance de l’esprit et ses mécanismes?
Mais la crainte est salutaire, car elle sert d’avant-poste à la croyance!


Parce que je participe à quelques challenges


et peut-être aussi

Ce titre fait également partie de la liste des 100 livres à avoir lus au moins une fois dans sa vie, et de celle du Teacher's Favorite Books 

mercredi 14 août 2019

Que ferais-tu si tu n'avais pas peur?

Qui a piqué mon fromage? : Comment s'adapter au changement au travail, en famille et en amour
Auteur : Spencer Johnson
Couverture et illustrations:
Édition: Michel Lafon - 2017 - 105 p. - traduit par Jean-Pascal Bernard
original: Who Moved my Cheese?  G.P. Putnam's Sons , 1998
Fables, littérature américaine


En quelques mots: Des souris réagissent différemment au retrait de leur fromage préféré.
+ : métaphore
- : convenu
Thèmes: changement, peur, développement personnel



Pourquoi ce livre? 
Parce qu'on me l'a offert, et que je voulais lire quelque chose qui n'était pas un roman.

Oopsie! 
Un jour, juste après avoir lu ce livre, j'avais écrit une chronique sur ce dernier. Or, en voulant retourner chercher un passage pour poster mon avis général sur les forums, plutôt que de sélectionner et de copier, une combinaison de touche a plutôt supprimé l'entièreté de la chronique. Malgré des tentatives de revenir en arrière, je n'avais toujours qu'un vide total pour ma chronique, dont j'étais plutôt satisfaite, et que je prévoyais ne publier que lorsque quelqu'un aurait également lu le livre. Et je dois donc changer ce que je vous disais sur un livre qui traite justement du changement. Je ne me souvenais plus de ce que j'avais mis comme thèmes, c'est vous dire! Vaut mieux en rire!!! Du coup, il s'agira plutôt d'une chronique mentionnant ce dont je me souviens avoir mentionné, plutôt que d'une chronique rédigée à chaud.

Ce que j'en avais pensé
Tout d'abord, je me souviens que je commençais la chronique en disant que j'avais déjà lu ce livre, comme j'avais pu le repérer avec les pages comportant des citations sur des fromages, et que je me suis souvenue que je n'avais pas réellement adhéré. Or, le temps passant, comprenant que nos perceptions changent, je me suis dit que je réessayerais le coup tout de même pour voir comment je le recevrais cette fois. Et bien que j'aie encore trouvé cela un peu convenu, j'ai plus apprécié cette nouvelle lecture que le sentiment qu'il m'en reste de la première.

Je ne me souviens plus trop de ce que je disais à chaud, mais je sais que je parlais que je faisais probablement plus de parallèles avec des membres de m'entourage, regardant quels personnages pouvaient correspondre chacun, bien que je savais qu'on avait tous une part des différents personnages en nous, à différents niveaux. Ces parallèles m'ont peut-être aidé à apprécier davantage cette fois.

Aussi, je me souviens que je disais que ce livre pouvait parfois peut-être sembler être une brique pour certains qui, à cause de différentes préoccupations, du fait de ne pas voir de solutions, surtout quand ils lisent des phrases telles que Qui refuse le changement creuse sa propre tombe. Cela peut être écrasant pour certains, à mon avis, et donner l'impression de leur ajouter un boulet à leurs pieds.

J'avais également mentionné que j'avais apprécié la métaphore, et en général, comment le personnage principal évolue, tout comme le style d'écriture. Je disais aussi regretté que ce soit surtout centré sur le personnage principal Baluchon, évacuant ainsi beaucoup Flèche et Flair, même si Polochon reste aussi présent. Cela laisse à penser que ces autres personnages évoluent peu ou ne retirent rien de la situation, donnant une sensation de convenu, que le point central est quelque chose qui va de soi.

*Au moment de mettre sous forme, je rajoute ce paragraphe. Je ne sais plus comment j'avais abordé cela (et surtout, si je l'avais laissé), mais je parlais que des fois, j'ai aussi l'impression que les autres pensent qu'on se refuse au changement, alors que, au fond de nous, nous avons déjà effectué des changements de fromage. C'est votre cas?

Bien sûr, j'avais dû développer beaucoup plus mon avis lors de ma première critique qui m'avait pris beaucoup plus de temps à rédiger que cet avis-ci. J'ai donc l'impression de ne pas aller dans le coeur des choses, surtout que de mémoire, j'avais étayé davantage sur la métaphore et le style, les choses qui m'ont le plus plu.

***Également, suite à une conversation et mon survol du livre qui m'est revenu pour retrouver une citation (que vous vous en doutez, je n'ai pas retrouvée), je rajoute que bien qu'on tende plus vers un ou l'autre des personnages, on a tous une part de chacun, selon les différentes sphères de notre vie. Et il ne faut jamais oublier que les caractéristiques de certains ressortent parfois lorsqu'ils sont en comparaison avec d'autres. Aussi, en cherchant la citation, j'ai revu Que ferais-tu si tu n'avais pas peur? qui m'a rappelé que je parlais beaucoup plus de la peur du changement dans ma chronique à chaud, car cette phrase, de mémoire, m'avait accroché. Elle est presque comme un mantra dans le récit, et a donc une incidence particulière pour l'un des personnages, qui malgré sa volonté de changer semble être beaucoup freiné par cette peur.

Quoiqu'il en soit, c'est une histoire qui, même si elle demeure convenue, amène à discussion sur le changement, la peur de celui-ci. Si vous vous décidez à la lire, je vous invite à prendre le temps de faire des parallèles avec votre entourage, ce qui a des chances de vous permettre de vous en imprégner davantage, **tout comme de bien réfléchir sur vos réactions face aux différents changements, et de comment certaines facettes (i.e. certains personnages) ressortent selon les sphères de votre vie. Il y a des situations où il est plus facile de changer de fromage préféré!

****Donc, même si je considère que le fait d'évoluer malgré nos appréhensions est quelque chose qui, même si on ne le fait pas tous au même rythme, va de soi, il n'en demeure pas moins que comme toute métaphore est sujette à interprétation, ce livre est donc sujet à interprétation, menant ainsi à la réflexion et la discussion. Bref, je relis pour publier, et j'ai vraiment l'impression que cette critique n'est pas à la hauteur de ce que j'ai pensé, donc si certains savent comment récupérer l'originale par miracle, mentionnez-le! (Vous avez probablement compris que pour celle-ci, puisque j'ai copié mon texte sur mon souvenir, j'ai rajouté les paragraphes/passages avec * au moment de mettre en forme/de me relire avant de publier!) Mais j'espère tout de même vous avoir exprimé les points essentiels, et vous amenez, que vous le lisiez ou non, à réfléchir sur la peur du changement. 


Quelques citations

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 Multi-défis : #33


jeudi 16 mai 2019

exhumer l'horreur

Le rapport de Brodeck
Auteur : Philippe Claudel
Couverture : Roger Toulouse, Le Jeune Homme de l'Hospice
Édition: Stock - 2007 - 375 p.
original: titre XXX , 2000
Drame, littérature française






Mon avis
Oui, une fois n'est pas coutume, j'entame l'avis sans avoir fait une présentation en une phrase, choisi un + et un -. Un peu parce que j'ai l'impression d'avoir eu des lectures dernièrement pour lesquelles j'étais en mode fatiguée à fond, et donc que je lisais sans retenir, même si c'était fluide. Cependant, cela ne m'empêche pas de tenter de vous en parler un peu.
En voulant rafraîchir ma mémoire, la première critique non-presse sur laquelle je tombe, l'internaute mentionne que Brodeck fait preuve de pragmatisme, et même si je n'en étais qu'au tout début de la critique, cela m'a fait dire que c'est peut-être ce côté trop pragmatique qui faisait que je ne retenais quasiment rien, cela n'étant pas aidé par la fatigue. Bref, il semblerait que j'ai tendance à lire cet auteur à des moments inopportuns afin de pouvoir l'apprécier pleinement.
Cependant, cette fatigue ne m'a pas empêché de repérer des passages qui portent à réflexion, ce qui me semble être le but de ce titre, de venir nous parler d'histoire de façon détournée afin qu'on n'oublie pas la mémoire de certains événements, et qu'on réfléchisse dessus.
À travers ses questionnements sur la disparition de l'Anderer (l'autre), on trouvera justement cette relation à l'autre. On croise aussi des mots sans doute allemands, et certaines réflexions sur la guerre.
La guerre... Peut-être les peuples ont-ils besoin de ces cauchemars. Ils saccagent ce qu'ils ont mis des siècles à construire. On détruit ce qu'hier on louait. On autorise ce que l'on interdisait. On favorise ce que jadis on condamnait. La guerre, c'est une grande main qui balaie le monde. C'est le lieu où triomphe le médiocre, le criminel reçoit l'auréole du saint, on se prosterne devant lui, on l'acclame, on l'adule. Faut-il donc que la vie paraisse aux hommes d'une si lugubre monotonie pour qu'ils désirent ainsi le massacre et la ruine? 
Et pour ma part, vu toute les haines que renferment les guerres, je ne peux que vous dire que j'ai trouvé le passage suivant très marquant. On sentait plus de vie, d'émotion de la part de Brodeck, ce qui venait lui donner plus de caractère que son côté très pragmatique.
Qui a donc décidé de venir fouiller mon obscure existence, de déterrer ma maigre tranquillité, mon anonymat gris, pour me lancer comme une boule folle et minuscule dans un immense jeu de quilles? Dieu? Mais alors, s'Il existe, s'Il existe vraiment, qu'Il se cache. Qu'Il pose Ses deux mains sur Sa tête, et qu'Il la courbe. Peut-être, comme nous l'apprenait jadis Peiper, que beaucoup d'hommes ne sont pas dignes de Lui, mais aujourd'hui je sais aussi qu'Il n'est pas digne de la plupart d'entre nous, et que si la créature a pu engendrer l'horreur c'est uniquement parce que son Créateur lui en a soufflé la recette.
Aussi, j'ai l'impression que le pragmatisme faisait en sorte que le fait que Brodeck nous relate les événements enlevait un peu de l'horreur qui était exhumée, car c'est bien de cela qu'il m'a paru s'agirt ici de déterrer les travers de l'humain... À moins que ce ne soit l'habitude et que celle-ci se répande encore plus vite qu'on le pense :(
Il ne faut pas, même sans le faire exprès, même sans jamais le vouloir, exhumer l'horreur, sinon elle reprend vie et se répand. Elle vrille les têtes, elle grandit, elle accouche à nouveau d'elle-même.
Bref, vous comprenez que j'ai eu de la difficulté à chroniquer ce titre puisque je n'étais pas à mon top niveau forme. Cependant, si vous voulez vous le procurer, je crois que vous pourrez y prendre plaisir, mais je vous conseille de le lire lorsque vous n'êtes pas trop fatigués.


Quelques citations
«L'homme est un animal qui toujours recommence». Mais que recommence-t-il sans cesse ? Ses erreurs, ou la construction de ses fragiles échafaudages qui parviennent parfois à le hisser à deux doigts du ciel ?
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Défi-lecture: #
Challenge personnel : #
 Multi-défis : #


 

lundi 26 novembre 2018

«Qu'est-ce que ça veut dire psychopathe?»

Louise, tome 1: Chère voisine par Chrystine Brouillet
Policier, littérature québécoise
Édition de___ , en ____, 202 pages
Édition originale en 1982
Couverture: ___.

+ : psychologie
- : "chat"
Thèmes: voisinage, chat, tueur
Présentation: On suit les relations d'habitants d'un immeuble dans la ville de Québec où un tueur rôde.
Voilà un roman de mon auteure préférée que j'avais lu adolescente, mais que je n'avais pas du tout aimé. Or, lorsque je magasinais pour le swap que j'envoyais à Martineke, je croise ce livre et il ne cessait de m'interpeler même pendant que je continuais à chercher. Donc, je me suis dit «pourquoi pas?» puisque Martineke m'avait mentionné apprécier les romans policiers. Mais bien entendu, j'ai relu le livre pour juger à nouveau de la qualité avant de l'envoyer, et cette fois, j'ai apprécié ma lecture. 

J'ignore si c'était parce qu'on savait qui était l'assassin et qu'à l'époque, c'était quelque chose - je crois - qui me déplaisait. Ou bien si c'était à cause du rôle que, puisque j'y suis allergique, jouaient les chats - d'ailleurs, l'autre livre que je me souviens avoir détesté est Les neuf vies d'Edward, qui vous l'aurez compris met en vedette un chat. Coïncidence ou pas - je l'ignore.
Mais l'important est que cette fois, j'ai très apprécié ma lecture et d'ailleurs, je voyais toute la psychologie de Louise et c'est ce qui fait la force du récit selon moi, car le personnage est fouillé et même si on se dit que ses réactions n'ont parfois pas de sens, on sait au fond de nous qu'il y a réellement des gens avec ces attitudes. De plus, même si on connaît les responsables, j'ai trouvé que l'auteure savait nous garder captiver puisqu'on se demande si les personnages utiliseront pour leur compte certaines révélations.
Bref, j'ai aimé la construction de ces «manipulations» qui nous montrent les fonds de la psychologie humaine. Donc, une deuxième chance réussie pour ce livre que, lors de cette seconde lecture, j'avais hâte de poursuivre!

Quelques citations
Un éminent psychiatre déclarait que les mutilations infligées à la victime indiquaient qu'on avait affaire à un psychopathe ; un individu probablement impuissant que sa carence avait exacerbé. Le cas n'était pas sans rappeler celui de l'étrangleur de Boston. Cela ne voulait pas dire pour autant qu'il allait répéter son geste ; le meurtre pouvait être un instant de délire dans sa vie. Un instant unique.
Le chat la fascinait. Elle ne comprenait pas comment on pouvait aimer les êtres humains, hommes ou femmes, quand on avait vu un chat. L'humain était si lourd, si maladroit, si peu subtil, si corrompu, si peu intéressant.
Parce que je participe à quelques challenges

Chronique rédigée pour 

lundi 5 novembre 2018

l'impérieux besoin de désirer.

Eldorado de Laurent Gaudé (Actes Sud, 2006)
Littérature contemporaine, littérature française
J'ai Lu, 2010, 220 pages
Couverture:  Ian Berry (Magnum)
+ : parcours
- :  «élément déclencheur»
Thèmes: clandestin
Présentation: Un garde-côte, qui repousse les clandestins, rencontre une clandestine qui lui raconte son histoire. Il se questionne sur son Eldorado. Parallèlement, deux frères soudanais partent.

Après avoir été mitigé sur Le soleil des Scorta à deux reprises pour des raisons qui me sont propres, je me disais qu'il fallait que je tente un autre titre de l'auteur puisque, depuis le temps, je sais que unchocolatdansmonroman recommande souvent des thématiques qui viennent me rejoindre. Du coup, pour redonner une chance à Laurent Gaudé, je me suis penché sur les résumés et c'est donc Eldorado qui s'est ajouté à ma PAL.

Déjà, la thématique des migrants clandestins a su trouver plus d'écho en moi, surtout que cette thématique est toujours d'actualité.

J'ai apprécié que le commandant Piracci soit un garde-côte qui intercepte les clandestins. Lorsqu'il rencontre une jeune mère qui lui conte son histoire, on ne revient pas que de telles machinations puissent exister. Et cette rencontre fera réfléchir le commandant sur le but de son travail, le renvoi de ces immigrants illégaux, couplé avec d'autres demandes qui se feront par la suite. J'ai regretté par contre que cette jeune mère soit rapidement oublié.

En parallèle, on suit le départ de Jamal et de son frère Soleiman pour se diriger vers l'Europe, vers leur nouvelle vie rêvée. Par leur périple, on voit l'espoir et l'espoir déçu. On réalise une parcelle de ce à quoi sont confrontés ces migrants clandestins à travers l'argent qu'ils déboursent pour les passeurs, la solidarité entre ces migrants qui ont  chacun leur histoire, mais aussi certains actes que sont prêts à commettre certains pour se rendre à destination, ce qui ne peut qu'inconditionnellement les changer.

J'ai aimé la construction en alternance, comment celle-ci se rejoint sans qu'on s'en rende compte. J'ai aimé la réflexion que ce livre apporte sur la migration. Car, qui sommes-nous pour décider du sort des migrants, pour ériger des frontières? J'avais déjà apprécié l'écriture, mais ici la thématique me rejoint davantage et c'est pour cela que j'ai davantage apprécié.

Quelques citations
Je l'ai suivi avec empressement. C'est ce qu'il voulait. Que je n'aie pas le temps de regarder une dernière fois les amis, d'imaginer quels derniers mots je pourrais leur dire pour qu'ils comprennent ma douleur de les quitter. Que je n'aie pas le temps de flancher. 
Elle lui avait offert cela, peut-être, la gifle des pauvres, l'impérieux besoin de désirer.
Pour dire qu'ils avaient tout fait pour les trouver et pour s'excuser  de n'y être pas parvenus. 
Celui qui saigne et qui va être laissé là, comme mort, avec pour seule richesse sa rage et sa douleur.  
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Challenge Snakes & Ladders



jeudi 1 novembre 2018

Le centre du monde

Les nombrils par Delaf & Dubuc, tomes 2 à 7
Bande-dessinée, humoristique, littérature québécoise
Éditions Dupuis, 2007 à 2013, environ 48 pages par tome
+ :évolution - :intimidation
Thèmes:amitié, intimidation, séduction
Présentation: Karine est la risée des blagues de ses copines Jenny et Vicky

Au début de l'année, j'avais lu le premier tome et j'avais été déçue puisque je trouvais que, même si on comprenait qu'il y avait du second degré, le bitchage était plus de l'intimidation que de l'humour. Mais vu certains commentaires et vu la curiosité que j'avais face à la série, je m'étais dit que j'allais y donner une seconde.
Donc, j'avais lu le second tome peu après et j'avais davantage apprécié, même si je n'étais pas convaincue. Et dans le cadre du challenge suite de sagas en juillet, j'ai lu les tomes restants. Et je dirais qu'il faut vraiment passer outre les premiers tomes, puisque la série gagne en maturité, autant dans les dessins que dans l'histoire. De plus, de nouvelles thématiques sont abordées au fil de la série et on apprend à découvrir les bons côtés des bitches grâce à ces thématiques. D'ailleurs, on finit par voir leur amitié envers Karine grâce à certains événements.
J'ai aimé qu'au fil des tomes, ce soit les situations qui soient à l'origine des côtés loufoques, de l'humour, plutôt que l'intimidation que subit Karine. D'ailleurs, j'ai aimé voir que lorsque, dans le cadre de certains événements, celle-ci ne retourne par vers l'arrière face au fait qu'elle n'était pas cru. De plus, j'ai aimé qu'on ait des rebondissements et qu'on ne puisse donc pas tout prévoir. J'ai apprécié que les personnages soient de plus en plus complexes.
J'ai donc bien aimé l'évolution, mais puisque cette série s'adresse aux adolescentes, je regrette la part d'intimidation qu'il y a puisque des Jenny et des Vicky, il en existe malheureusement, et ça prendra cela au pied de la lettre, ce qui ne réglera pas les problèmes d'intimidation qui ne devraient pas exister. C'est surtout à cause de cela que je n'adhère pas à 100%.
On se retrouve à la fin du mois pour voir si j'aurai lu le tome 8 qui paraît en novembre.

Liste des tomes avec mes avis sur chacun
  1. Pour qui tu te prends?
    Ma chronique
  2. Sale temps pour les moches
    Autant le côté intimidation du premier tome m'avait fait me demander ce que les gens pouvaient trouver à cette saga, autant ici j'ai aimé que ça se retourne contre elles et sentir qu'il y avait certains moments de prise de conscience. Mais il reste du chemin à faire.
  3. Les liens de l'amitié
    Il y avait plus de profondeur dans les thèmes abordés, une petite prise de conscience sur l'intimidation que subit Karine, même si c'est loin d'être parfait. J'ai aimé voir des clins-d'œil, et voir les quelques situations rigolotes aussi, même s'il est moins humoristique que le second. Au final, j'ai bien apprécié.
  4. Duels de belles
    Un peu plus sombre et les "bitches" sont plus pestes entre elles qu'envers Karine. J'ai aimé voir l'évolution dans ce tome.
  5. Un couple d'enfer
    Beaucoup moins humoristique, mais Karine s'affirme de plus en plus. Les dialogues sont beaucoup plus présents. Et Karine n'a pas le choix de réfléchir également à ce qu'elle devient. A-t-elle réussi à vaincre la manipulation? 
  6. Un été trop mortel!
    Karine beaucoup moins présente, et plus la tête de turc, ce qui nous permet de découvrir davantage Jenny et Vicky. J'ai apprécié que tout s'enchaîne, la maturité que prend l'histoire et les petits indices disséminés ici et là.
  7. Un bonheur presque parfait
    Peut-être un peu trop de rebondissements dans les tomes précédents que là on dirait plus que les filles suivent leur petit quotidien. C'est peut-être le manque de rebondissements qui m'a moins enthousiasmé, mais on peut grandement voir que les personnages ont beaucoup évolué depuis le début. Des dessins qui collent bien. Et moi qui était convaincu que c'était le dernier tome, je m'étais gourée comme le montre les rebondissements des dernières pages. 
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Challenge Suite de sagas
 


 qui s'est transformé en 
Chronique rédigée pour 


dimanche 25 mars 2018

« Oui, la terre retremblera. »

Le soleil des Scorta par Laurent Gaudé
Littérature contemporaine, littérature française
Actes Sud (J'ai Lu), 2004, 249 pages
+ :  plume    -: attachement/projection   Thèmes: pauvreté, fratrie, malédiction
Présentation: Une famille méprisée essaie de se sortir de la malédiction de pauvreté.

J'avais déjà lu ce livre il y a environ un an et demi, et même si je n'avais pas détesté, je n'avais pas adoré non plus. J'ai décidé de redonner une seconde chance pour tenter de comprendre ce qui m'avait déplu et de l'apprécier davantage.

Lorsque j'ai recommencé cette lecture, je dois dire que j'ai embarqué plus dans l'histoire que dans mon souvenir de ma première lecture. Cependant, j'ai l'impression que plus j'avançais, plus mon intérêt diminuait. J'ai tout de même poursuivi pour essayer de voir ce qui me déplaisait dans l'écriture.

Une fan m'avait dit que parfois on reprochait à l'auteur un style trop lyrique. J'ai essayé de me demander si c'était cela qui ne me convenait pas pour me rendre compte que j'appréciais bien la plume, et que ce côté lyrique ne me déplaisait pas. Il faut d'ailleurs que je le retrouve, sans sentir qu'il est forcé, généralement pour apprécier mes lectures.

Donc, j'ai poursuivi, essayant d'apprécier l'histoire à sa juste valeur. Oui, c'est bien écrit, oui, les événements se succèdent et s'enchaînent facilement pour un plaisir de lecture. Mais il me manquait un élément, et ce n'est qu'après grande réflexion que j'ai réussi à trouver ce dont il s'agit.

On a des descriptions, mais je n'arrivais pas à me projeter sur cette terre aride. Pourtant, plusieurs passages la mettaient en valeur. Aussi, en allant survoler certaines critiques, j'ai réalisé que je n'avais pas réussi à m'attacher aux différents personnages, qui pourtant vivent des situations qui nous permettraient de le faire. Je n'ai donc pas su, au moment de mes lectures, me projeter dans cet univers. Et en pensant aux lectures qui m'ont le plus plu dernièrement, j'ai réalisé que j'aime bien me reconnaître dans les personnages, au moins un peu, et je crois que le fait que je n'ai pas su me projeter dans ce monde, ne m'a pas permis de m'y reconnaître.

Vous comprendrez donc que je n'ai pas été la plus enthousiasmée par cette lecture. Pas parce que c'est mauvais, mais parce qu'ici, l'histoire n'a pas su résonner, n'a pas su trouver son écho en moi au moment des lectures de ce titre. Mais comme j'ai pu reconnaître la qualité de la plume de Laurent Gaudé, je le relirai, mais avec un autre titre!

Quelques citations
Chaque génération essaie. Construire quelque chose. Consolider ce que l’on possède. Ou l’agrandir. Prendre soin des siens. Chacun essaie de faire au mieux. Il n’y a rien à faire d’autre que d’essayer.
Il n'y a qu'au dernier jour de sa vie que l'on peut dire si on a été heureux, dit-il. Avant cela, il faut tenter de mener sa barque du mieux qu'on peut. Suis ton chemin, Elia. C'est tout.

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mercredi 28 février 2018

Devenir déesse

La déesse des mouches à feu par Geneviève Petersen
Littérature québécoise - littérature québécoise (canadienne)
Le Quartanier, 2010, 349 pages
+ :      -:    Thèmes: drogue, adolescence, gang

Présentation: Catherine vit ses premières fois dans les années 90.

J'ai décidé de relire ce titre qui avait manqué son rendez-vous lors de ma première lecture. À l'époque, j'avais pensé que je l'avais lu trop près de Christiane F. qui est d'ailleurs cité dans ce roman et j'avais l'impression de vivre une histoire qui se répétait.


Comme je n'ai pas relu Moi, Christiane F, 13 ans, droguée et prostituée avant de relire ce titre, je n'ai pas eu cette sensation cette fois-ci et j'ai donc plus apprécié même si ce ne fut pas le coup de cœur que certaines ont eu.

Au départ, je trouvais pour je ne sais plus quelle raison que le langage me paraissait cru, vulgaire, too much. Heureusement, même si on sent la révolte, le langage par la suite m'a paru plus abouti.

J'ai aussi apprécié être transportée à cette époque avec des références à la musique et aux endroits que fréquentaient sans doute les jeunes à cette époque-là.

Donc, même si ce fut loin d'être un coup de cœur, j'ai apprécié redécouvrir cette histoire que je vous conseille, mais où vous ne devez pas avoir un souvenir de lecture en tête où la drogue et la révolte adolescente sont centraux dans l'histoire.


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dimanche 4 février 2018

Le retour du rival

Les Hauts de Hurlevent - tome 2 par Yann et Edith (adaptation de l'œuvre d'Emily Brontë)
Bande-dessinée classique - Ex-Libris, 2010, 48 pages
+ : Images, ambiance -: romance Thèmes: rivalité, amour, vengeance

Présentation: Heathcliff revient dans la vie de Cathy.

Comme j'avais apprécié donné une seconde chance aux Hauts de Hurlevent grâce au premier tome de cette bande-dessinée, j'ai fait venir le second.
Cependant, j'ai moins apprécié ce second tome que le premier, mais ce n'est pas à cause de l'adaptation, mais bien à cause de l'histoire.
J'ai trouvé qu'on ne faisait presque sentir que de la honte, de la vengeance, des mauvais caractères. De plus, j'ai eu l'impression que l'histoire se répétait avec leurs enfants, même si je vois bien que les parents, en quelque sorte, exercent un contrôle et répètent ce qu'ils ont vu.
Malgré tout, les dessins sont toujours aussi intéressants et servent l'histoire. Donc, je ne regrette pas de m'être lancée dans ce second tome.

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 #29: BD tirée d'un roman

dimanche 14 janvier 2018

Une belle adaptation

Les Hauts de Hurlevent - tome 1 par Yann et Edith (adaptation de l'œuvre d'Emily Brontë)
Bande-dessinée classique - Ex-Libris, 2009, 45 pages
+ : Images, ambiance -: romance Thèmes: rivalité, amour, enfance

Présentation: Heathcliff chamboule la vie des jeunes Earnshaw.

J'ai apprécié donné une seconde chance à cette œuvre d'Emily Brontë grâce à cette bande-dessinée.
Oui, je n'avais pas apprécié le texte d'Emily Brontë au premier abord lorsque je l'avais lu il y a quelques années. Je n'accrochais pas. Je crois que je l'avais lu trop vite, ou pas au moment.
Quoiqu'il en soit, avec cette bande-dessinée adaptée par Yann et Edith, j'ai pu apprécié l'histoire. Les dessins sont sombres, mais cela colle tout à fait à l'ambiance du roman.
J'ai aussi apprécié l'évolution de l'histoire, qui nous fait tout de même réfléchir sur les préjugés de la pauvreté, et ai dévoré cette BD. Avec le recul, je crois que les personnages demeurent toutefois un peu caricaturaux sur leurs principaux défauts. D'ailleurs, Catherine m'a un peu agacé.
N'empêche, je regrette que la bibliothèque n'ait pas le tome 2 pour poursuivre l'aventure. Bref, une deuxième chance qui fut réussie.

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dimanche 12 novembre 2017

Pèlerinage des flèches jaunes


Amélie Dubois
La fois où... j'ai suivi les flèches jaunes
Chick-lit, littérature québécoise
Les Éditeurs réunis, 430 pages, 2016
Couverture de:

+: évolution

-: début

Thèmes: pèlerinage, introspection, confiance en soi, amitié

Résumé:Mon nom est Mali Allison : psy de formation et écrivaine de passion. Récemment, j’ai fait face au vide — le grand néant littéraire. Mon écran était blanc; mon inspiration, sèche comme une tarte au sable. « Tu penses trop, Mali » ne cessaient de me répéter ma petite voix intérieure ET mon chum avec qui rien n’allait plus. Il me fallait « trouver des réponses »… Un truc sur ma bucket list depuis longtemps s’est imposé de lui-même; une petite marche de santé mentale de 700 kilomètres sur le mythique Camino francés, en Espagne. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Mes consoeurs affirmaient que seuls de vieux bohèmes toujours sous l’effet de vapeurs obscures des années 1970 faisaient ce périple. Je croyais pour ma part que cette balade bucolique entre les vignes s’avérerait un jeu d’enfant. Tout le monde avait tort. En réalité, la Compostelle, c’est le chevauchement de trois défis complémentaires à relever armé d’un sac à dos rempli de peurs. Le reste du temps, on rencontre des âmes-lanternes, on chante du Cabrel avec les cigognes, on engloutit des quantités de papas bravas et on prend des selfies devant des églises millénaires. L’important, au bout du compte, reste de suivre les flèches jaunes… sans trop perdre le nord !

dimanche 15 octobre 2017

Deuxième chance - retenter le coup

Voilà, je vous présente le logo pour ce challenge, car depuis qu'on l'attend, il était temps que le fasse réellement!

 

Je retente donc le coup avec ce challenge lancé en 2016, mais qui n'a pas eu de participations. 

Donc lui aussi a le droit à sa deuxième chance. 

Le principe? 
Vous n'avez pas aimé un livre, une saga, un auteur, un film? 
Vous redonnez donc une seconde chance à une œuvre, un auteur. 
Parfois, un second regard fait changé d'avis puisque nous avons de nouvelles informations à notre disposition, un nouveau regard sur la société. 

Voilà, relancez-vous! 

Membres, bienvenue!